CONGRÈS DES AV.ÉRICANISTES
surgira Luxembourg, el j'appréhende qu'il n'en surgisse encore au cours de la troisième session.
Je demande donc, si vous me le pcrmoltez, que notre Congrès prenne le parti de restreindre les études naissantes de l'Américanisme aux questions dans lesquelles on peut voir clair ou qui tout au moins sont abordables à la critique.
Avant tout, Messieurs, soyons sceptiques et très-sceptiques sur les théories qui nous ont été exposées dans les mémoires dont il nous a été donné lecture. Il ne m'appartient pas de critiquer ces travaux, mais il m'est permis de dire qu'ils ne renferment pour la plupart que des hypothèses plus ou moins solidement appuyées. Ce n'est pas que j'entende nier d'une façon absolue l'utilité des hypothèses ; mais, dans une science aussi jeune que la nôtre, il importe par dessus tout de bien établir les bases sur lesquelles il sera possible d'élever quelque chose de durable. -
Sans vouloir en faire la proposition formelle, je me demande s'il ne conviendrait pas, dans l'intérêt de nos études, que le Congrès écartât désormais toutes les auestions relatives aux origines. Laissons aux autres sciences le soin de résoudre ces questions épineuses qui n'ont pour nous qu'un intérêt secondaire, et attendons patiemment les solutions qu'elles pourront nous apporter. Notre domaine propre, c'est l'étude de la civilisation historiquement abordable, c'est l'histoire qui a précédé immédiatement la découverte du Nouveau Monde, c'est l'histoire de la découverte elle-même.
J'ai maintenant, Mesdames et Messieurs, à m'acquitter d'une mission qui m'a été confiée par M. le professeur Bastian, de Berlin, l'homme qui, de nos jours, a peut-être