TOPOGRAPHIE
En conformité des instructions qui n'étaient données de continuer Dispositions l'exploration de l'intérieur de la péninsule de Gaspé, je suis parti d'Ottawa ss le 23 mai (1883) pour Sainte-Anne-des-Monts, accompagné de MM. J. A. Porter, B.A., et H. E. Hamilton, étudiant de quatrième année dans les sciences appliquées, au collège McGill, qui devaent me servir d'aides. Nous y arrivämes le 6 juin, ayant été retenus plusieurs jours à Québec, à prendre des copies des plans des terres de la Couronne pour l'usage de la Commission, et aussi à Matane, où nous passâmes quelque temps à collectionner des fossiles des argiles schisteuses de Lévis, à une couple de milles à l'ouest de cette localité,
En arrivant à Nainte-Anne-des-Monts, il nous fut impossible de remon- Ligne de base. ter la rivière à cause de son débordement catisé par la fonte des neiges sur les montagnes, et ce ne fut que le 20 que cette rivière redevint praticable
pour les canots,
Pendant que nous attendions, nous tirâmes une ligne de base soigneusement mesurée, de près de deux milles de longueur, sur un coteau éloigné d'environ un quart de mille de la rive. Cette ligne fut reliée à l'embouchure de la rivière au moyen d'un arpentage à la chaîne, et sa position fut
bien fixée. De cette ligne de base, la position exacte de trois pitons suillants de la chaîne des monts Notre-Dame (ou Chic-Chocs) fut déterminée.
Ayant engagé quatre hommes avec deux canots, nous partîmes de h;.jre de Sainte-Anne-des-Monts le 20 et atteignimes les fourches de la rivière, anis anner éloignées d'environ trente-deux milles, trois jours plus tard. C'est là que nous comimnençcâmes le travail géologique de la campagne, car la rivière avait été examinée et mesurée au micromètre, jusqu'à cet endroit, par Mr Murray, en 1846. Voici la description qu'il en donne : — La distance
RER AT D NS ERA pars SE ae
Description total: mesurée
per Mr Murray,
Bras Sud.
Pente de la rivicre.
6 p QUÉBEC,
en remontant la rivière Sainte Anne
a été d’un peu moins de trente-deux milles, Su l
remière direction énérale À partir de son embouchure était S. 30 ©. (nag.), sur une distance de 15 milles et 66 chaînes (ou 10 milles 30 chaines en ligne droite), où elle atteint la base des monts Notre Dame ou Chie.( ‘hocs ; de là S. 106 E, sur un par-
cours de 10 milles et 8 chaînes (ou S milles 40 chaînes en ligne droite), des. cendant très rapidement le long de la base nord de la chaîne.
Au bout de cette distance elle est rejointe par un tributaire ve
nant du nord, appelé la
rivière à Martin, puis elle tourne S, 430 E, (mag.) et conserve cette direc-
tion pendant 7 milles et 58 chaines (ou 6 milles en ligne droite), jusqu'à la
tin de la distance mesurée, où elle se divise en deux bras de volume à peu près égal,”
Nous passâmes trois jours à collectionner des spécimens de roches et de
pendant que les hommes ét
orter des provisions à un CaMP-Mmagasin établi aux fourches,
lantes dans le voisinage aient occupés à apl il
Partis des fourches le 27 juin, nous fimes ui arpentage au micrométre de la branche Sud ou Principale jusqu'au lac Sainte-Anne, Cette distance fut parcourue en trois Jours, y oMpris un portage de plus d'un mille de longueur, pour passer les chutes, qui se trouvent à peu près à un demi-mille en amont des fourches et ont environ 60 pieds de hauteur. La rivitre s'est ici fravé un Passage dans le flanc est du mont Albert, et en bas des chutes elle passe dans une belle et profonde gorge longue d'un quart de mille et dont les murailles perpendiculaires s'élèvent à plus de 200 pieds au-dessus de la rivière, Par endroits elle n'a Pas ]
lus de six pieds de large est très profonde, et
en amont des chutes ell ne peut la remonter que pendant | beaucoup de difficulté,
ul, lais e est tellement rapide qu'on
es hautes eaux, et alors même avec
À sept milles en haut des fourches, sur une distance d'un deimi-mille, il Y à Cinq petites chutes de deux à sept pieds de hauteur, causées par des bancs de vranit qui traversent ici la rivière, [fallut faire Cinq portages pour les passer, ce qui ous retarda beaucoup,
De là au lac, éloigné d'environ trois milles, la rivière Passe dans une pente, mais elle est obstruce par des
ments de bois et est tres tortueuse.
région plane et à peu de aïmoncelle- La distance totale des fourches au Jac est de 10 milles et 67 chaines (ou 9 milles 52 chaînes en droite ligne), et sa direction générale est N,I5DE,
Comme les fourches sont à 709 Pieds au-dessus du niveau de a ler, et le lac Sainte-Anne dard Y à une différence de 604 }
ects, ce qui donne
à la rivière une pente moyenne de près de 60 pieds par mille entre ces deux endroits.
La rivière passe, sur les quatre premiers milles de son COUXS en réemon-
tant, dans une profonde vallée
formée dans les monts Notre-Dame, qui Sélévent À Partir de son lit, de chaque côté,
en pics qui varient de douze
RME à
Low. |
à quinze ( devient € rivière, C pitons iso Cette rég depuis le des Chicla Madel depuis le Bassin di de fer qu station « Par st tance au bois qui lement e on ne tr Le la quart de pai un € quante « au milie Sur les teurs de au ÿ.-0 pas plus come | fait éru la Tabl Aya sources trois mi Le lend environ mille et Ici, 1 le somt quart d 158$ pic en mèên ruisses Sainte-
Les
Low. | PÉNINSULE DE GASPÉ, 7F
Après avoir traversé la chaîne, le terrain Plateau uni.
‘U moins à quinze cents pieds de hauteur.
‘de son devient comparativement plat, avec de petites collines qui bordent la es et 66 rivière. Celles-ci s'élèvent à 200 ou 300 pieds, et il ya parmi elles quelques
iynent une hauteur de plus de 1,400 pieds.
la base | pitons isolés de granit qui atte and plateau dévonien qui s'étend
‘n par Cette région est une continuation du gr
te), des- { depuis le voisinage du lac Métapédine, en suivant le côté sud de la chaine bout de | des Chie-Chocs, jusqu'au lac Sninte-Anne, et ensuite jusqu'aux rivières de ppelé Ta ln Madeleine et York, formant une étendue de terrain presque plan * direc- | colonial, près du lac Métapédiac, jusqu'au
depuis le chemin de fer Inter à un embranchement de chemin
Bassin de Gaspé, beaucoup plus favorable
qu'à la | lume à | de fer qui aboutirait à Gaspé que ne l’est In route de la côte à partir de la | station de Métapédiac.
set de Par suite de son élévation, ce plateau n'a que peu où point d'impors à ap- tance au point de vue agricole, car les gelées d'été y sont fréquentes. Le j bois qui y croît est petit et d'apparence rabougrie, et il consiste principamètre | lement en épinette blanche et noire, sapin baumier et bouleau blanc, mais stance | on ne trouve pas de cèdre au delà des chutes de la Sainte-Anne. Ille de | Le lac Sainte-Anne, qui a trois milles de longueur et rarement plus d'un Lac Sainte- -mille | ca UE ee LE AUQN EA Le io Anne.
| quart de mille de largeur, s dirige au S.-E. et est divisé en deux parties s'est | pa un détroit peu profond d'une centaine de verges de longueur sur cinhutes | quante de largeur, Le lac est très profond, le fond n'ayant pas été atteint, le et | au milieu de la partie la plus grande, avec une sonde de quarante verges.
essus 1 Sur les côtés est et ouest du lac, des pics de granit s'élèvent à des hautandis qu'au N.-E. et
liais | teurs de 1,200 à 1,500 pieds au-dessus de son niveau,
qt'on au $.-0. l'on voit des chaînes de collines basses dont les plus hautes n'ont
avec i pas plus de 500 pieds. Ces collines sont composées de grès dévonien, comme le sont aussi les flancs inférieurs des pics de granit. Le granit a
le, il fait éruption à travers le grès et fait partie du massif de la montagne de
des la Table au nord,
ages Ayant terminé le relèvement du lac et exploré un portage jusqu'aux sources de la branche ouest de la Petite-Cascapédiac, qui passe à environ
une trois milles au sud du lac, nous retournâmes aux fourches le + juillet.
lle- Le lendemain nous fimes l'ascension du mont Albert, Son sommet est à
lac environ 3,000 pieds au-dessus du lit de la rivière, et il en est éloigné d'un
et mille et demi.
[ei, nous établimes un campement, et nous passâmes deux semaines sur C'ampement et le sommet plat de la montagne, tirant une ligne de base de trois milles et Re *< ne quart de longueur. De cette ligne nous pûmes faire la triangulation de ces 158 pies des chaines environnantes. Les investigations géologiques furent
en même temps poursuivies, et nous relevâmes des coupes le long de trois )- ruisseaux qui prennent leurs sources sur la montagne et se jettent dans la pui Sainte-Anne.
ze Le sommet du mont Albert est presque plat, et il esc déchiré par une cons su
press: M7 UT 1. USE URSS pRGAN TEE was
LS a ass 2 : . D nur eone re rer ancre sé
CE QUÉBEC, Low. |
profonde gorge du côté est, qui, pres ce sa tôte, se ramifie en plu Hire MM. P autres plus petites, Les parois de ces
Sorges sont absolument dénutos serpentine nue ont pris une légè nts atmosphériques,
le long di de végétation, et les roches de re couleur voyai deu Sur la cîme de la Mon- ‘entine sont éparpillés et partielle mousses et de lichens.
occupés par de l'épinette noire (Abies ment dix pieds de hauteur.
chamoiïis sous l'action des age
la Tuble, tagne, des blocs de ser]
+ * Q ment couverts rivière 5a
d'une épaisse couche de Les endroits abrités sont
et conipar
nigra) rabougrie, qui atteint rare.
Les branches s'entre forment un fourré impénétrable,
sance d'en lacent près du sol et permit d'e n . | y gui l'oute la surface à une apparence morte Par sui
et rappelle les tableaux de la lune, Le sommet de la
Montagne à une fourches légère inclinaison du SA ), et du N.-E. vers le centre, et lu ligne de base j nous part fut tirée depuis le mât de
pavillon au N.-E, Jusqu'à un l côté sud, la direction étant S, 280 0, de base
oint élevé sur le le somme De l'extrémité nord-est de la ligne du mauvi , Où l’esquisse ci-jointe n été prise, on à une Magnifique vue de Ja la Table : contrée environnante.
sueau ke Partant de l'ouest, tous les
mont Albert,
moyenne pics importants de ln chaîne Notre-Dame à de ?: vividre Matane,
pics, qui sont visibles jusqu'au del
Au nord de cette chaîne, ferment 1 les collines plus basses de roches cambriennes courent dans une série de | leuse par crêtes parallèles à ln côte, et sont recoupées pur les vallées des rivières du | d'un mêr Cap-Chatte et de Sainte-Anne, Au delà est le golfe parsemé de navires central e qui passent, et à l'horizon on aperçoit les montagnes de la rive nord, le: | sieurs de tout formant un grandiose et magnifique tableau. | son (3,70
En se tournant vers l'est, les Montagnes de ln côte deviennent plus frappant élevées, et leurs pics s'élèvent souvent à des hauteurs presque évales à de la pa ceux des Chic-Chocs, et nous cachent ln vue du golfe, Plus loin au N. rigueurs E., on voit la partie nord de la grande montagne de granit appelée la d'arbres Table par Mr Richardson, bosquets
Cette montagne, avec ses divers pics (dont quelques-uns sont plus hauts sauvage que le mont Albert), remplit tout l'horizon du côté est, Elle s'élève des her abruptement à plus de 2,000 pieds au-dessus du niveau de la région envi- nu, forn ronnante, qui ondule depuis la vallée de la Sainte-Anne Jusqu'à sa base, les lacs ( Les parties les plus élevées et les flancs de ln Montagne sont nus, les perdrix arbres ne pouvant venir dans des endroits aussi exposés, Les la
Au sud-est on voit la vallée de la Sainte-Anne, avec le lac Sainte-Anne un gros dans le lointain, qui à l'air d'un ruban d'argent : elle est entourée de le côté « pitons de granit nus, Au sud, le grand plateau déjà mentionné s'étend l'autre « le long de la base des Chic-( ‘hocs, interrompu seulement Par queiques monta pics de granit, tandis que dans le lointain on
voit les Montagnes dévoangées parallèles, dans lesquelle
à une lé
te — recoupées par de pr'o- REVISESE S coulent les différents bra
niennes qui forment plusieurs r fondes vallées transversales s de Lime la rivière Cascapédiac.
Ayant terminé notre tr
qui coli:
plantes alpines, nous de
ait une collection de \ Nord p 20 juillet, Au :
avail sur la Montagne et f
scendîmes aux fourches le