‹ Comportement Éloigné Et Résultat Final Du Pneumothorax ExtrapleuralChapitre 14 sur 32 · LES BONS RÉSULTATS PAR L'EXTRAPLEURAL ENTRETENU · texte numérisé non relu

LES BONS RÉSULTATS PAR L'EXTRAPLEURAL ENTRETENU

a) 74 malades qui sont sortis du sanatorium avec un extrapleural normalement entretenu continuent d’être insufflés régulièrement, sans aucun incident. s de ces malades sont porteurs d’extrapleuraux bilatéraux.

64 de ces malades présentent régulièrement des bacilloscopies négatives.

3 avouent qu'ils n’ont pas fait analyser leurs expectorations depuis leur sortie du sanatorium. Les autres ont négligé de répondre à cette question de notre enquête.

Ces 74 malades n’ont, somme toute, présenté aucun incident de leur extrapleural avec un recul minimum de quatre ans.

4r d’entre eux avaient une atteinte tuberculeuse controlatérale. Sur ces 41

7 sont porteurs de pneumothorax extrapleuraux bilatéraux.

2 ont eu un deuxième extrapleural maintenant abandonné.

23 sont porteurs d’un pneumothorax intrapleural normalement entretenu.

Parmi les 11 autres, s malades présentant, à l’époque de Ja création de leur extrapleural, des tuberculoses infiliratives discrètes du côté opposé ont vu ces lésions prendre un aspect fibreux cicatriciel. Pour 3, l'aspect douteux du côté opposé est resté sans changement. r infiltrat a nécessité, pour sa cicatrisation, un traitement à la streptomycine. Huit mois après sa sortie, le dixième de

ces onze malades a présenté une réaction pleurale controlatérale sans gravité. Le onzième garde une pleurésie purulente dans un pneumo intrapleural antérieur à l’extrapleural envisagé.

Sur ces 74 malades, dont on peut considérer la presque totalité comme guéris du point de vue clinique, 22 ont repris un emploi salarié normal, o suivent un enseignement de réadaptation. 19 femmes, dont 5 présentent des grossesses en cours et 2 sont mères de quatre enfants, s'occupent normalement de leur famille et de leur ménage. Trois nous avouent qu'ils ne travaillent pas, mais qu’ils pourraient le faire et se trouvent en excellente forme. Trois autres gardent un certain horaire de cure et travaillent peu. Dix-sept sont encore astreints à un régime de repos plus sévère et ne travaillent pas. Une malade, enfin, « mène une vie trop active, malgré mes conseils » déclare son médecin traitant.

b) En ce qui concerne l’aspect radiologique des lésions sousjacentes aux extrapleuraux, les médecins traitants se bornent, en général, à dire que tout va bien. Les précisions que nous avons recueillies peuvent se ramener à ces quelques appréciations types « Lésions bien collabées — on ne retrouve plus trace des lésions anciennes — tractus fibreux du parenchyme sous l’extrapleural — image d’opacification en bloc du lobe traité. » Nous étudierons à part les cas de deux malades dont les cavités réapparues dans le moignon ont disparu à nouveau sous l'effet d'insufflations plus rapprochées.

c) Les précisions données sur l’absence ou la présence de réactions liquidiennes sont plus nombreuses et intéressantes.

Il faut souligner que 47 de ces 74 malades précisent qu’ils n’ont jamais présenté de réactions liquidiennes depuis leur sortie du sanatorium et que leur extrapleural est parfaitement sec. Le seul fait à signaler est que dans un certain nombre de cas on note soit une légère tendance symphysaire de la base, soit un épaississement pleural plus ou moins marqué.

13 malades ont négligé de répondre à cette question de notre enquête.

12 malades ont eu ou présentent des réactions liquidiennes de quantité variable, mais sans gravité.

1 a été traité par la streptomycine et a vu son épanchement disparaître complètement.

9 ne présentent que des épanchements très discrets, remplissant seulement le cul de sac ou recouvrant la coupole diaphragmatique.

1 malade a dû subir une ponction de liquide clair. L’extrapleural

est toujours sec depuis, mais on constate une séquelle de corps fibrineux.

1 Seul malade a présenté un petit épanchement purulent au début, mais sans importance à l’heure actuelle.

d) 20 malades ont fait une évolution controlatérale ultérieure à la création du pneumothorax extrapleural envisagé.

7 malades ont été traités par pneumothorax intrapleural parfaitement efficace. L'analyse de leurs expectorations est négative et ces malades ont presque tous repris une activité à peu Près normale.

4 Ont subi un second extrapleural. Leurs analyses sont négatives et ces malades sont aussi en excellente voie de guérison.

1 malade, qui avait présenté un infiltrat nodulaire avec ensemencement miliaire, a obtenu un nettoyage persistant de cette image évolutive, avec un traitement de 8o grammes de didromycine.

1 a été traité par thoracoplastie qui semble avoir donné de bons résultats ; les examens de contrôle sont en cours.

5s malades gardent une expPectoration positive depuis qu'on a constaté l’évolution controlatérale. Quatre d’entre eux attendent leur réadmission en sanatorium. Le cinquième a eu un pneumo intrapleura! qui semble agir lentement sur une caverne toujours visible sous le pneumothorax.

2 malades enfin, bien que ne présentant pas d’analyses positives, gardent des images controlatérales très douteuses. L’un attend sa réadmission en sanatorium pour poussée infiltrative diffuse. L’autre garde une image suspecte sous pneumothorax intrapleural.

Chez ces 20 malades, totalisant 24 extrapleuraux, dont nous venons d'envisager les cas, les extrapleuraux eux-mêmes n’ont présenté aucun incident notable à part une légère symphyse de la base notée dans deux cas. Quinze d’entre eux sont signalés par les médecins traitants comme parfaitement secs. Pour six, on remarque simplement qu'ils sont « normaux » ou « satisfaisants ». Pour deux aucune remarque n'est faite. Pour un seul, il est parlé d’une mince lame de liquide.

Section Il : LES MAUVAIS RÉSULTATS (12)

8 suppurations extrapleurales persistantes.

4 persistances cavitaires, sous le collapsus. 6 décès par extension de la maladie tuberculeuse.

a) Les suppurations extrapleurales chroniques : 8.

Il convient, tout d'abord, de mettre à part le cas d’une réaction liquidienne purulente apparue à la suite de traumatismes dus à un accident d'automobile. Le liquide, ponctionné une fois et traité par

60 grammes de Streptomycine, est actuellement en voie de résorption.

La poche extrapleurale reste satisfaisante et est toujours entretenue.

Dans 4 cas, il s’agit de pleurésies purulentes apparues au cours de l'entretien de l’extrapleural et traitées uniquement par ponctions et lavages.

3 autres malades ont dû ou doivent subir des thoracoplasties de substitution à la suite de pleurésies purulentes chroniques, dues à des perforations. Une dernière malade serait aussi justiciable, pour les mêmes raisons, de la même opération. Mais toute nouvelle intervention est jugée impossible en raison de l’âge de la malade.

Nous reprendrons l’étude de ces différents cas au chapitre des complications liquidiennes de l’extrapleural.

b) Les cavernes résiduelles : 4.

Nous en avons noté 4 cas, dont une récidive après disparition temporaire ; nous en reprendrons l'étude au chapitre de la valeur collapsothérapique de l’extrapleural. De plus, nous signalons déjà ici le cas d’une malade chez laquelle l’expectoration reste bacillifère à cause d’une tuberculose bronchique associée.

c) Nous terminons ce chapitre en mentionnant les o décès dont nous avons eu connaissance. Ces 9 cas ne sont pas comptés parmi les 156 de notre statistique.

Pour le premier, la cause de la mort ne nous a pas été signalée. Pour deux autres, il s’agit d'une affection non bacillaire : un cancer de l’œsophage et une grossesse dystocique. Les 6 autres sont morts de tuberculose (méningite — bilatéralisation — ou généralisation).

CA PDETREER

VALEUR COLLAPSO-THÉRAPIQUE DU PNEUMOTHORAX EXTRAPLEURAL

Trois ordres de faits viennent témoigner en faveur de la valeur collapso-thérapique du pneumothorax extrapleural

1°) Son efficacité positive démontrée soit par la rareté des cavités résiduelles sous-extrapleurales, soit par la souplesse du procédé, qui permet l’agrandissement, si besoin est, du collapsus.

2°) La rareté des récidives sous-extrapleurales.

3°) La démonstration expérimentale du respect de la valeur foncrionnelle du poumon traité.

MORE EBICACITÉSEOSINIVE

Le Foyer et Delbecq écrivaient en 1943 : « Le Pneumothorax extrapleural procure un collapsus immédiat tellement physiologique, qu'il nous semble mériter mieux que d’être considéré comme une méthode de troisième plan, un pis-aller. Nos résultats actuels nous laissent l’espoir que la réhabilitation que nous allons tenter de faire du pneumothorax extrapleural ne se trouvera pas infirmée par une insuffisance des résultats très éloignés. » Les 156 résultats éloignés que nous fournissons contribuent à justiler a posteriori cet espoir en la valeur collapso-thérapique de l’extrapleural, puisque nous n’apportons dans notre statistique que 3 cas de cavités résiduelles sous-extrapleurales.

Nous étudierons successivement chacun de ces trois cas qui diffèrent nettement les uns des autres en ce qui concerne soit l’explication de la persistance de la cavité, soit son évolution ultérieure.

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