‹ Compte-rendu de la seconde session, Luxembourg-1877 (volume 2)Chapitre 94 sur 117 · CONGRÈS · texte numérisé non relu

CONGRÈS

Je vous propose, Messieurs, de boire à la santé de M. Lucien Adam, le'propagateur infatigable de l'œuvre du . Congrès,

Des toasts ont été ensuite portés par plusieurs membres du Congrès. .

M. Juan Garcia Valdivieso :

Permettez-moi, Messieurs^ d'exprimer de mon mieux les sentiments que me fait éprouver le cordial accueil qui nous a été fait par les Luxembourgeois.

Comme Chilien , et au nom de ma patrie, je les remercie ; je remercie également les Savants européens du dévouement avec lequel ils travaillent à fonder et à développer la science américaine.

M. Meulemans, représentant du Nicaragua, et M. Gastaûeda qui est né au Pérou, s'unissent à moi, en ce moment; et, c'est au nom des trois républiques : Chili, Pérou, Nicaragua, que je vous propose de boire à la prospérité de la ville de Nancy, siège du premier Congrès, à celle de la ville de Luxembourg où nous sommes aujourd'hui réunis, enfin à celle de la ville de Bruxelles où nous tiendrons dans deux ans notre prochaine session !

Les Américains ne manqueront pas au rendez-vous qui leur est donné dans cette capitale où le Congrès est assuré d'être accueilli avec autant de sympathie qu'à Nancy et à Luxembourg.

A Nancy, à Luxembout'g, et à Bruxelles !... A Léopold II, protecteur de la Science ! A la libre Belgique '

M. Peterken. Les Belges qui assistent à ce banquet remercient eux aussi les Luxembourgeois leurs bons

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voisins. M. Valdivieso vient de dire que Bruxelles fera un

bon accueil aux Américanistes. Oui, Messieurs, l'accueil

sera excellent. Le Congrès trouvera sur le sol belge cette

vieille fraternité flamande et wallonne qui a inscrit sur

son drapeau « l'Union fait la force. » Il y trouvera aussi

une pleine et entière liberté.

En 1879, nous boirons à lasanté de S. M. Léopold IL

En attendant, buvons à la grande famille européenne

et américaine, à la fraternité humaine, et à la liberté sans

laquelle il n'y a pas de civilisation véritable !

M. le D'' lieeniaiis : Je suis assuré d'être le fidèle interprête des Néerlandais, mes compatriotes, en disant qu'ils sont profondément touchés des témoignages d'estime, de respect, d'affection que les Luxembourgeois donnent en toutes circonstances a notre bien-aimé Prince Henri, et que cette communauté de sentiments entre les deux peuples fortifie singulièrement les liens étroits qui les unissent.

Les quelques jours que je viens de passer ici compteront parmi les meilleurs de ma vie et j'emporterai de ce trop court séjour un souvenir ineffaçable.

Honneur et gratitude aux Luxembourgeois !

Gloire et prospérité au noble Grand-Duché !

M. le baron de Hellwald : .

Messieurs les Luxembourgeois^

L'Autriche et le Luxembourg ont des souvenirs communs que je puis évoquer ici, car il m'a été donné de constater que les satisfactions du présent ne vous ont point rendu injustes envers le passé.

Unique représentant de l'Autriche à ce Congrès je tiens

à dire publiquement que votre chant national du Feîerwôn est l'heureuse expression de la réalité, que votre pays est heureux et libre comme aucun autre pays d'Europe.

C'est avec une sympathie profonde que je bois à la prospérité du Grand-Duché.

M. Duinont, capitaine au Coups des Chasseurs luxembourgeois :

Mesdames,

« Honorez les témmes, elles enguirlandent de roses célestes la vie du monde » . Ces mots du grand Poète, je les répète avec plaisir pour rendre hommage à la constance avec laquelle vous avez suivi les travaux du Congrès, à la grâce que vous avez déployée pour en rehausser l'éclat.

En embellissant par votre présence cette dernière fête, vous nous donnez l'occasion de vous remercier de tout cœur et de boire à votre bonheur !

M. l'abbé de Meiseas :

Messieurs,

Plusieurs de mes compatriotes me pressent de prendre la parole. Je suis leur interprète, et je sferai certainement celui de tous les Français ici présents, en vous disant:

Messieurs, v

Avant de venir à Luxembourg nous vous aimions déjà ! Nous vous aimions parce que, dans nos récents désastres, vos actes avaient prouvé que vous aimiez la

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France. Maintenant que nos cœurs ont ,battu près des vôtres, pleins des souvenirs de ces quelques jours, nous partirons vous aimant davantage. — Au nom de notre bien-aimée France, merci pour votre cordial accueil ! Je bois à votre Roi ! au Prince Henri ! au Grand-Duché et à la ville de Luxemboure- !

M. liëou de liosny : ' ' ' ^\

Messieurs,

J'ai eu l'honneur de dire, en 1875, aux hôtes de la ville de Nancy; que nous avions été heureux de pouvoir confier l'avenir de notre institution internationale à une nation voisine, amie des idées libérales, à l'heureuse capitale d'un petit Etat que sa neutralité voue exclusivement aux travaux féconds de la paix.

Vous m'approuverez d'ajouter aujourd'hui que nous sommes redevables de la décision par laquelle la ville de Luxembourg a été choisie, pour être le siège de la secondé ' session, au patriotisme clairvoyant de M. Blaise. Ayant i été le premier à la peine, il est juste qu'il soit aussi à i l'honneur.

Messieurs, je vous propose de boire à la santé de M. le i professeur Blaise!

: Au sortir de la salle du banquet, un grand nombre des invités se sont rendus, sur l'invitation de M. le Bourgmestre, au cercle de la Société de Gymnastique où la réception la plus courtoise leur a été faite.

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