‹ Comportement Éloigné Et Résultat Final Du Pneumothorax ExtrapleuralChapitre 30 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° — Cette étude a trait à l’avenir éloigné de 101 malades ayant quitté le sanatorium en bon état et dont l’extrapleural a été créé antérieurement à 1947, C'est-à-dire il y a près de 5 ans au moins.

2° — 156 réponses nous sont parvenues.

3° — Il n’est pas possible de tirer de conclusion des non-réponses.

Nous avons eu connaissance de o décès dont 6 dus à une évolution tuberculeuse. Vingt lettres nous sont revenues sans avoir atteint les destinataires ou leurs familles. Enfin notre enquête nous a prouvé qu'il était souvent aussi difficile d’avoir des nouvelles d’un ancien malade consultant rarement son médecin traitant que de connaître la cause d'un décès. Il n’est donc pas possible d’imputer statistiquement les non-réponses à des causes précises.

4° — Les résultats obtenus par cette enquête sont intéressants à plusieurs points de vue. Ils mettent, en effet, en évidence

À. — La rareté des complications éloignées (3 pleurésies graves).

B. — L'efficacité confirmée du pneumothorax extrapleural (8 extrapleuraux incomplets).

C. — La conservation de la valeur fonctionnelle de l'appareil

respiratoire qui a permis chez 20 malades un traitement collapsothérapique du côté opposé.

D. — La valeur des indications classiques dans le résultat de l’extrapleural. Les meilleurs résultats ont été obtenus pour les infiltrats excavés et pour les cavités de petites et moyennes dimensions, qu’elles soient situées dans le lobe supérieur ou le sommet de Fovwler.

Les grandes cavernes et les lésions bronchiques sont responsables de séquelles et de complications. Elles doivent faire discuter l’opportunité d’autres méthodes.

5° — Dans l’ensemble les résultats éloignés de l’extrapleural paraissent remarquables surtout en ce qui concerne les cavités de petites et moyennes dimensions (2 résultats incomplets pour 59 cas).

Il semble pourtant que l'entretien des extrapleuraux gagnerait à être moins long. Il est vrai que des progrès peuvent encore être faits dans la technique d'entretien. La recherche de l'entretien tardif en détente et l'abandon plus précoce de collapsus doivent permettre un abandon plus simple et des séquelles pleurales moins importantes.

Le Doyen : Le Président de la Thèse H. HERMANN. P. SANTY.

Vu et permis d'imprimer

Lyon, le 12 Juin 1952 Le Recteur, Président du Conseil de l’Université :

André ALLIX

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