L. Moreau (Paris Médical, 1918) écrit que si la
quinine ne peut avoir la prétention d’être le médicament spécifique de toutes les manifestations paludéennes, au moins dans les polynévrites elle aura l’avantage, en supprimant les accès, d’empêcher les aggravations locales qui sont la règle à chaque crise nouvelle. Pour ces auteurs, la thérapeutique des. névrites palustres me doit différer en rien des moyens appliqués aux névrites d’autres origines. Le traitement consistera done en électrothérapie appliquée conformément aux réactions observées des nerfs et des muscles. Le massage, la rééduca-
tion musculaire, les arsenicaux, la strychnine, vien-.
dront compléter touté la thérapeutique.
Cependant ArDiNn-DELTEIL, dans un article signalé au début de ce chapitre, prétend que la quinine, prise à dose suffisante (2 gr. pro die) a, sur la névrite elle-même, une réelle valeur curatrice. Le malade de cet auteur était atteint de polymévrite généralisée aux deux membres inférieurs avec abolition des réflexes rotuliens et amyotrophie marquée qui l’obligeait à tenir le lit. Cet homme put quitter 1’h6pital 56 jours après son entrée ; il marchait alors,
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