‹ Comportement Éloigné Et Résultat Final Du Pneumothorax ExtrapleuralChapitre 13 sur 32 · LES GUÉRISONS PAR SYMPHYSES · texte numérisé non relu

LES GUÉRISONS PAR SYMPHYSES

20 malades ont actuellement symphysé leur extrapleural. On peut considérer 26 de ces cas comme cliniquement guéris. Par contre, 3 malades, ultérieurement à la création de leur pneumo extrapleural ont fait une évolution du côté opposé, soit au cours de l’entretien, soit après l'abandon de leur extrapleural.

a) Les guérisons par symphyse sans évolution ultérieure du côté opposé (26).

Parmi les 26 anciens malades qui sont dans ce cas, 23 ont eu des analyses négatives répétées de leur expectoration. 2 autres n’ont pas jugé à propos de faire pratiquer l’analyse de leur expectoration depuis leur sortie du Sanatorium.

Pour tous ces malades, l’abandon de l’extrapleural a eu lieu après 3 à 4 ans d'entretien, à Part 2 qui l’ont gardé pendant s ans.

Dans 2 cas la réexpansion a été totale et ne présente aucune trace de l’ancien extrapleural.

Dans 8 cas, on constate uniquement une image de pachypleurite marginale ou apicale plus ou moins importante. Dans 2 autres cas, les malades signalent la symphyse satisfaisante de leur extrapleural sans donner de précisions sur son mode de réexpansion. Une autre malade a présenté une petite réaction liquidienne d’abandon, mais ce

liquide a maintenant totalement disparu. On ne constate plus qu’un peu de pachypleurite avec une certaine attraction de la trachée.

s malades gardent une petite poche résiduelle sèche.

Dans 4 cas la réexpansion d’un extrapleural souple n'est pas encore complète. 3 de ces malades présentent une petite réaction liquidienne de la valeur d’une cuillerée à soupe. Le 4° garde à sec une poche d'extrapleural en voie de disparition.

Dans 3 cas seulement, la présence de liquide a entraîné la nécessité de ponctions. Dans 2 de ces cas, il a suffi d’une seule ponction qui a permis de retirer 50 cc de liquide clair. Ces deux malades présentent encore actuellement une petite poche de liquide coiffant la coque de pachypleurite entourant le parenchyme. La troisième de ces malades semble avoir eu plusieurs ponctions, mais son extrapleural est signalé comme ayant été très efficace et la malade a eu une activité professionnelle assez importante.

Parmi les 26 malades dont nous venons d'étudier les cas, 18 n'ont jamais présenté d'atteinte controlatérale. Les 8 autres présentaient une atteinte tuberculeuse du côté opposé avant la création des extrapleuraux envisagés. Deux parmi ces 8 n'avaient que des nodules apicaux qui ont pris un aspect fibro-cicatriciel. 3 autres étaient porteurs d'un pneumo intrapleural controlatéral qui a été abandonné depuis à cause de la cicatrisation des lésions. Un 6° est encore porteur d'un pneumo intrapleural efficace régulièrement entretenu. Le 7° avait déjà eu un extrapleural avant la création de l’extrapleural controlatéral étudié. Il avait été abandonné 3 ans auparavant, les lésions n'étant plus apparentes. Enfin la 8°, entrée en Sanatorium avec des lésions bilatérales étendues, a eu pendant 2 ans 2 extrapleuraux régulièrement entretenus. Le droit qui nous intéresse pour le moment, créé en 1047, a été abandonné en 1950. Le gauche créé en 1048 est encore entretenu.

Dans les 26 cas que nous venons d'envisager, les images parenchymateuses montrent, soit la disparition, soit la cicatrisation des lésions. L'état général, quoique cela ne nous ait pas toujours été signalé, semble excellent puisque 12 de ces anciens malades travaillent dans les métiers les plus variés. Six femmes, dont l’une signale avoir eu un enfant et présenter une nouvelle grossesse, s'occupent normalement de leur ménage. Deux travaillent en conservant une heure de cure par jour. Six nous disent qu’elles ne travaillent pas, sans nous donner de précisions sur leur état général et le motif de leur inactivité.

b) 3 malades ont fait une évolution controlatérale, quoique leur poumon traité par l'extrapleural ne présente plus que des images cicatricielles sous extrapleural abandonné. Nous joignons ici les cas de ces 3 malades aux 26 cas de guérisons par symphyse puisqu'il

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s’agit malgré tout de succès de l’extrapleural du côté qui a pu être traité. Dans 2 de ces cas il s’agit du côté opposé, de lésions antérieures à la création de l’extrapleural, mais ayant évolué dans la suite. L’un a été traité par pneumo intrapleural en avril 1051. La rechute sur nodules préexistants avait été constatée en décembre 10930. L’extrapleural datant de 1046 a été abandonné en mars 1951. L'autre malade avait aussi une atteinte bilatérale d'emblée. Le côté le plus atteint a donné lieu à un pneumo intrapleural pour cavité apicale, mais la malade restait encore bacillaire en avril 1931. L’extrapleural a été abandonné en janvier 1950, et le parenchyme homolatéral ne présente plus à l’heure actuelle que quelques calcifications et tractus fibreux. Le troisième malade a eu son extrapleural abandonné en 1946. En 1948 il a présenté une évolution contro-latérale traitée par pneumo intrapleural qui a été suivi d’une pleurésie purulente persistante.

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