cu?jgul:s des amkhicamstes
Le pi'einicr rapjjrocliuinenl a dôjà été critiqué. Le deuxième soulève exiicte,iueat le mèiiie reproche en sens inverse : en en effet, la racine nak sii^nitie « périr », et non « tuer » : qu'on nous montre dans le mot quichua l'agglutination aja qui doit donner à cette racine le sens causatif « faire ])érir, tuer », conservée dans le sanskrit imkaJHmi et le latin iioc-eo. D'ail- ^eurS; nak éveille l'idée générale et vague de perdition, de mort, tandis que le quichua naijha signilie essentiellement « éventrer, égorger », l'opération sanglante dont la mort est le résultat. Il n'y a que synonymie apparente. Pour imkèa, le dictionnaire ne le donne pas, mais seulement naqcha, avec le sens de « peigne ».
L'origine de la nasale labiale n'est pas mieux éclairée :
qch. maki, m;un (ui mesureuse) = sk. ma. mesurer; » mit ha, temps (le mesuré) = » mita, mes,\xvë;
» marna, mère = » mûlar, mère.
il a été question, dès le début de cette étude, da marna (juichua et de ses homophones indo-européens. La formation de maki comme ma-nu-s est spécieuse; mais, en l'absence de preuve, il semble au moins aussi légitime de rattacher yy^a/a à la racine quichua qui a produit maka, frapper. Mila est un nom verbal passif formé do la racine jjia par affaiblissement vocalique, et l'aryaque agglutinant disait ma-ta; d'ailleurs il n'y a pas concordance de sens, et mitha ne signilie pas môme « temps », mais « fois » (ail. mal). ■ /,
F. Vibrantes : v. 11.
Ces deux lettres procèdent de Vv aryaque et peuvent par conséquent, suivant M. Lopez, remplacer indifféremment r ou 1 sanskrit. Ici les exemples abondent :
qch. llukllu, éclair == sk. ruk, Jn-illor ;
» llulla, mensonge = » ruk, parler {al\ liigcn).
Si llukllu, ou mieux peut-être ylluyllu (Tschudi) n'est pas une sorte d'onomatopée bizarre, toute composée de mouille- ■
ments et desthiée à fau'e siu' l'ouïe rimi)ressi'jn rajùde que
47 I.K OLICHUA. Ir^l
l'éclair produit sur la vue, ce rapprochement est lég'itimo. L'autre le serait aussi, à cela près que la loi de Griinm et l'existence de la forme slavonne hiti interdisent de rattacher l'allemand lûgen à une racine aryenne ruk. En outre, chacun des deux mots quichuas renferme deux vibrantes, et, la genèse de la seconde n'étant pas expliquée, celle de la première demeure nécessairement incertaine.
qch. pïllui, nag-er = sk. plu, nager;
» kalla, quenouille = » kîl, tisser.
On a déjà rencontré ces deux exemples ; on les retrouvera dans la morphologie.
qch. karun, chef = sk. çit'à, tête.
La racine aryaque qui, dans toutes les langues indo-européennes, signifie à la fois « tête » et « chef », n'ayant rien de commun avec le sanskrit pira, M. Lopez s'est corrigé dans son lexique, où il rattache karan à la racine kar, faire. A la bonne heure ; mais, pour vérifier cette dérivation, il serait indispensable de connaître le sens exact de karan, titre honorifique décerné aux anciens rois de Quito.
Qch. ri, aller = sk. ar, aller;
» arpa, sacrifier = » arp, sacrifier,
J'ai cherché en vain cette dernière forme, soit arp, soit rp. La racine ar, qui a produit dans toutes les langues indoeuropéennes un si grand nombre de dérivés, est bien peu reconnaissable en quichua sous l'humble et unique forme /'/.
Qch. allqa, manquer r= gr. dlxri, = lat. arcerc = sk. raks, protéger.
Je cite textuellement, en me demandant comment M. Lopez a pu rapprocher quatre mots que n'unit aucune concordance de sens ni aucun lien phonétique.
Qch. alli, bon = sk. arja, bon, fidèle.
de mot arja, comme le grec ocpsr-n, âpicrzoçp se rattache à