RECHERCHE TOXICOLOGIQUE
La recherche toxicologique du gaz carbonique chez les victimes est à peu près impossible : du reste elle ne donnerait que des renseignements peu précis, car l'organisme contient normalement du gaz carbonique et la putréfaction, source de CO*, modifie rapidement les proportions de ce gaz.
L'expert se bornera le plus souvent à rechercher et à doser le gaz carbonique dans une atmosphère suspecte.
Le gaz est recueilli dans des ballons ou des ampoules qui sont transportées au laboratoire el là on procède à l'analyse, ainsi que cela a été indiqué pour l’oxyde de carbone.
Les phénomènes d’asphyxie dépendant surtout de la teneur en oxygène, il est indispensable de doser ce gaz avec soin. On peut également doser le gaz carbonique au moyen des méthodes indiquées au sujet des dosages de CO* dans l'air (voir page 75). La méthode de Müntz et Aubin est, dans certains cas, tout à fait indiquée.
On pourra également, s’il s'agit d’un air confiné, caractériser très simplement les émanations miasmatiques : dans l’endroit suspect on
(!) L'oxyde de curbone, 202.
(2) C.R., 128, 361; 4314, 429; Brevet 302978, 13 août 1900.
COMPOSÉS OXYGÉNÉS DU CARBONE. il
suspend un ballon rempli d'eau glacée. Il se forme une rosée abondante qu’on recueille dans une soucoupe placée au-dessous. On laisse s’'évaporer spontanément l’eau recueillie; si elle contient des principes odorants, elle laissera une odeur désagréable et l'acide
sulfurique ajouté au résidu lui communique une coloration noire, à odeur nauséeuse.