ANTIDOTE-TRAITEMENT
Dans une intoxication par l’oxyde de carbone, il faut se hâter de soustraire le patient à l’influence du gaz délétère, en exposant le malade à l’air libre. On pratiquera la respiration artificielle, les tractions rythmées de la langue. Il est indiqué également de provoquer les vomissements s'ils tardent à se produire, de faire des aspersions d’eau froide surtout sur la face, des lotions vinaigrées, etc.
La respiration artificielle doit parfois être continuée très longtemps avant que le malade revienne à la vie.
On a préconisé également la transfusion du sang, les injections intraveineuses de sérum artificiel.
Les inhalations d'oxygène sont des plus utiles : Haldane expéri-
mentant sur des souris, puis Mosso (!) sur des animaux plus gros, chiens, lapins, singes, ont vu que ces animaux placés dans l'air ou dans l'oxygène comprimés résistaient à l’intoxication oxycarbonique dans des conditions où la mort aurait été rapide à la pression habituelle. Il est nécessaire de diminuer graduellement la pression et de maintenir les animaux dans l’oxygène pendant quelque temps pour éliminer l’oxyde de carbone.
Il y aurait grand intérêt à appliquer ces données chez l’homme : l'oxygène comprimé est utilisé couramment et il serait facile d'établir des chambres permettant de soumettre les victimes à l’action de l'oxygène comprimé à deux atmosphères [Kassner (?)].