‹ Complications Septiques Après Traumatisme Opératoire du Sinus Latéral: Étude Expérimentale et CliniqueChapitre 26 sur 34 · PROPHYLAXIE ÉTIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE ÉTIOLOGIQUE

« En suivant les règles dictées depuis longtemps « par G@. Laurens, en se gardant de tout coup de « gouge brutal, en opérant avec prudence et délica- « tesse, il y a certes moyen de découvrir le sinus sans « le perforer, quelque procident et quelque superfi- & ciel qu'il soit. »

Dans ces sages conseils, Escat a uniquement en vue la blessure. Mais nous avons vu ce qu'il faut penser de la dénudation, aussi grave parfois. Et d’ailleurs il est des cas de procidence extrême, imprévisibles, où la blessure est presque obligatoire malgré la plus grande prudence et une extrême délicatesse.

Batailh ne nous laisse pas grand espoir sur la possibilité de diagnostic de pareils cas en clinique. Toutefois pourra-t-on utiliser la méthode radiographique Lannois-Arcelin-Gaillard dans les cas où l'attention est attirée de ce côté.

Par contre, dans les cas normaux il est sage de ne poini aller trop vite, en se rendant compte du point exact ou va porter chaque coup d'instrument: la brèche osseuse faite, son agrandissement et la recherche des lésions éparses se fera avantageusement à la pince gouge de préférence, ou selon l'état des travées osseuses, à la gouge à main, à la rainette ou

au petit couteau-gouge d'Ollier, comme l'indique Escat.

De méme la curetie sera maniée avec prudence tournant le dos à la dure-smére et au sinus, en ayant soin de vérifier chaque geble découverte, les cas étant assez fréquents où le sinus est pris pour une cellule fnfectée,

En remplacement du cassique carré d'attaque, Mouret À préconisé son procédé de trépanation trans-spino-méatique, tout indiqué si l'on soupçonne L procidence et qui peut rendre service méme dans les c28 normaux.

Mais La prophylazie ne sarréie pas à la sortie de L salle d'opération. C'est ainsi que dans Fobservaton 1 de M Sargnon, nous voyons un externe blesser Le sous au cours d'un pansement, dans une 4p0physe ostéomyélitique, File comprendra donc une fonde de peiits soins posi-opératoires, Surveillance sMtentive de La température, ablation des mèches et tampons préalablement humectés deau oxygénée, exploration trés cireonspecte, enfin consignation exache des phases opératoires sur le dossier du m2jade afin d'éviter des surprises au cours d'une réintervention possible dans l suite,

D An toi été

Nous est-il possible d'instituer une Paorriaxe De

L'or ?

Pour protéger un sinus dénudé, Batañlh préconise

‘RE le procédé plastique d'Aloin. Mzis nous sommes en

LUHGAESE

milieu infecté. On ne saurait tenter au moins en premier temps une greffe vouée à la nécrose.

Il semble bien qu’il se pose là une indication précise, formulée par Bourgeois : terminer à tout prix l'opération, contrairement aux données classiques.

S'il s’agit d’une dénudation même avec précision, habileté il n’est pas aisé d’abraser des lésions autour d’un vaisseau quelquefois très friable; s’il s’agit d’une blessure, la chose devient à peu près irréalisable avec le procédé d’hémostase intra-cavitaire.

Le Professeur Lannois a eu l’idée d’appliquer ici sa méthode de compression du sinus en amont établie avec Patel et Sargnon pour faciliter l’extraction des projectiles de la région cervicale supérieure. Dès lors, l’opéfation peut être complètement terminée, les risques d’hémorragie dans une dénudation, d’hémorragie elle-même, dans une blessure, étant évités, en même temps que la mise à plat des lésions diminuent au maximum les chances d'infection.

Inutile de nous répéter, tous les petits soins au cours des pansements étant plus que jamais indispensables ici.

B. Traitement des complications septiques

Malgré tout, l'infection est déclarée. Dès lors la question dépasse le cadre de notre sujet. Car rien ne ressemble plus qu’une phlébite traumatique à une phlébite d'évolution et les indications sont les mê-

Op

mes. Nous n’aborderons pas la discussion des méthodes proposées. Le sujet est beaucoup trop controversé pour qu’il nous soit permis de prendre position.

Nous nous contenterons d'exposer la règle de conduite suivie à la clinique d’O. R. L. de Ia Charité en nous efforçant de la légitimer dans chaque éventualité.

Le traitement est à la fois médical et chirurgical. De multiples traitements médicaux ont été proposés, ils visent surtout la thérapeutique de létat général. Nous n’en parlerons qu’à titre d’adjuvants. Car il est nécessaire de poser avant tout la nécessité d’une intervention locale sur le foyer lui-même.

Le cas particulier, envisagé ici, d’origine traumatique, réalise, par définition, le premier temps logique qui s'impose dans les complications otiques, la trépanation mastoïdienne et même l’évidement.

Dès lors le but général peut se définir en deux propositions :

— Nettoyer le foyer vasculaire infectieux;

— Empêcher ou arrêter l’extension de l'infection, auxquelles correspondent les deux questions si débattues et controversées :

— Faut-il toucher au thrombus ?

— Faut-il lier la jugulaire ?

En ce qui concerne le premier point, la conduite aujourd’hui classique de la thrombectomie nous semble la plus logique dès que le malade présente des signes septicémiques, l’hémostase étant assurée définitivement à distance selon la technique Lannois-

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