‹ Complications pleuro-pulmonaires des oreillonsChapitre 10 sur 17 · ORELLLONS BRONCHO-PNEUMONIE ET PNEUMONIE · texte numérisé non relu

ORELLLONS BRONCHO-PNEUMONIE ET PNEUMONIE

DAS: (ie

OgservaTioN XIV

(Due à l'obligeance de M. Devèze)

Oreillons compliqués de broncho-pneumonie et d’orchite.

Font... 23 ans, soldat au 2° génie, entre à l'hôpital Suburbain le 10 avril 1905, avec le diagnostic d’oreillons: |

Antécédents personnels. — Pas de maladie.

Antécédents hérédilaires. — Mère morte de fluxion de poitrine à l'âge de 50 ans. Un frère et une sœur en bonne santé.

État actuel. — Les deux parotides sont envahies ainsi que la glande sous-maxillaire gauche. La tuméfaction est énorme avec un léger œdème des deux joues. T. 38°. Langue sale. Quelques râles de bronchite disséminés dans les deux poumons. è

11 avril. — Le malade a des frissons et la température s'élève à 39°5. Il tousse et expectore des crachats très adhérents, rouillés avec quelques filets de sang.

A l'examen du poumon : En avant et à droite, sonorité normale, respiration bronchitique. À gauche, submatité au sommet £t à la base. En arrière et à droite : matité dans la fosse sous-épineuse et à la base. Vibrations augmentées au liers moyen, diminuées à la Base. Respiration soufflante au sommet, retentissement vocal, quelques râles sous-crépitants. Le malade fait une broncho-pneumonie du côté droit.

15 avril. — Vomissements, langue très sale et crachats hémoploiques. Dans la soirée, douleur au testicule gauche.

16 avril. — Température du matin, 38°4. Température du soir, 239°8. Pouls à 84 bien frappé. Les crachats sont toujours très adhérents au vase, rouillés, mais moins abondants.

LA D EE On note une diminution du volume des ourles, cependant le testiculé gauche reste très tuméfié et douloureux.

17 avril. — Encore des crachats adhérents et rouillés. Température, 37°7. À l'auscultation, en arrière et à droite, respiration bronchitique et râles sous-crépitants. |

20 avril. —— L’expectoration est moins abondante, il n'y a plus de traces de sang dans les crachats et la température revient à la normale. Le malade entre en pleine convalescence et sort le 4 mai, gardant de sa broncho-pneumonie un point submat et légèrement soufflant dans la fosse sous-épineuse droite et une atrophie très marquée du testicule gauche.

OBSERVATION XV Résumée. — /n thèse de Bories.

Oreillons. — Broncho-pneum'onie

MIE Le côté gauche seul est pris ; mais le 22 le côté droit se prend

âgée de 10 ans, contracte les oreillons le 18 juillet.

à son tour et l’état général s'aggrave. On constate de la céphalalgie, des vomissements, de l’insomnie, de l'agitation et un peu d'épistaxis ; le ventre est légèrement ballonné et douloureux : c'est enfin un état typhoïde prononcé.

Le 24, tous ces symplômes s’amendent, mais la malade se plaint d'une douleur assez vive à la région thoracique droite antérreure.

Le 25, cette douleur diminue et à l'auscultation on perçoit à la fin de l'inspiration, une bouffée de râles crépitants fins à la partie moyenne du poumon droit et en arrière. Dyspnée légère. Température, 39°2, pouls 110. En même temps on entend des râles de bronchite disséminés dans (oute la poitrine.

Le 26, on entend, à la place des râles crépitants fins, un

souffle peu rude et il y a de la submatité. Les râles de bronchite sont de plus en plus fins et nombreux. Température, 38°9. Pouls, 100. L

Le 27 et 28, l'état reste stationnaire.

Le 29, l'état s'aggrave rapidement, la température s'élève à 40°3, pouls 130 ; la dyspnée devient de plus en plus intense, les extrémités se refroidissent et la malade meurt le 30 au matin.

OBsERvATION XVI Boinet. — In Lyon-Médical, février 1885

Broncho-pneumonie mortelle survenue dans le cours d'oreillons

L..., 127° régiment d'Infanterie, d'une bonne santé habituelle, entre à l'infirmerie le 15 avril pour un oreillon droit qui avait débuté la veille : trois Jours après survient un oreillon du côté gauche. Le gonflement des deux régions parotidiennes est assez considérable, la pression est douloureuse, l'élat général est excellent : peu de fièvre et bon appétit.

Le 27, une fièvre intense se déclare, le. malade a des fris-

sons, il se plaint d’un point de côté à droite et d’une dyspnée

assez forte.

Le 28, la langue est sèche, la fièvre intense, le point de côté diminue, mais la dyspnée augmente. La respiration est brève, superficielle, haletante. Le pouls est plem, à 120. La percussion ne donne qu'une faible diminution de la sonorité ; à l'auscultation on perçoit, surtout aux deux bases, des râles sibilants fins. Il existe aussi de l'obscurité, du murmure vésiculaire. Les crachals visqueux, gluants, ont’une couleur brique pilée. ;

Le 29, la matité des deux bases est assez marquée : on entend à ce niveau des bouffées de râles sous-crépitants fins,

Nr 0 nes en grand nombre. La voix est soufflante, l'augmentation des vibrations thoraciques est à peine perceptible. La dyspnée est considérable, le pouls à 125, la fièvre intense 41°, la langue sale, l'état général mauvais. Le malade est envoyé à l'hôpi-

tal, où il meurt le 5 mai.

OBseRvATION XVII (Résumée)

Delmas. -- In Archives de Méd. Militaire, novembre 1885

Oreillons el pneumonie

L..., jeune soldat. Oreillons le 16 février. Du 20 au 23, décroissance de la maladie. Le 26, récidive d’oreillons, fièvre, le malade est affaissé, peau chaude, pouls fréquent, irrégulier, langue saburrale.

Le 24, point de côté intense ; à la percussion, légère matité à la base du poumon droit ; diminution du bruit respiratoire dans cette partie : pas de râles, crachats muco-purulents, couleur brique pilée.

Le 25, T. 39°9. La matité a augmenté d'étendue : pas de râles, bronchophonie. Pendant 8 jours, abattement, anorexie, amaigrissement.

Le dixième jour, état général meilleur ; toute trace d'’inflammation ourlienne a disparu : à l'auscultation tous les signes d'une broncho-pneumonie.

Rien jusqu'au vingtième jour. Le 21° le délire fait son apparition, loquacité extrême, cris perçants. Le 23° jour, disparition du délire et l’état général s'améliore progressivement.

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