T. H. MOORE LE D'' PHILIPPI
Chemin
Ferme
Villag-e
Ville
Harnais du mulet
Bâton, canne
Gourdin
Pierre
Chicha (boisson de
maïs) Vase, ai'ffile
tùnar, vaca lican ichcai lican capur recau, lomilla haccumur haccumur capur caiclii ccachir
potor
pelor
liken
Mes interlocuteurs indiens étaient deux vieux hommes trèsstupides. Ainsi, ils me dictèrent siichi p'nhnm pour 13 et pour 30. Je crois que le mot hnvR donné pour 100 par lo D' Philippi est plus correct que suchi siichi. Néanmoins comme je fus aidé par un résident bolivien qui connaissait quelque chose de la langue, je crois qu'en général, mon vocabulaire est assez exact. Je ne pus faire comprendre à mes Indiens que je voulais avoir séparément les mots correspondant à « je, tu, etc. », et ceux correspondant à « je suis, tu es, etc. » Je ne pus pas non plus m'assurer si les formes verbales que j'ai recueillies étaient l'infinitif ou la première . personne du présent de l'indicatif.
Don Robert Gruz, négociant bolivien, qui m'a aidé dans ce petit travail a vécu plusieurs années à Calama; il connaît bien les sons de la langue, les dix premiers nombres et quelques phrases. Je lui ai laissé un vocabulaire espagnol très-étendu avec des blancs qu'il me promit de remplir. J'ai aussi recommandé le même travail au curé qui paraissait prendre intérêt à cette recherche et qui devait, selon sa promesse formelle, m'envoyer en outre des phrases grammaticales, l'oraison
i)i CONGRES DES AMÉRICANISTES. 11
dominicale, etc. Depuis, j'ai écrit plusieurs fois à ces Messieurs, mais ils ont laissé toutes mes lettres sans réponse!
Le D"" Philippi, savant d'origine allemande au service du gouvernement chilien, a fait en 1853-54 un voyage de Valparaiso à San Pedro de Atacama. Son travail sur le désert d'Atacama a été publié en langue espagnole aux frais du gouvernement du Chili dans le cours de l'année 1860; et l'auteur promit, dans sa préface, une édition allemande qu'il préparait dès cette époque.
Je me suis fait un dévoir de ne pas changer l'orthographe tant soit peu allemande des mots transcrits par le D"" Philippi, et j'ai transcrit les miens sans consulter l'ouvrage du savant allemand. J'ai composé mon vocabulaire dans le cours d'un voyage de Gobija à Potosi, en octobre 1874.
M. Feterkeu. Je crois que M, le Général Campero possède un vocabulaire fort étendu de la langue des Atacameûos. II a été empoché, par une maladie, de prendre part aux travaux du Congrès. Le Bureau pourrait peutêtre faire appel à son obligeance et à son zèle bien connu pour les études américaines. Lors de mon dernier voyage en Bolivie, les Atacamefios étaient cruellement décimés par la petite vérole ; ils ont été ainsi réduits à leur plus simple expression. M. le Général Campero donnera sur ce peuple et sur sa langue tous les renseignements qui lui seront demandés .
M. le Marquis aie M©si«?îai% Il existe dans l'Amérique du Sud un grand nombre de peuplades isolées qui ont, comme les Atacamefios, une langue à part. Non loin de Trujillo, dans le Pérou septentrional, les colons chinois ont compris la langue parlée par les Indiens de deux ou trois villages, et il paraîtrait que cette langue offre la plus grande analogie avec celle d'une peuplade habitant bien
loin de là sur les bords de l'Amazone. Ces îlots linguistiques sont évidemment des débris de langues anciennes perdues ou dispersées. Je tiens à cet égard d'un missionnaire du Venezuela, aujourd'hui chanoine de la cathédrale de Caracas, des détails fort curieux que je communiquerai au prochain Congrès.
Ce n'est pas seulement au Gouvernement de la Bolivie, mais à tous les Gouvernements Sud- Américains qu'il faudrait demander instamment que les restes des anciennes langues soient, par leurs soins, recueillis et conservés à titre de monuments anthropologiques de la plus haute importance. Beaucoup des petites peuplades qui parlent encore ces langues vont disparaissant par suite d'épidémies de petite vérole ou par l'effet des guerres qu'elles se font les unes aux autres. Il en résulte que nous perdons ainsi, au grand détriment de la Science, bien des anneaux de la chaîne des langues américaines, et que la série se trouvant brisée sur divers points, nous n'avons plus devant nous qu'un chaos inintelligible.
M. liëon de Rosny. L'idée est excellente.
M. J. C . Casta^eda, J'ai entendu dire, dans mon pays, qu'au Sud d'Eten, les colons chinois ont parfaitement compris la langue des Indiens.
M. Francis A. Allen. Dans le récent ouvrage qu'il a publié à Londres, sous le titre de : Incidents oftravel and exploration in the land of the Incas, M. Squier constate que l'on raconte dans la plupart des villes du Pérou des histoires semblables à celle dont M. Castaiïeda a eu connaissance, mais qu'en réalité aucun Chinois n'a jamais compris un Indien qu'en s'entretenant avec lui par gestes.
56 CONGRÈS DES AMÉUICANISTES. 1
Quoiqu'il en soit, les Indiens des environs d'Etcn sont des Chimus, et il est chez eux de tradition que leurs ancêtres seraient arrivés au Pérou par mer.
M. Lucien Adam. M. Platzntann, de Leipzig, bien connu^des Américanistes par la riche collection de grammaires et de vocabulaires américains qu'il a réussi à former, nous a adressé quelques fascicules, les uns imprimés, les autres manuscrits, d'un travail lexiologique considérable, dans lequel il s'applique particulièrement à établir des rapprochements de mots entre les langues des deux hémisphères.
Le zélé collectionneur a, en outre, adressé au Comité d'organisation un certain nombre de copies en fac-similé de grammaires américaines dont il est l'heureux détenteur. Ce sont autant de chefs-d'œuvre rappelant, à s'y méprendre, les patients travaux qui s'accomplissaient dans les loisirs du cloitre, antérieurement à la découverte de l'imprimerie. Hélas ! Messieurs, la linguistique américaine en est encore à cet état de mystère et de cherté où la copie à la main est une précieuse ressource et même une nécessité. Espérons que notre généreux confrère, M. Maisonneuve, réussira à l'on faire sortir. Il a déjà fait beaucoup, mais combien ne reste-t-il pas encore à faire? -. ;•■ -
M. Prosper Mullendorff résume un mémoire de M. Foi'cltltaMiittei* intitulé : Vergleichiing der amevikanischen Sprachen mit dcn ural-altaïschen hinsichtlich ihrer Gramnmlik.
Wenn inaii den Sprachenchaos der vielzûiigig neben- uiid dureheinander wohnenden, meist traditionslosen hidianer-
2 A.MEUIK. r. l'PiAL-ALTAÏ. SPHACHEX. 57
liorden Amerika's libersieht, so wird es schwer, fur die vielfachen Eig'entluiialichkeiten dieser Idiome eine gemeinschaftliche Quelle aufzusuchen, oder die zerstreuteu Zùge in das Bdd eiiies organischen Ganzen zusammenzuziehen.
Und doch ergiebt sieh, bei genauerer Beleuchtung- des verworrenen Complexes, als Résultat eine embryonale Gleicliheit aller amerikanischen Idiome : in ihrem Entstehen nicht verschieden, erweisen sich die Differenzen nur als Abstufungen in der Zeitfolge, ihres Enlwicklungsg-anges.
In den Indianersprachen liegt dieFâhigkeitzueiner endlosen Mannigfaltigkeit der Gestaltungen ; die Macht materieller Bedûrfnisse, und die Leidenschaften, welche heimathlose Vôlker, die keine feste Lebensform und Sitte haben, beherrchen, fûhrten zu unaufhôrlichen kriegerischen Zusammenstossen zwischen allen Stâmmen und Horden des neuen Continents, nach verschiedenenRichtungen, inverschiedenen Perioden wiederholt. Die wechselnden Bedingungen eines Wachsthums, einer Differenzirung, d.h. Neubildung ungleichartiger Theile ans gleicher Grundlage, und ciner Degeneration der Idiome sind dadureh gegeben.
Klimatische Verhaltnisse môgen nicht wenig gewirkt haben, den phonetischen Charakter der Sprachen eines Continentes, das liber aile Zonen sich erstreckt, klangverschieden zu gestalten : Charakterisiren doch die Idiome der subtropischen und tropischen Gegenden, bei aller Analogie und Gleichartigkeit der syntaktischen (xliederung mit andern amerikanischen Idiomen , eine Weichheit und ûppige Entfaltung , die auffallend genug abstechen gegen die sonoren, stark artikulirten Dialekte der Irokesen, deren bewaldetes Land wasserreiche Strome in donuernden Katarakten, orkanbewegten Seen zufùhrt. In schlâfriger Eintonigkeit strecken die Salzsteppen Neu-Mexico's ihre vegetationslosen Flachen der sengenden Sonne hin : abgeschliffene, starre Formen, der Einsilbigkeit sich nahernd, sind den Sprachen der Bewohner dieser Gegenden eigen. < fii. '
58 CONGKÈS DES AMÉUlCANISïES. 3
Wenn man bei der Erôrterung der morphologischen Struktur der amerikanischen Sprachen die Differenzen in ihrem Bau als nothwendiges Résultat der wachsenden Individualitât eines jeden Idioms auffasst, so ist es des Forschers erste Aufgabe, unter deu Gliedern einer Sprachgruppe dasjenige herauszufindeii; was die klarsteDurchsichtdesBauesgewâhrt, und môglichst getrennt die Elemente enthâlt, die in den verschiedenen Gliedern zu ungleichartiger Entwicklung gekommen sind, aber doch in Folge des von ihrer Wiege mitgenommenen Keimes eine gemeinsame Richtung angewiesen erhielten.
W. V. Humbold und Pott theilten die Sprachen der Erde ein : 1. in isolirende, bei denen Fonn- und Stoffelemente in vollstandiger Getrenntheit beharren ; 2. in agglulinirende, wo dièse Elemente bis zur adhaîsion sich genahert, und. 3. in synthetische Sprachen, in denen Stoff und Form sich innig durchdringen und bis zur unauilôslichen Einheit verschmelzen ; zu diesen gehôren die Indo-germanischen und nach obigen Forschern, auch die amerikanischen Sprachen, die, wie man annimmt, gleichfalls die vollstândige Trennung der Form und Stoffelemente durchlebt, und durch die Agglutinationsversuche zur synthetischen Struktur sich entwickelten.
Die grôssere Anzahl amerikanischer Sprachen und insbesondere die, welcheBearbeitungdurchDuponceau,W.v,Humboldt, von Tschudi, u. s. f., erfuhren, gehen in der Zusammenziehung der Stoff- und Formelelemente ûber die Adhsesionsintensitât der ural-altaischen Sprachen; es sind namentlich die Pronominalstclmme, deren engere lautliche Verschmelzung mit dem Nomen oder Verbum durchgreifende Verânderungen der sich berûhrenden Grenzlaute erfordern. Doch zeigen die Indianersprachen nirgends ein so inniges dem Indo-germa- • nischen eigenes Durchdringen der Wurzel oder derStammes mit den Abbeugungs- und Ableitungselementen, das durch | gegenseitige lautliche Goncessionen (Ablaut, Umlaut u. s. f.),' oder durch einheitlichen Accent gekennzeichnet wâre.
i AMERIK. U. TRAL- ALTAÏ, SPRACHEN. 59
Unter den amerikanischen Vôlkern, die dem vierhundertjâhrigen Racenkampf nicht erlegen, und ihre Sprache rein und von fremden Elementen ungetrûbt entwickeln konnten, sind es die Ghakta-Indianer und die verwandten Stâmme der Ghikasans, Muskogees, Semiuolenu. s. f., die, trotzdem sie von fremden Nationen bedrângt, in ewiger Unruhe, unter fortwahrenden Streiten und Kâmpfen eine jener g-rossen Kâmpfstâtten verschiedener Nationalitâten bewohnten, doch mit der zâhen Erhaltung ihrer Nationalitât auch das vererbte Sprachgut sorgsam bewachten, und mit der Erweiterung des geistigen Gesichtskreisôs durch die Aufnahme der Keime der Civilisation, auch entfalteten, aber immer treu ihrem ersten Grundcharakter.
Die Sprache der Ghakta-Indianer trâgt den Stempel hohen Alters an sich ; sie darf vielleicht als Urbild und voUendeter Ausdruck des gemeinsamen Gharakters der amerikanischen Sprachfamihe gelten ; sie hat das Sprachprincip derselben aufjedem Punkt conséquent durchgefûhrt und von ihr auslassen sich die specitischen Eigenthùmhchkeiten der andern Gheder dieser Gruppe erklâren.
In der Darstellung der dieser Sprachfamilie eigenen Méthode der Sprachbiklung, in ihrer Unterschiedlichkeit oder Uebereinstimmung mit den ural-aUaïschen (gelegentlich auch indo-germanischen) Sprachen diente dièse Sprache als Vorbild.
Den ural-altaïschen Sprachstamm charakterisiren : Starrheit und Unverânderlichkeit der Wurzel, prééminent durch Stellung und Hauptaccent, den lautlichen Gharakter aller antretenden Elemente bedingend, und immer von ihr selbst aus liber das ganze Wort die Nebenaccente im trochâischen Tonfalle vertheilend.
Die Suffixe richten sich nach dem Wortstamme, und gestalten sich in Harmonie mit ihm, sie ordnen ihren Accent dem der Wurzel unter, sie assimihren ihren Vocal, lassen einen schweren auslautenden Gonsonanten ausfallen, wo die
60 COiNGUÈS DES amékicanistes. 5
Schlusssilbe des Staiiimes iliii nicht tragen kann, ferner werden die Suflixe nie als selbstândige Wôrter gebraucht, und iiurdieSuffixpronominaund die Personalendungen der Verba lassen sich auf ursprûngliche Stamme Zurûckfûhren. Seinerseits assimilirt sich auch der Wortstainm mit der Endung durch die Erweichung eines hart anlautenden Gonsonanten der letzten Silbe. Das Suffix wirft also nach Bedûrfniss seinen anlautenden Gonsonanten ab, assimilirt seine Vokale, erleichtert seinen Accent, und die Schlusssilbe des Stammes verliert an lautlichem Gewicht. Die ural-altaïschen Sprachen concentriren mir im Suffix und im Auslaute des Stammes die Verschmelzungsfâhigkeit, welche die indo-germanischen Sprachen auf das ganze Wort sammt der Wurzel ausdehnen. In der ersten Gruppe zeigt sich das Bestreben nach Worteinheit darin, dass die stets unveranderhche Wurzel die keine Préfixe duldet, also immer das Wort anhebt, durch ihren Lautwerth und Accent daz ganze Wort unbedingt beherrscht. Im Indogermanischen, wo der Drang nach Sprach cinheit sich in der innigen Durchdringung von Stoff-und Formelementen bis zur unauflôslichen Einheit âussert, forderte das antretende Suffix oder Affîx Anerkennung seines lautlichen Werthes dadurch, dass es den Lautcharakter der Wurzel verânderte, und dieser oft den fur ihre Existenz so wicbtigen Accent entzog.
Neue Forscher, darunter Whitney (v. seine Brochure: Peile's Groek and Latin Etymologies und Life and growtli of language) hegen die Ansicht, dass Gollocation, Agglutination und Intégration die einzigen Formbildnernichtnur in den indogermanischcn, sondern so weit ersichtlich^ in allen Sprachen gewesen sind. Die innern Veranderungen derindo-germanischen Wurzel seien rein phonetischer Natur ; nirgends sei Vokalsteigerungursprûnglichdazu gebraucht worden, eineModifikationderBedeutung anzuzeigen; eineâussere Hinzufûgung' begleite stets die i/i/iereVeranderung; esseiunmôglich, dieser' irgend welche grammatikalische oder lexikalische Function ;
fi AMERIK. U. URAL-ALTAÏ. SPRACHEX. fil
zuzusdi^'eibeii, von der man behaupten kônnte : Dièse Function ist durch diesen oder jeneu vokalischeu odcr consonantischen Wechsel angedeutet. Den nicht zii verkennenden innern Waiidel der semitischen Wurzeln besprechend, bemei'kte Whitney « many of tlie bestphilologistsare hoping or almost expecting, to find some day an explanation of this isolated anomaly (namlich innerer Wandel der Wurzel) which shall bring it into accordance with the agglutinative methods of ail other branches of human speech ».
Die innove, rein symbolische, organisehe Verânderung der Wurzel, sowohl in ihrem consonantischen als vokalischen Bau ist es, welche die Chaktasprache von den ural-altaïschen und indo-germanischen Idiomen trennt und sie den semitischen nâhern lâsst. Der ganze Sprachschalz der Ghakta-Indianer zerfâllt in zwei bestimmt geshiedene Abtheilungen : Die erste enthâlt grammatisch formlose Stoffworte, die in ihrer intellektuellen Auffassung sich als Bezeichnungen von Begriffen und Dingen, als Zustands-und Thâtigkeits Wôrter erweisen. Die zweite Abtheilung enthâlt determinative Elemente, Artikel, dièse begleiten die Wortstâmme in reich entwickelter Selbstândigkeit ; sie assimiliren oder agglutiniren sich niclit mit der Wôrtern dev ersten Abtheilung zu der durch einheithchen Accent angedeuteten Worteinheit. Nur insofern kann ein Wort wirklich Suffix oder Affix sein, als es unter Hingabe seiner Separatbedentung und selbstândiger Betonung in dem sich mit ihm verbindenden Worte (neben môglicher Begriffsnuancirung) durch sein lautliches Gewicht eine Aenderung, Verschiebung des Accentes und somit eine phonetische Umwandlung hervorzurufen im Stande ist. Solche Elemente besitzt das Ghakta nur wenige, wâhrend die Zabi der lautlich vôUig selbstândigen Artikel auf mehrere Hunderte sich belâuft.
Der oben angedeutete innere Wandel ist die einzige Verânderung die die Stoffworte, die Wortstâmme des Ghakta erleiden. Dieser Wandel vvird hervogerufen durch eine Stei-
62 CONGRÈS DES AMÉRICANISTES. 7
gerung des Dégriffés, sei es in Sinne einer mehrmaligen Wiederholung, oder um intensiv die Gewalt, den Eifer, die Volligkeit der Theile oder Akte, die Bewegung, Gewohnheit, AUmâhligkeit des Werdens oder Stetigkeit der Dauer, das Wankeii uud Schwaiiken, Zittern, Quellen, Sprudelri u, s. f. auszudrûcken. So heistzB. takchi er bindet, d. h. seine Thâtigkeit ist keine andre, tapkchi er bindet (wâhrend ein anderer z. B. sâgt.
Bei intensiven Formen wird die accentuirte Silbe mit starker Emphasis ausgesprochen : tàkchi, er bindet wirklich.
Oder der emphatische Accent bewirkt Steigerung der Vokale : chito gross sein ; chélo wirklich gross sein ; chieto ungewôhnlich gross sein ; patvssa flach sein ; patassa ganz llach sein; takchi w'ird zu taiakchi. Zum Ausdruck der frequentativen Form wird der Vokal der accentuirten Silbe vcrdoppelt ; der Accent bleibt auf der Penultima, und der kn'iftige Einsatz der Stimme bei ihrer Aussprache ist von einem starken Hauchlaut begleitet : /aAaVfcM. Wird die Handlung oft, aber an demselben Orte und in gleicher Weise gethan, so wird die accentuirte Silbe verdoppelt und die Penultima nasalirt : tahaijkchi ; binili er sitzt, hinhiinli aufstehen undsichan demselben Orte wiederhinsetzen. Die Form des unverzûglichen, schnellen Thuns verstârkt die accentuirte Silbe durch Einschiebung der starken Spirans : tâhkchi schnell, augenblicklich binden.
Einige transitive Verba erhalten durch innern Wandel passive Bedeutung, jedoch nur dann, wenn die Handlung eine sichtbare oder fûhlbare Verânderungim Objecte hervorgebrachthat: huk mi hrennen, Iio liik mi verhrRiint sein; hofahli bcscliâmen, ho fahya heschàmi se'm ; Ivllakchi gehnnden sein. Dièse Passivformen erleiden nun wieder regelmâssige Veranderungen zum Ausdruck des Handlungsar^ : tallaijkchi er ist gebunden oder wird gebunden ; intensive Form : talaiyakchi; fréquentative Form : talaiyahakchi, etc. Yonpisasehen,
8 AMERIK. U. URAL-ALTAÏ. SPRACHEN. 63
werden folgende Formen gebildet : pir}sa, pihisa, piMpsa, piphipsa, u. s. f.
Die ural-altaïschen Sprachen sind nicht weniger reich an Ausdrûcken, welchedie ^rMerHandlungbezeichnen ; doch mûssen Suffixe diesen Dienst verrichten. Je nach der derbern oder mildern Fârbung, die etwa der Finne seinem Ausdrucke geben will, fùgt er dem Verbum, der Seele des Satzes, das eiiie oder das andere Artsuffix bei. Dazu werden die Suffixe noch unter sich verbunden, und so gewinnt die Bedeutung der Verba noch weilere^ feinere Modifikationen.
Aile dièse so modifizirten Verbalformen kônnen wieder in die verschiedenen Formen : Passiv, Intransitiv, Transitiv, Reflexiv u. s. f. versetzt verden ; es entsteht dadurch eine unûbersehbare Kette von Modifikationen des Verbalbegriffes ; z. B. iikkonon (Donner) jyrajaâ^ donnert anhaltend und leise ; ukkonen jyrisee, anhaltend und stark ; jyrâhtM, kracht einmal ; jyralee donnert leise und wiederholt ; j'yrâhtelee, stark und wiederholt ; jyrâhtâissee, einmal sehr stark, etc.
Die indo-germanischen Sprachen haben in der Verschmelzung des Trâgers des Hauptbegriffes mit den Exponenten der Abbeugungs-und Ableitungsmomente und Nebengriffe die wahre Flexion kennzeichnende Worteinheit erreicht. Das Bestreben der ural-altaïschen Sprachen richtete sich darauf, die Wurzel, welche den Hauptbegriff und Hauptaccent trâgt, stets unveranderlich voran zu stellen, und die antretenden Suffixe dieser lauthch unterzuordnen. Im Ghakta fînden wir wenig SpureneinesDranges, Spracheinheit zuerreichen; die Sprache scheint ihre Lebenskraft dazu verwendet zu haben, jedesihrerElementeinvollstândigerlautUcherUnabhângigkeit zu erhalten.Der Wortstamm, mannigfacher innerer Verânderungen fâhig, formeU noch nicht in Nomen und Verbum geschieden, bildet ein in sichabgeschlossenes Ganze, ohne laullichen Einfluss ûber die Grenzen seines eigenen Selbst ; zeitliche und ôrtliche Verhâltnisse werden durch die zahlrei-
64 CONGRÈS DES AMÉRICâNISTES. 9
chen Ai'tikel ausg'edrûckt, die, mit eigenem iiidividuellen Leben ausgestaUet, sich je iiacli Bedûrlhiss ein/clii oder mehrere vereint lose an die Seite des Wortstamines stellen. Der Drang nach lautlicher Unabhângig-keit scheut gewissenhaft selbst die âusserlichen Bedingungcn der Gontraktion, Krasis oder Elision.
Nomen und Verbum sind in den ural-altaïschen Sprachen ziemlich durchgehends getrennt ; in Ghakta und den meisten amerikanischen Sprachen sind in pinom Stoffworte Substantivum,Adjektivuni, Verbum u. s. f. gleich gegenwârtig. Selbst die Begleitung der Pronomina, von den Artikeln sowohl in ihrem Lautwerthe als auch in ihrer Bedeutung geschieden, vermogen nicht, die Differenzirung in die grammatischen Kategorien, die unsern Sprachen eigen sind, durchzufûhrea. Der Gharakter eines Wortes ist meist nur durch seine syntaktiche, im Ghakta durch Konjunktionen hochst kunstvoll gegliederte Anordnung zu erkennen. Die meisten Stâmme sind zweisilbig, haben den Accent auf der Penultima und enden vokahsch. Soll in einem Worte emphatisch ein Zustand oder eine Thatigkeit zu Tage treten, so bedient sich die Sprache des eigenthûmhchenMittels, den Endvokal mit einem rauhen Hauchlaut auszustossen :
Pisa, sehen, das Sehen, Seher.
Pisa-h, er sieht (emphat.) ; dagegen iij pisa sein Sehen.
//; joisa-A, er sieht ihn.
Vm pisa-h, er sieht mich.
Kvllo, stark, stark sein, die Stârke, der Starke
yl/7 À'v7/o, meine Stârke. ' '
Kvllo-h U, ich bin stark.
Kvllo-h, er ist stark.
//; kvllo -h, er macht ihn slark,
Vno, ich ; vno-li, ich bin ; vno sia, ich selbst ; vno sia-h ich bin es selbst; pe, wir ; po-h, wir sind, etc.
Das h wird, wie bereits bemerkt, im Innern eines Wortes
10 AMERIK. U, UnAL-ALTAÏ. SPRACHEN. 65
gebraucht, uni die Handlung als andauernd, wiederholt oder intensiv zu bezeiclinen.
, Die dunkelste Bildung in den anierikanischen Sprachen ist die sog-enante Transition der spanisch-amerikanischen Grammatiker, die schwer zu l'îbersehende Anzahl von verbalen Beugungsformen, die Humboldt, Tschudiund Andere die pronominale Conjuration nannten. . • ; ■:
Der Erstere untersuchte dieselbe an den Massachusetts und Lenni-Lenape Sprachen ; in diesen Idioinen haben sich die Pronomina so sehr dem schon durch andere Anbildungen unkenntHch gemachten Verbalstamni genahert, dass sie sich zu Pronominal-Aftixen oder-Suffixen umgestaltet haben. Das Chakta unterscheidet genau zwischen Prononien und den handeinden Personen ; es bat subjective und objective Fiirworter, an deren laulHcher Unabhângigkeit die Sprache mit grosser Sorgfalt festgehalten, so dass das Verstândniss an einem leicht zu erkennenden Faden durch denanscheiuenden Chaos hindurchlauft ; die leidende Person wird gewohnhch vorangestellt ; die Bedeutung des Pronomens wird durch seine Stellung vor oder nach dem Verbum erkannt.
Ein Paradigma wird Einsicht in dièse Conjugation gewahren :
PJsa sohen, er sah ; pif;,! U ich selio.
Clii pisn //(oder li-h) d\c\i sohe ich. v; i^.ir,; r' ■• :,;'•
h) pisn li-h, ihn sehe ich.
Isbpisa-h, du siehst.
Ish sapisa-h, du mich siehst. . •, , . .• • ., • -
hhpipisa-h, du uns siehst.
Sapisa-h, mich sieht er.
Chi pj'sa-h, dich sieht er.
Ilvchi pisa-h, euch sieht er. •. ■ , ,: ,
E chi pïsa-Ii, wir dich sehen.
E ho pisa-h, wir uns sehen.
E livchi pisa-h, wiv ewch s,Q\\Qn.
Hvshpi pisah, ihr uns sehet. . , ,, ,. ,-.
66 CONGRÈS DES AMÉRICANISTES. v H
Ille pisa li-h, inich selbst sehe ich.
Il îUepisa-h, wir selbst uns sehen.
Chitti {chi itti) pisa li-h ich sehe dich, und du siehst mich.
Hvsh itti pisa li-h, euch ihr mich sehen ich,
E hvsh itti pisa- h, wir euch sehen und ihr seht uns.
Eine possessiv-objective Gonjugation wird folgendermassen gebildet :
Chig pisa li-h. dein Sehen ich thue, d. h. ich sehe fur dich.
Is sapisa-h, du (thust) mein Sehen.
Il oh il) pisa-h, wir ïïir uns und fur ihn sehen.
Ilvsh pip pisa-h, ihr thut unser sehen, etc^
Ferner : Hvchittip pisa li-h, ich sehe mit euch zusammen.
Wenn drei Personen iiandehid aufrcten, erhalt dus indirekte Objekt eine neue Form : Vni ip nukhapkloh, mir (ist) sein Bemitleiden fur ihn, d. h. meinetwegen bemitleidet er ihn.
Hvchim ip nukhapkloh, euretwegen bemitleidet er ihn, etc.
Jodes Pronomen wird klar und vom Verbum getrennt ausgesprochen ; die FreilieiL der Rede fûhlt sich dadurch ungcbunden, indem sie den in seinehVerknûpfungen wechselnden Gedanken ans einzelnen Elementen zusammensetzt, und sich nicht, wie im Massachusetts, Lenapi und Kechua ein fur allemal gestempelter Ausdrûcke bedienen muss, von welchen sie nicht einmal aller Theile in jedem Augenbhcke bedarf.
Die Zabi der in der pronominalen Gonjugation môglichen Formen geht beinahe ins Unberechenbare. Der Wortstamm kann innerlich auf 6-12 Weisen verândert und jede Weise wicder pronominell konjugirt werden; dazu steht jeder einzelnen affirmaliven Form eine négative gegenûber, so haben wir fur : ish sa pisn-h du mich siehst, ein chi-k sa pisa-h du siehts mich nicht, etc.
Ausserdem kônnen im Ghakta noch ûber 400 Artikel, die zum Ausdruck modaler, zeithcher oder râumlicher Verhâltnissedienen, einzeln oder verkettet und nachWunsch schiebbar
12 AMERIK. U. URAL-ALTAI. SPRACHEN. 67
an deii VVortstamm treten . Wir werden spater aui' dièse zurùckkommen.
Die négative pronominale Konjugation erinnert an eine Eigenthûmlichkeit der fînnischen und anderu ural-altaïsclien Sprachen, die keine bejahende odei' verneinende Partikel besitzen, sondern dièse durch besondere Verbalformen ersetzen, bejaliend aus dem Vej'bum oie, verneinend ans dem negativen Verbalslamme e, im Optativ und Imperativ el. Es wâre intéressant zu unterzuchen, ob die ural-altaïscho Sprachfamilie nicht auch ursprûuglich eine Pronominal Conjugation besessen habe, die man bis jetzt als den Indianersprachen ausschliesslich zukommend betrachtete.DasUngarische z. B. hat zwei verschiedene Reihen von Personalendungen IVir Verba activa, eine fur die hestinimte Form, welche gebraucht wird, wenn die Handiung sich auf ein vorhergenanntes durch den Arlikel oder das Pronomen genauer angegebenes Objekt bezieht, und eine andre Reihe von Personalendungen fur die un andern Falle gebrauchte unhcstimmtcYovm. Schottist der Ansicht, dass beido Konjugationon ursprûnglicli von gleicher Geltung, und die eine ebenso unbestimmt wie die andre gewesen sei, und dass erst spater dieserLuxusartikel als Vertreter des Pronomens eine nûtzbche Funktion erhalten habe. Kellgren macht auf dio Schwierigkeit aufmerksam , fur eine Sprache ursprûnglich eine Reihe ganz bedeutungsloser Formen, die ihr doch nur zur Verunstaltung dienen, annehmeu zu mûssen; man musse vielleicht darin die verworrnen Trûmmer einer Konjugation suchen, âhnlich der sogenannten bestimmten in der mordvinischen Sprache. Dièse besteht nâmlich darin, dass das Verbum ein Pronominalobjekt durch aile Personen des Pronomens in sich schhesst, und die Verbalform zugleich eineu ganzen Satz bildet. Die Formen konnen in den verschiedenen Modis fast jede Person als Subjekt und ebenso als Objekt umfassen. Die Formen der Objektspersonen im Mordvinischen sind wie die Subjektpronomen mit den absoluten Fûrwôrtern verwandt. Das Unearische zeigt ebea-
(i8 CONGRÈS DES AMÉRICANISTES. 13
lalls noch durcheinander geworfene Reste einer solchen Konjugation, indem die Personalendung lak (I pers. sing. der unbestimmten Form) eine zweite Person als Objekt in sicli schliesst, so das z. B. vàr-lfik « ich envarte dich » bedeutet, sody-mck ich kannte mich. Das Finnische besitzt eine Reflexiv Form auf -Ase in der dio Person als Object bolrachtet wird : Mskhne, laskite, laskihcn. ich oder wir senkten uns, du oder ihr senktct euch, er oder sie senkten sich. Dièse Ziige aus dem ural-altaïschen Sprachstamm werden genûgen, den amerikanischen Sprachen den ihnen bis jelzt als ausschhesslich zukommend bezeichneten Besitz einer pronominalen Konjugation abzusprechen, und die Idiome der ersten Gruppe an dieser Eigenthiimlichkeit Theil nehmen zu lassen.
Die Gasusendungen erleiden im Indo-germanischen je nach dem Auslaute des Stammes, den sie selbst lautlich beeinflussten, die verchiedenartigsten Veranderungen, so dass die ursprûnglicho Identitat von Endungcn, die eine und dieselbe' Beziehung zu bezeichnen haben, nicht mehr gcfi'ihlt wird. Im Uural-altaïschcn wird zur Bezeichnung derselben Beziehung immer dieselbe Endung gebraucht, die einen Starnm folgend nach allgemeinen euphonischen Gesetzen verândert werden. Das Zeichen fi'ir den Plural tritt an das Nomcn, nicht wie im Indo-germanisclion bald vor, hald nach die Kasuscnduiigen, die im Ural-allaïschen fiir Singular und Plural gloich sind. Dieser Sprachstamm hat kein Bedûrfniss gefi'ihlt, den Nominativ als solclien zu bezeichnen, Ja sie haben seine eigentliche' Bedeutung auch nicht erlcannl, da ihnen die Grundtbrm eines Nomens als Subjekt vmd als Prœdikat, als Attribut und als Adverb, und in gewisscn Fallen auch als Objekt eines transilivenThâtigkeitsbegrilïes erscheint; sie bezeichnen den Akkusativ, wenn auf dem Objekt ein Nachdruck irgend einer Art hegt. Dasselbe gilt von den amerikanischen Sprachen. Im Ural-altaïschen sind die KasuswirkliclizuBeugungselementen geworden, wenn sie auch nur x\dhcesionfl7i, nicht Durchdringung mit dem Stamme, wie im Indo-g^ermanischen zeigen.
li AMERIK. U, URAL-ALTAÏ. SPRACHEN. 69
Die ^^'ul■zel des Ural-altaïschen leidet keine Aftixu ; die Elemente ziiin Ausdruck dcr Kasusvei-hâltnisse treten an das Nomen. Im Chakta gibt es keine Kasus ; dièse werden durch Prapositionen ang-edeutet, die entwederArtikel oder aus Verben abgeleitete Elemente sind. Nur der possessive Genitiv wird wie in allen amerikanischen Sprachen durch ein besitzanzeigendes Pronomen ausgedrïickt : vshi ii) bushpa « Kind sein j\Iesser », oder durch einfache Nebeneinanderor{hiungder ^^'6rter : Utihvishi BaumbhUter. Die Ideen des linnischen Illalivus, Innessivus,Elativus,Proscculivu. s. f. liège nimChak ta oft schon im Vorbum selbst : Ivnmha foka « in der Stad^ gehen », tvnmlia niinti « zur Slat hingehen », tvnmha aijya « in der Sladt weilend » etc. Die hâufigsten Prapositionen, die gewohnhch unmiltelbar vor das VerLum treten, sind et, nnet vom Verbum anei « etwas hinreichen », ^jiY \ on pilh « ausstrecken nach etwas », isht, ïsh von Mi « nehmen, ant von apya « gehen »; iha (Comitativus, iba toksuli « mi^^ einander arbeiten), etc. Im Ural-altaïschen entschadigen zahlreiche Gasus den Mangel an Prapositionen. -
Der Plural wird im Ghakta, ^vie ûberhaupt in den amerikanischen und ural-altaïschen Sprachen durch Worter die Vielheit uder Allheit ausdrucken bezeichnet ; ot't wird er unbezoiclmet gelassen, da das Verbum die Einzahl oder Mehrzahl durch die Pronomen bcstimmt.
Eine besondere Eig-enthùmlichkeit zeigt das Chakta wieder darin, dass es die Vielheit des Subjektes oder Objekteshâufiodurch inneren Wandel der Verba oder Adjektiva auszudrûcken vermag : hinili-h er siLzt, l)inobU-li sie sitzen; talahlï-h er setzt, stellt es auf, laloldi-h er selzt sie auf; //// pflûcken, pi. tchli; kopoli er beisst, pi. kohli, und andre mehr.
Einige adjektivische Pluralformen sind : achiikma gut, pi. hochiikma; falaia lang, pi. ho f aie ha ; faivsa, pi. falvspoa; pvthahveii, pi. hopvtha; okchiimali <^nm, pi. ochchiiniashli.
Steigerung der Adjektiven wird ebenfalls durch inneru Wandel bezeichnet : achukma gut, achokmu von guter Art
70 CONGRES DES AMEMCANISTES. 15
sein, gûtlich; achuhk ma sehv gut; achoyuknm noch besser; nchupkma unvergleichlich gut ; achobuijkma am besten ; achoi)hur)kma ganz unûbertrefflich gut, kôstlich.
Hinwiederum zeigt das Finnische die Anomalie, neben Adjekliven und Adverbien auch Substantive steigern zu konnen : ranta der Strand ; han seissoo er steht ; ranne-mpa-na (Cas. Essiv-compar.), er steht als ein dem Strand Naherer ; rann-impa-na als der dem Strand am ntichstem von allen.
' Das Chakta kennt, in Uebereinstimmung mit den ural-altaïschen Sprachen nur natûrliche Geschlechtsverschiedenheit : Es bezeichnet dicselben durch Worte verschiedenen Stammes, oder versieht das Epicoenum mit einer allgemeinen Geschlechtsbezeichnung. Die in allen ander amerikanischen Sprachen durchgehende Unterscheidimg zwischen beleblen und unbelebten Wesen fehlt dem Chakta ganzlich.
Wie bereits angedeuLet, ist die Lehre vom Verbiim oder, bestimmter, vom Wortstamm mit der Aufzâhkmgseiner môglichen innernVeranderungen erschôpft.\\"âhrend im Finnisch- Tartarischen der Imperaliv eino reine Verbalform ist, entstanden aus der Verbindung der Verbal wurzel oder des Verbalstammes, der niemals als Nomen aufzutreten pflegt, mit Personalendungen besonderer Form, — ist im Chakta der Imperativ auch Nomen, bedient sich aber elienfalls besonderer Pronominaund Artikel, wcnn diebefehlcndeRedeweise sehr fûhlbar hervortreten soll ; die 3. Pers. sing. praes. tritt ohne jede pronominale Beglcitung auf : pisa er sieht {pisa~h, emph.), aber auch « sehen, das Sehen, siehc (imper.) ».
Die Ableitungssufiixe werden im Ural-altaïschen, mit Beachtung der euphonischen und rhythmischen Gesetze, das eine nach dem andern zwischen Stamm und den diesen begleitenden Personalendungen eingeschoben; man kann sie leichtwieder aus dem Wortganzen herausnehmen. Aile Verba werden (mit sehr wenigen Ausnahmen) auf dieselbe Weiso gebeugt. Fur aile Arten, Formen und Modi gilt dieselbe Reihe von Personalendungen, fur aile Verba dieselben Mo-
16 AMERIK. U. rUAL-AI.TAÏ. SPRACHEN. 71
difikationssuffixe. Die verschiedenen Suffixe folgen einaiider im Finnischen in folgender Oi'dnung : zunachst am Stamm die Suffixe der verschiedenen Verbalarten, der causalen, diminutiven, frequentativen, intensiven,momentanen, inchoativen etc. ; ferner die Suffixe der verschiedenen Formen : der activen, passiven, intransitiven ; dann die Modussufflxe und zuletzt die Personalendungen. Die Verba des Mongolischen und Mandschu, sind sehr unvollstândig ; sie haben keine Personalendungen. Die tiirkischen Sprachen und das Ungarische befolgen dasselbe Ableilungssystem wie das Finnische.
Als die eigenthûmlichste, in der Sprachcnwelt einzig dastehende, gegen die fur unûbertrefflich geltende Tenivowa- Lehre der japanesischen Grammatiken in glanzvollster Vollkommenheit abstechendc Seite der Chnktasprache erweist sich die Lehre von den Artikeln, jener selbstehenden Organismen in ihrer wunderbaren Beweglichkeit und ihren mannigfachen Funklionen.
Ihre Zahl betrâgt ûber iOO; ihreElemente sind 10-12 Laute ; jedem Laute wohnt eine bestimmt fassbare Bcdeutung inné; der begriffliche Werth eines Artikels, der aus mehr als einem Laut besteht, ist niathematisch genau die Gesammtsumrae der Werthe der einzelnen Laule, so bestelit z. B. okvfo aus dem unterscheidenden o, dem demonstrativen k, dem dcfinitiven F; dem connekliven t, dem finalen o.
Die Artikel dienen zur bestimmten und unterscheidenden Bezeichnung, Beschrânkung, Emphasis, Prééminence, Vergleichung, zum Ausdrucke des Gewissheit, den gegenwârtigen, vergangenen oder zukûnftigenVorstelIung, der Voraussetzung, des Wunsches, der Bedingung und Ursache.
Jeder Artikcl hat eine subjektive und eine objektive Form.
Der Artikel a scheidet das Einzelne aus einer gleichartigen Menge ; er bezeichnet die Wirklichkeit dec Bestehens des specilicirten Gegenslandes und setzt Kenntniss tler Wesenheit desselben voraus; object. ap : hatak a « der Mann », nicht « ein Mann ».