‹ Complications Septiques Après Traumatisme Opératoire du Sinus Latéral: Étude Expérimentale et CliniqueChapitre 24 sur 34 · LIRE EE · texte numérisé non relu

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verte de fongosités, avec un changement de colora-

tion tournant à la teinte feuille morte.

On considérait autrefois que labsence de battement de la paroi était un signe d'atteinte vasculaire, on tend, actuellement, à admettre le contraire, et l'observation de Ferrabouc (Obs. XIII) en est un exemple.

Enfin si la thrombose est complète, le sinus paraît épaissi, dur et de teinte variant du jaune sale à l’hortensia, selon son degré de nécrose.

Mais, le plus souvent, seuls, au début, se rencon-

trent les signes généraux qui peuvent plus ou moins égarer le diagnostic, par une prédominance trop marquée d’un de leurs principaux symptômes. C’est ainsi que nous avons parlé d'un cas qui en avait imposé pour un téfanos post-opératoire comparable à celui cité par Moulonguet et Périer (Société de Laryngologie des Hôpitaux de Paris, février 1926). I ne semble pas que l’on puisse différencier cliniquement la thrombo-phlébite avec pyohémie d’une septico-pyohémie sans thrombose, les métastases périphériques pouvant s’observer dans les deux cas comme l’a montré Morel dans sa thèse.

Récemment Bourgeois et Aubry ont insisté sur la valeur du signe de Queckensteat à la ponction lombaire, signe qui ne serait pas constant si l’on en juge par une observation récente, rapportée par Lemaître et Aubin (octobre 1927). | |

On a décrit un peu théoriquement peut-être des signes de compressions nerveuses au niveau du trou

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déchiré postérieur qui seraient inconstants et dont nous n'avons pas trouvé d'exemple.

Descomps et Gibert insistent sur l’importance de l'examen du sang donnant une leucocytose de 20 à 50.000 dans la phlébite et septico-pyohémie de 15 à 20.000 dans la méningite, et 10 à 15.000 dans la mastoïdite aiguë. Il en serait de même, mais d’une façon moins constante, pour le liquide céphalo-rachidien.

Enfin, on a donné une valeur diagnostique et pronostique considérable à l’hémoculture. Quelques tentatives faites dans le service furent loin d’être concluantes, et cette technique semble demander une perfection trop grande pour pouvoir être d’usage courant, même dans les services hospitaliers.

Tout récemment, Ottenberg a proposé une méthode de diagnostic consistant en une numération comparative en milieu ascitique, de cultures fournies par le sang des deux jugulaires (juin 1927).

Une des observations reproduites, celle de Mahu et Vincent, a été considérée par ses auteurs comme une thrombose primitive du golfe de la jugulaire - étendue ultérieurement au S. L. Or, il s’agit d’une mastoïdite; le sinus est dénudé au cours de l’intervention sur 1 cm. 1/2. L'état général persistant, on a vérifié le sinus. Rien. Par la plaie laissée ouverte, on a noté un changement de coloration du sinus, on opère : thrombose étendue impossible à poursuivre vers le golfe. Nous ne pouvons juger évidemment des raisons qui ont poussé ces auteurs à poser ce diagnostic, mais il nous semble cependant tout aussi Jogique de penser qu’il s’est agi d’une thrombose du

sinus latéral provoquée par la dénudation en milieu infecté et propagée secondairement au golfe de la jugulaire.

En un mot, il semble bien difficile d'établir cliniquement le diagnostic de la variété. Mais là ne réside pas le fait capital. L'état grave du malade demande une action rapide; quelle que soit la forme qu'il présente, il faut d'emblée aller vérifier l’état de la plaie et celle du sinus. Nous allons voir dans un prochain chapitre la conduite à tenir qui nous sem-

ble la plus logique dans les différents cas,

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