‹ Compte-rendu de la première session de la Conférence du livre tenue à AnversChapitre 19 sur 21 · DÉCISIONS PRISES · texte numérisé non relu

DÉCISIONS PRISES

Adoption d'un système général de détermination des formats.

La Conférence du Livre émet le vœu de voir adopter dans tous les pays un système déterminant le format des volumes d'après leur hauteur mesurée au centimètre. Elle recommande particulièrement l'application de ce système à la direction des bibliothèques publiques, aux associations et syndicats professionnels. (Voir pages 8-14, 40, 175-186, 203.)

Elle recommande pour les Journaux officiels, les Annales et Documents parlementaires des divers pays et notamment de ceux qui ont déjà adhéré ou qui adhéreront par la suite à la Convention internationale du 15 mars 1886, l'adoption pour ces publications d'un format uniforme et aisément maniable, par exemple celui de 33x24 centimètres, déjà en usage en Belgique et en France, avec les subdivisions susindiquées en volumes distincts. (Voir pages 8-14, 175-186, 204.)

Objectivité du livre : sa nature, sa composition, sa conservation, etc.

La Conférence du Livre transmettra aux ministres compétents des différents pays le vœu que des écoles semblables à l'École Estienne de Paris, soient instituées dans les grands centres.

Tous les documents relatifs à l'organisation de l'École Estienne qui ont paru seront joints à cette demande. (Voir pages 15-18, 205.)

Droits et devoirs des bibliophiles.

La Conférence du Livre émet le vœu qu'il soit fait des démarches, auprès des gouvernements de tous les pays, pour la création d'un fonds destiné à Tachât des curiosités bibliophiliques qui se présenteraient sur le marché, et pour mettre les conservateurs des bibliothèques publiques en mesure de surveiller la marche d'un objet de cette nature, afin d'en rendre un jour acquéreur le gouvernement de leur pays. (Voir pages 25-27, 205-206.)

Classement international des Caractères d'Imprimerie.

La Conférence du Livre exprime le vœu de voir adopter universellement le point typographique, ayant pour base exacte le tiers du millimètre, et de voir déterminer la hauteur des caractères à vingt-trois et demi millimètres. (Voir pages 28-33, 43-46, 206-207.)

Règles d'uniformité a proposer en ce qui concerne la tomaison, la pagination, les titres courants, les tables des matières.

La Conférence du Livre invite les syndicats professionnels et associations particulières de chaque pays à formuler des règles pour obtenir l'uniformité dans l'indication typographique de la tomaison, de la pagination et de tout ce qui se rapporte aux titres des ouvrages et aux titres courants. (Voir pages 8-14, 207-208.)

Index alphabétique ou table onomastique.

Considérant qu'un index alphabétique est le complément nécessaire de tout ouvrage sérieux, la Conférence du Livre invite les auteurs, en ce qui concerne les livres modernes, et les éditeurs, en ce qui concerne les réimpressions, à en généraliser l'usage. (Voir pages 46-56, 208-212.)

Moyens de développer l'art de la reliure.

L'Assemblée est unanime à condamner le brochage au fil métallique pour les périodiques et les publications de bibliothèque. (Voir pages 57-60.)

Reliures de la Bibliothèque de Mathias Corvin.

La Conférence du Livre, jugeant d'après les fac-similés qui lui sont présentés, considère les reliures en cuir de la bibliothèque de Mathias Corvin comme très importantes au point de vue de la bibliographie et de l'histoire de la reliure de la renaissance ; elle attire l'attention des hommes de l'art sur ces reliures et elle en agrée un fac-similé caractéristique, pour le faire paraître dans le Compte-rendu de ses séances, aux frais du Musée National de Hongrie. (Voir pages 75, 219.)

Recherche des moyens de perfectionner l'organisation de la librairie en Belgique et de créer une fédération internationale des associations de libraires établies ou a établir.

La Conférence du Livre émet le vœu que les pays qui n'ont pas d'associations syndicales de la librairie en instituent, que ceux qui en ont les améliorent et que les associations existantes étudient le moyen d'établir, entre elles, des relations aussi intimes et aussi suivies que possible. (Voir pages 78-85, 187.)

Questions relatives aux droits de transport et aux droits de douane.

La Conférence du Livre croit qu'il est désirable :

1° Que dans les pays de l'Union postale, l'on admette au prix réduit de cinq centimes, la circulation de bulletins de commande, portant, écrits à la main, le titre de l'ouvrage, le prix, le nombre d'exemplaires, le nom et l'adresse de l'acheteur. (Voir pages 212-216.)

2° Que, dans tout le territoire de l'Union postale, l'uniformité du maximum de cinq kilogrammes pour le poids des colis postaux soit admise. (Voir pages 97-99, 216.)

3° Qu'à l'instar de ce qui existe déjà dans l'Union postale, on porte à deux kilogrammes le maximum du poids des imprimés dans les pays où cela n'existe pas encore. (Voir pages 96-97, 216.)

La Conférence du Livre émet le vœu que, dans aucun pays, le livre, tant relié que broché, ne soit frappé d'un droit douanier quelconque et qu'il soit fait, auprès des pouvoirs publics, les démarches nécessaires pour arriver à ce but. (Voir pages 99-103, 217.)

Création de bibliographies nationales.

La Conférence du Livre émet le vœu suivant :

Il est désirable que tous les gouvernements établissent chez eux une bibliographie nationale et que cette bibliographie soit tenue au courant, non pas par le dépôt légal, exigé par la loi, mais par l'achat par les gouvernements de tous les ouvrages qui paraissent dans le pays. (Voir pages 106-115, 188-189.)

Formule de garantie mutuelle légale entre gouvernements de tous les objets faisant partie du domaine public spécial des musées et des bibliothèques.

La Conférence du Livre émet le vœu que les objets appartenant aux bibliothèques publiques soient déclarés inaliénables, imprescriptibles et incessibles, et ce à raison de leur caractère spécial d'objets hors du commerce.

Elle émet, en outre, le vœu de voir une conférence internationale diplomatique être saisie de cette question, afin d'prriver au résultat désiré. (Voir pages 120-124, 190.)

Système uniforme de catalogues pour les grandes bibliothèques

La Conférence du Livre émet le vœu de voir les gouvernements exercer une action directe sur les administrations, les établissements publics et sur tous les corps administratifs subordonnés, pour arriver à la confection d'un catalogue général ou inventaire des manuscrits leur appartenant. (Voir pages 126-131, 219-220.)

Elle émet le vœu de voir les gouvernements encourager la publication des catalogues des manuscrits appartenant à des particuliers. (Voir pages 131-135, 220.)

De l'utilité, dans les grandes bibliothèqufs nationales, d'un catalogue

général mis a la portée du public.

La Conférence du Livre émet les vœux suivants :

1° Il y aura dans chaque bibliothèque un catalogue aussi complet que possible à la disposition du public.

2° Les gouvernements sont invités à fournir aux bibliothèques les moyens de créer leurs catalogues de la manière la plus complète et la plus utile pour le travailleur. (Voir pages 146-157, 220-223.)

Communication des livres imprimés et des manuscrits d'une bibliothèque publique. — Projet d'entente internationale.

La Conférence du Livre est d'avis que, dans aucun cas, un dépôt public ne peut être autorisé à laisser sortir un manuscrit ou un imprimé pour le prêter à des particuliers.

Elle est d'avis que, sous certaines réserves, les dépôts publics peuvent être autorisés à prêter leurs manuscrits et leurs livres à d'autres dépôts du pays ou de l'étranger, pour y être communiqués aux intéressés sous le contrôle des conservateurs. (Voir pages 159-171, 225-230.)

La Conférence du Livre se déclare perpétuelle.

La Conférence du Livre considérant que de nombreux intérêts exigent la perpétuité du Congrès du Livre ; décrète : que la session tenue à Anvers, en 1890, est la première session de la Conférence du Livre. Elle charge le bureau organisateur de la Conférence d'Anvers des négociations nécessaires en vue de fixer la réunion de la seconde Conférence. Elle élit, comme secrétaire perpétuel, Monsieur Max Rooses, conservateur du musée Plantin- Moretus. (Voir pages 231, 232).

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