‹ Compositeur typographe de Québec, Canada (Amérique du Nord) salarié à la semaine [microforme]Chapitre 30 sur 45 · SUR LE CLIMAT ET L'ÉTAT SANITAIRE DE QUÉBEC · texte numérisé non relu

SUR LE CLIMAT ET L'ÉTAT SANITAIRE DE QUÉBEC

Dans tout pays il y a certaines particularités du sol, certaines variations de température, certains vents dominants qui ont une grande influence sur l’état sanitaire. Québec a, sous ce rapport, une situation favorable, On a parlé quelquefois de marais bordant la rivière Saint- Charles et aptes à engendrer des fièvres paludéennes, mais ces marais n'existent même pas.

Ce qui agit le plus sur l'état de santé de la population, ce sont les variations brusques de température qui déplacent le mercure du thermomètre de 30 à 40 degrés dans l’espace de quelques heures, et qui contribuent efficacement à produire les maladies dites de refroidissement, surtout chez ceux qui ne portent pas de vêtements de laine : rhumatismes, névralgies, maladies des voies respiratoires, angines, coryzas, bronchites, tuberculose, pneumonies, etc. Ces maladies sont beaucoup moins fréquentes l'hiver et l'été; mais les saisons de transition, comme l’automne et surtout le printemps, sont les plus malsaines. C'est au printemps que meurent la plupart de ceux dont l'organisme est ébranlé par une maladie chronique; les mois de mars et d'avril comptent toujours un grand nombre de décès : morts subites, pneumonies malignes, etc. On a donné le nom de « saisonniéres » à certaines maladies du printemps et de l’automne, ne pouvant les faire entrer dans aucune classification.

Durant l'été, les grandes chaleurs délabrent les appareils digestifs, et si ces effets ne provoquent chez les adultes que des désagréments plus où moins graves, iis n'en sont p:3 moins meurtriers chez les enfants, dont un grand nombre périssent.

Il n’y a pas de maladies contagieuses. La typhoide est une rareté dont

les victimes arrivent le plus souvent

des communes avoisinantes, La scarlatine et la diphtérie ont cessé

de visiter la population depuis une couple d'années, de sorte que l'on peut dire que l'état sanitaire de la Ville est excellent, meilleur qu'il ne parait d'après les statistiques, Ce qui charge surtout les tables de mortalité, Cela tient à l'ignorance ou à la nég peut-être aussi à l'indifré

ce sont les décès des enfants.

ligence des soins hygiéniques, et rence de certains parents qui voient sans regrets le douziéme ou le quinzième enfant qu'ils ont porté au baptême prendre sitôt le chemin du ciel. Cependant les notions d'hygiène pénètrent lentement mais sûrement dans les masses crobes et à la puissance de l'é ter,

; On commence à croire aux mibullition, on consent à se laisser désinfecon craint la tuberculose et l'on admet sa contagiosité, ce qui rend plus facile le combat et fait espérer une amélioration prochaine.

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