‹ Complications pleuro-pulmonaires des oreillonsChapitre 9 sur 17 · OREILLONS ET BRONCHITE · texte numérisé non relu

OREILLONS ET BRONCHITE

OgsEervaTION VII In thèse Guasco

Oreillons doubles. — Bronchite légère

À...,21 ans, 83° de ligne, entré à l'hôpital le 27 février. Le 19, il commença à éprouver une sensation de gêne au niveau du larynx : cette gêne devint bientôt une véritable douleur, augmentant pendant la phonation et s'accompagnant de raucité de la voix et de toux, avec expectoration visqueuse el verdâire. L'état général demeura bon. La déglutition n’a été que peu gênée. ;

A l'examen, on constate une certaine tuméfaction de l'amygdale droite, la voix est encore enrouée, mais la phonaüon n'est plus douloureuse. Depuis hier, la région parotidienne gauche présente un certain degré de tuméfaction ; la droite est légèrement empâtée.

Le 1* mars, le malade se plaint de céphalalgie ; il a mal dormi, il éprouve une légère douleur dans le thorax, à droite, au niveau des dernières fausses côtes. Rien à l'auscultation.

Le 2, le malade tousse beaucoup ; rien à l’auscultation.

Le 3, la céphalalgie augmente d'une façon considérable, la nuit a élé mauvaise. Toux fréquente, crachats de bronchite. Rien à l’auscultation, la tuméfaction des parotides a tout à fait disparu.

Le 4, le malade va beaucoup mieux, la toux à diminué, légère épistaxis : T. 37%. Le malade sort complètement

rétabli quelques jours après.

OgBseRvATION VIII Simonin. — Société méd. des hôpitaux, 1902

Oreillons et bronchite

Ri..., Etienne, 24 ans, soldat au 24° régiment d'infanterie, élait atteint de coryza et de laryngo-bronchite depuis 8 jours. Le 10 février 1902, début d'un oreillon parotidien qui motive son entrée à l’infirmerie du corps ; 1l y reste jusqu’au 16, époque à laquelle il est hospitalisé avec le diagnostic de bronchile aiguë généralisée fébrile. :

La voix est rauque, le malade offre de la rhinite séro-purulente, il tousse beaucoup et rejelte des crachats muco-purulents riches en pneumocoques. L’auscultalion révèle dans les deux sommets une respiration granuleuse avec un timbre rude presque soufflant, de la submatité et de la diminution des vibrations. Ailleurs, dans l'étendue des deux poumons, on perçoit un mélange de râles sibilants, ronflants ou muqueux, assez denses.

La langue est saburrale, le pouls ne dépasse pas 90 ; la température, qui, le neuvième jour après les oreillons, atteignait 39°6 dans l’aisselle, s'abaisse par un lysis régulier jusqu'au douzième jour, où elle atteint la normale.

Le malade, amaigri el anémié, quitte l'hôpital par convalescence le 1* mars.

OBSERVATION IX In thèse Bories

Oreillons. — Bronchite

Le jeune R... E..., âgé de 7 ans, est atteint des oreillons le 10 août. La maladie débute d’une façon assez intense, par des vomissements qui se renouvellent plusieurs fois par Jour, de l’insomnie, de l'agitation, de la céphalalgie et un peu d’épistaxis. La fluxion parotidienne se montre des deux côlés ; le côté droit est plus engorgé que le côté gauche et aussi plus douloureux. Les genoux, les pieds sont le siège de douleurs articulaires qui cèdent cependant rapidement ; l'enfant est d’une constitution frêle et délicate.

Le 16, les phénomènes inflammatoires locaux diminuent mais à l'examen de la poitrine, on constate un commencement de bronchite double en arrière : l'enfant tousse fréquemment, mais la fièvre est presque nulle et l’état général reste bon.

Le 19, les râles sibilants sont remplacés par des râles muqueux à grosses bulles, la toux augmente, mais sans fatigue et l'expectoration se fait facilement ; l'état général va s’améliorant et le petit malade est entièrement rétabli au bout d’une dizaine de jours.

OBSERVATION X (Résumée. /n thèse de Guasco)

Oreillon double — Bronchite légère

À... 23 ans, entre à l'hôpital le 24 mars avec une tuméfaction double considérable des parotides ; pas de troubles fonctionnels, pas de fièvre.

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Le 26, le malade tousse un peu et à l’auscultation on trouve quelques signes d'une bronchite légère.

Le 28, la toux persiste. T. 39°.

Le 29, la toux a disparu, ainsi que les signes de bronchite et le malade sort guéri quelques jours après.

Ogservartions XI et XII (Résuméce. — /n thèse de Viéla)

Oreillons. — Bronchite

À) — B..., 74° de ligne, entre le 5 février à l'hôpital avec tuméfaction de la région parotidienne droite.

À l'auscullation quelques ràles de bronchite. Le malade guérit en quelques jours. |

B) — R.... (Louis), 74° de ligne, entre le 22 février à l'hôpital avec tuméfaction des régions parotidiennes droite et gauche. On note également quelques râles de bronchite.

OgsEervaTioN XIII M. Catrin. — Jn Sociélé méd. des hôp. de Paris Séance’du 23 juin 1893

Oreillons et bronchite

Boc..., 21 ans, entre à l'hôpital du Val-de-Grâce, le 8 mars 1893, pour oreillon gauche. |

10 mars, oreillon à droite, bourdonnements d'oreille, diminution de l’acuilé auditive.

Le 24, tout semble terminé du côté des parotides et le malade devait bientôt sortir, lorsque le 30, il sé plaint de douleurs dans la poitrine ; il tousse ; l’auscultation nous

sie ds done tie EEE

PRE PAR révèle la présence de nombreux râles sibilants et ronflants dans toute la poitrine.

Cette bronchite s'est accompagnée de sueurs nocturnes, insomnie, courbature, élévation de la température qui égale 39° le 30, 38°1 et 37°9 le 31. En même temps, un léger nuage d'albumine dans les urines.

Cette bronchite aiguë guérit assez rapidement.

RÉFLEXIONS

Comme la congestion, la bronchite ourlienne est hâtive, légère et mérite d’être recherchée avec soin. Nous la voyons survenir assez tardivement, du huitième au dixième jour de la maladie et chez des sujets nullement prédisposés par leurs antécédents. Nous n'avons, en effet, relevé aucune cause spéciale et particulière dans les diverses observations que nous avons parcourues.

Cette complication ne semble pas avoir une symptomatologie bien spéciale et ne paraît aggraver en rien le pronostic de l'infection ourlienne. Elle constitue seulement un anté-. cédent pulmonaire qu? montre chez le malade un certaïn degré de moindre résistance de ses poumons à l'infection. Mais il est une observation que nous voulons bien mettre en relief et sur laquelle nous reviendrons quand il s'agira de discuter la nature de ces complications. Nous voulons parler de l'observation VII ; voilà un malade qui commence à éprouver de la laryngite ; l'examen fait le lendemain révèle également de l’amygdalite, puis l'infection gagne la région parotidienne et enfin apparaît la bronchite. Ne doit-on pas voir dans ce cas l'évolution régulière et progressive du même processus infeclieux avec des manifestations diverses ? Celte infection ourhenne à laquelle nous atiribuons la parotidite, peut également avoir fait la laryngite, l'amygdalite et la bronchite.

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