LORS
Patel, de préférence au tamponnement intracavitaire. Sébileau a préconisé dans les cas de thromboses latentes, sans signes généraux, de respecter le thrombus oblitérant en vidant au besoin les noyaux purulents qu'il peut contenir. Nous n’avons pas observé de tels cas cliniques, mais une pareille conduite nous semble logique.
Le second point est de beaucoup le plus délicat à résoudre. Il n’en est guère de plus discuté en otologie. C’est la lutte des « ligaturistes et des anti-ligaturistes », ces derniers semblant toutefois l'emporter. Dès 1909, Botey, Moure puis Escat s’accordèrent pour trouver la ligature au moins inutile. Plus près de nous, Grunberg se range à leur avis, opinion confirmée par les récentes expériences d'Oundritz analysées par ailleurs.
En faveur de la ligature, on a invoqué l'entrée de l'air par la brèche sinusienne, aucune éventualité semblable n’a été rapportée, à notre connaissance, puis la lutte contre la pyohémie. Empiriquement, il est indéniable que l’on a vu des phénomènes infectieux céder à la ligature. Anatomiquement, il est difficile d’expliquer que, la circulation se rétablissant par voie anastomotique, l'infection ne continue pas son cours par le même chemin.
Portmann reprenant une idée américaine, a préconisé la résection de la veine jugulaire interne dans le cas d'extension à ce segment veineux, opération qui a été réalisée à l'étranger par Ellis (Bull. Soc. O. R. L. américaine, juin 1906), Ruttin (Soc. Autrichienne d'Otologie, avril 1910), Jogarthy (Acad.