‹ Complications Septiques Après Traumatisme Opératoire du Sinus Latéral: Étude Expérimentale et CliniqueChapitre 18 sur 34 · A RO · texte numérisé non relu

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que nous avons suivies et les résultats, quelle qu’en soit leur valeur, que nous avons obtenus.

TECHNIQUE. — Nous nous sommes adressés au sinus du chien. Nous avons choisi, dans le chenil du Laboratoire de Physiologie de l'Ecole Vétérinaire de Lyon, mis gracieusement à notre disposition par M. le Professeur Jung, des bêtes de taille suffisante, d’un poids moyen de 20 kilogrammes. À

La mastoïde n'étant représentée chez le chien que par une bulle osseuse, nous avons préféré au sinus sigmoïde, le sinus transverse, contenu sur une bonne partie de son trajet dans un canal osseux permettant l’exécution d’une dénudation, le champ opératoire restant exocranien.

Après anesthésie à la chloralose intraveineuse, nous menons une incision transversale d’une oreille à l’autre, au niveau des crêtes occipitales. Les masses musculaires qui s’y insèrent, suffisamment réclinées, après une hémostase soigneuse, découvrent la protubérance occipitale externe, toujours très développée chez le chien.

C'est dans l’épaisseur de la paroi cranienne occipitale, à la base de cette protubérance, que se trouve l'origine du sinus transverse. À l’aide de fraises de grosseurs croissantes, une cavité est pratiquée dans la masse de la protubérance, selon un axe de trépanation, dirigé dans le sens sagittal, d’abord en direction de la base du nez. À petits coups prudents, en relevant de plus en plus l’axe d’attaque, la fraise attaque le plancher de la cavité forée pour arriver progressivement avec, nous semble-t-il, le minimum

de risques opératoires, à la dénudation du sinus sousjacent. D’un diamètre approximatif de 3 millimèetres, son approche est décelée à une observation minutieuse par un léger changement de teinte du tissu osseux.

On a invoqué, et l’argument reste toujours valable, de légères excoriations de la paroi accompagnant la dénudation et faisant la porte d’entrée à l’infection. Il nous semble bien difficile de prendre position, et nous pensons, en tout cas, qu'une dénudation des mieux conduites, ne peut que s’accompagner de pareils adjuvants.

La dénudation accomplie, au fond de la cavité de fraisage, celle-ci est comblée par un léger tampon imprégné de bouillon microbien, simplement posé, sans aucune compression.

On ne peut penser munir un chien, ainsi traité, d'un pansement externe qui ne saurait résister longtemps.

Malgré notre répulsion, nous avons donc été amené à suturer la plaie occipitale, mais en ayant soin d’effectuer un sérieux drainage par deux grosses mèches, l’une profonde dans la plaie, l’autre prise dans les points de suture réduits à trois ou quatre pour une plaie cutanée de 7 cm. environ et lâchement noués. C’est peut-être là, malgré ces précautions, une cause appréciable d'erreur, nous dira-t-on. Mais la réalisation pratique a des exigences que la théorie ne saurait toujours entrevoir. -

. CULTURES. — Nous nous sommes servi des agents microbiens les plus habituellement rencontrés au

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cours des infections, c’est-à-dire le staphylocoque et le streptocoque en bouillons de 24 heures.

Il nous a paru intéressant d'utiliser pour une de nos expériences, un pus d’otite fraîchement prélevé et mis en contact direct avec la paroi sinusienne.

RÉSULTATS. — Nous devons à la vérité d’avouer que sur les cinq expériences tentées en vue de la seule dénudation, il n’en est que quatre qui s’arrêtèrent au but, qui fut dépassé dans l’autre : la dénudation était devenue blessure. Si nous mettons ce cas à part, il nous reste deux sujets inoculés, l’un au staphylocoque, l’autre avec un pus d’otite, sacrifiés au 10° et au 7° jour, et deux autres inoculés au streptocoque, sacrifiés au bout de 2 et 4 jours.

Nos cinq cas furent positifs, avec des lésions variables que nous étudierons dans la suite.

Tous présentèrent des suites opératoires analogues, au-moins au début. La température n’a pu être prise par suite de conditions matérielles déficientes, mais l’attitude prostrée, l’absence d’appétit, les tremblements persistants suffisent à caractériser un état infectieux des plus nets.

Voici dans ses grandes lignes la relation de nos

cinq Cas.

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