‹ Compte-rendu de la seconde session, Luxembourg-1877Chapitre 21 sur 62 · DISCOURS DE M. DE HELLWALD · texte numérisé non relu

DISCOURS DE M. DE HELLWALD

pensé-je qu'il n'est point inutile, au moment où nous allons entrer dans l'histoire véritable, de chercher à nous rendre compte exactement des résultats que nous avons obtenus et de ceux que nous pouvons espérer obtenir dans un avenir prochain. '■• '

Le problème des origines, enveloppé qu'il est d'épaisses ténèbres, dépasse le but que le Congrès s'est proposé d'atteindre, en inscrivant dans son programme l'étude de l'histoire de la civilisation américaine. L'histoire de l'Amérique anté-colombienne — pour me servir d'une expression que, dans la séance d'hier, j'ai proposé d'employer — comprend deux époques distinctes : d'abord, l'époque qui précède immédiatementla Découverte, et dont l'histoire s'appuie sur des documents sérieux, plus ou moins authentiques il est vrai, mais enfin sur des documents que l'on peut utiliser, à la condition de les soumettre à une critique sévère. L'autre époque, antérieure à celle-là, remonte jusqu'à l'origine ; elle précède l'étal de choses dont nous avons partiellement une connaissance que j'appellerai historique.

Ai-je besoin d'insister sur cette considération qu'une civilisation comme celle que les Européens ont trouvée en Amérique a mis nécessairement des siècles à se développer?

Si l'on nous demande quelle a été la durée de cette époque — répondons avec franchise quenousne le savons que très-imparfaitement et même que nous ne le savons pas du tout.

Quoi qu'il en soit, ce qui est hors de doute, c'est que la période antérieure est pour nous comme un océan d'hypothèses où nous flottons au gré de la fantaisie.

Des hypothèses ! Il en a surgi à Nancy, il en vient de

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