‹ Complications Pulmonaires Septiques Des Cardiaques: Leur Traitement Par L’Argent Colloïdal ÉlectriqueChapitre 16 sur 23 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

M. Bert, 59 ans, admis en mars 1934 dans le service de médecine générale, avec le diagnostic de « double congestion pulmonalire ».

L'examen ayant montré l’existence d’une atteinte cardiaque, le malade est transporté dans le service de cardiologie.

L'histoire de la maladie est la suivante :

C’est en janvier 1934, en effet, que le malade commence à être essoufflé à l’occasion d’un effort.

En février, le malade entre à Lariboisière, où il est soigné pour une congestion pulmonaire. Il sort de cet hôpital nettement amélioré.

Mais quelques jours plus tard l’essoufflement le reprend, et un nouveau signe, l’æœdème malléolaire vespéral, apparaît. C’est pour cette raison qu’il se décide à entrer à l’hôpital.

On se trouve en présence d’un malade dyspnéique, cyanosé et présentant une température à 3895 à son entrée dans le service.

Poumons : présentent les signes d’une congestion des deux bases, prédominante à droite avec submatité et râles sous-crépitants fins.

Au cœur : la pointe abaissée. Les bruits sont assourdis.

Arythmie extrasystolique. Pas de signes orificiels. Tension 17,9:

L’Electrocardiogramme montre un léger trouble de conduction : allongement de PR : 3/10 de seconde environ et prédominance gauche en D;. Flèches R aberrantes.

Anorexie, langue saburrale.

Le foie est normal.

Les réflexes patellaires sont normaux, mais les pupilles irrégulièrement arrondies ne réagissent que paresseusement à la lumière. Pas d’autres stigmates de spécificité. BW négatif.

Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine.

Pas de signes de rétention azotée.

Traitement. — Deux cures de Digilanide { Digitalis lanala), intraveineuses de trois jours chacune, espacées par un intervalle de quatre jours.

A la suite du traitement tonicardiaque, la dyspnée et la cyanose disparaissent, le cœur se régularise.

Il persiste cependant une température oscillant entre 38° et 390.

UE ef

On pratique alors huit injections d’Electrargol qui amènent une complète disparition des signes pulmonaires et le retour de la température à la normale.

En résumé : Accidents pleuro-pulmonaires apparus au moment d’une décompensation cardiaque et nettement améliorés par l’argent colloïdal. Myocardite artérielle vraisemblablement d'origine spécifique étant donné l’heureuse influence que devait apporter le traitement cyanuré pratiqué ultérieurement.

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