‹ Compte-rendu des explorations et études faites dans l'intérieur de la péninsule de Gaspé en 1883 [microforme]Chapitre 3 sur 3 · M ES · texte numérisé non relu

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Low. | PÉNINSULE DE GASPE, 9

MM. Porter et Hamilton restèrent ici pour faire des arpentages au pas le long de plusieurs petits ruisseaux du côté nord de la rivière, et j'envoyai deux hommes ouvrir un chemin jusqu'au sommet de la montagne de ln Tuble, éloignée d'environ huit milles, pendant que je descendais la rivière Sainte. Annie-des-Monts pour me procurer de nouvelles provisions et comparer mon baromètre avec celui de Mr Vibert, qui eut la complaisance d'enregistrer trois observations par jour durant tout l'été, ce qui me permit d'établir la hauteur de tous les pies gravis pendant la campagne.

Pur suite d'une crue de la rivière, ilime fut impossible de retourner aux Montagne de

fourches avant le 27. Les hommes avaient alors terminé le chemin, et L nous partimes pour la montagne de la Table, mais ne pûmes en atteindre le sommet que le lendemain, car nous n'avancions que lentement à cause du mauvais état du sentier et du poids de nos paquets. La montagne de la Table a environ quinze milles de longueur du nord au sud et une largeur moyenne d'environ trois milles. Sa surface est inégale, et de nombreux pies, qui s'élèvent souvent à 500 pieds au-dessus du niveau général, lui forment une espèce de ceinture, tandis que le centre est une plaine onduleuse parsemée de nombreux lacs (nous en avons compté jusqu'à vingt-six d'un même point), variant de une à cent acres en superficie, L'espace central est à environ 3,000 pieds au-dessus du niveau de la mer, mais plusieurs de ces pics sont plus hauts que le mont Albert. Le pie de Richardson (3,700 pieds) est le plus élevé, Cette montagne présente un contraste frappant avec le mont Albert, Les pics de ses rebords forment un bassin de la partie centrale, dans laquelle l'épinette noire, protégée contre les rigueurs de la température atteint une hauteur de trente pieds, beaucoup d'arbres ayant plus d'un pied de diamètre ; elles forment des toutfes ou bosquets séparés par de petits vallons couverts d'un riche tapis de mil sauvage alpin et de fougères. Les couleurs mariées de la sombre épinette, des herbes d'un vert tendre, des lacs bleus et des pics de granit rose et nu, forment un paysage agréable, La truite de ruisseau abonde dans tous les lacs et les ruissenux qui en sortent, tandis que les bois fourmillent de perdrix de savane,

Les Ines sont disposés par groupes, chaque groupe se déchargennt par un gros ruisseau, À l’est magnétique des fourches de la Sainte-Anne, sur le côté ouest de In montagne, il y a deux groupes : l'un de cinq, au sud, et l'autre de trois, au nord. Les ruisseaux de ces groupes, en partant de la montagne, descendent d'une hauteur de plus de 600 pieds et se rejoignent à une légère distance de sa base, puis vont se Jeter dans le bras Nord de la rivière Sainte-Anne à une couple de milles des fourches.

[mmédiatement au sud de ces lacs il y en a un autre groupe de trois, qui constituent les sources du bras du Milieu de la Madeleine ; et le bras Nord prend naissance dans un groupe situé à l’est de ces derniers.

Au nord, plusieurs lacs se déversent dans un ruisseau qui rejoint le

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1 Table.

Lacs sur le

sommet.

Sources des cours d’eau.

10 Fr QUÉBEC,

bras Nord de la Sainte Anne à environ six milles des fourches, tandis que plus loin encore vers le nord il ÿ a un grand lac, et plusieurs autres plus petits, qui forinent les sources de ce brag lui-même,

Après avoir passé quelques jours à examiner le sommet de la montagne, ayant été considérablement retardés par la pluie, je partis, accompagné de M" Porter et de deux hommes, pour

descendre le bras du Milieu de la rivière la Madeleine,

Nous fimes un arpentage micrométrique depuis les lacs à sa tête Jusqu'aux fourches, pour le relier à l'arpentage fait par Mr Richardson en 1857,

Pendant que nous étions occupés à faire ce travail, Mr

Hiunilton était resté sur la montagne à faire la triangul

ation des pics à l’est et au sud.

Brasdu Milieu En partant des lacs, le bras du Milieu descend une gorge dans la mon- $e la Made- SOT eine,

tagne sur une distance de sept milles, la direction générale étant S. 20E.

Cette gorge est très profonde et divise la montagne en deux parties. En

) bas de la gorge, la rivière tourne à l'est sur une distance de deux milles et

passe entre des collines de calcaire qui n'ont pas plus de S00 pieds au-dessus de son niveau. Elle tourne alors au N, 0° E, et traverse

une révion de même nature sur un parcours de sept milles

, après quoi elle rejoint le bras Sud, et à un demi-mille plus bas se trouve la Jonction du bras Nord, où s’est terminé le mesurage de Mr Richardson.

Bois Le long du premier bief, le bois est petit et rabougri, consistant prineipalement en épinette noire et blanche, bouleau blanc et sapin baumier, Celui que l’on trouve le long du second bief et de la partie supérieure du troisième est encore plus pauvre, consistant en une épaisse venue d'épinette noire, dont bien peu d'arbres ont plus de six pouces de diamètre. La moitié inférieure du troisième bief est bien boisée, surtout d'épinette blanche et de bouleau blanc, et il resté encore quantité de beaux arbres, quoique l’on ait fait beaucoup de bois dans les environs,

dqbistions Cette exploration devint très difficile à cause de Ja pluie qui ne cessa

Anne,

de tomber pendant les trois derniers jours,

Elle gonfla tellement la rivière au'il était impossible de marcher

dans l’eau, tandis que le bois le long des rives était presque inpraticable à cause des chablis. Nous atteigntines les fourches vers dix heures du matin le £ août, et comme nous n'avions plus de provisions, nous repartimes immédiatement pour le campement de Ja montagne de la Table, éloigné de quinze milles, où nous arrivâmes à neuf heures du soir, Apres nous être reposés le lendemain, nous redescendimes aux fourches de la Sainte-Anne le 6, [ei la hauteur de l'eau nous retint pendant trois Jours, puis nous la descendimes de quatre

milles jusqu'à un gros ruisseau qui s'y jette du côté nord. De là Mr Porter se rendit directement jusqu'à Sainte Anne-des-Monts, afin de faire sécher et mettre en ordre les spécimens des plantes collectionnées durant l'été, Après avoir passé deux jours à explorer ce ruisseau, nous descendîmes à un autre qui entre dans la Sainte-Anne du côté Su:l à une vingtaine de milles de son

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tow.| PÉNINSULE DE GASPÉ. 11 F

embouchure. Rendus à la tête de ce ruisseau, nous essayâmes d'atteindre le la Cascapédiac, éloigné d'environ trois milles, mais nous ne pûmes y réussir à cause des grands chablis qui couvraient les flancs de la montagne aussi loin que la vue pouvait porter. En y passant, je me refoulai un genou si gravement que j'eus toutes les peines du monde à me rendre à Suinte-Anne. Le lendemain, 19 août, nous descendîmes dix-neuf milles jusqu'à un gros ruisseau appelé la rivière à Côté, venant du sud. Mon genou étant très sensibie, je laissai à M' Hamilton le soin de l’explorer et mesurer, et je me rendis à Nainte-Anne-des-Monts. M" Hamilton ayant terminé son relèvement, vint nous rejoindre le 18 et partit le 22 pour Ottawa avec Mr Porter. Ils emportèrent avec eux tous les spécimens collectionnés durant l'été et une partie de l'équipement dont nous n'avions plus besoin.

Le 23 août, je partis pour remonter la rivière du Cap-Chatte avec deux Rivière du

r ’ es 2 Cap-Chatte,

hommes et un canot, Nous éprouvâmes de grandes dificultés à cause de l'état de la rivière, qui était très basse, et ne pümes nous rendre qu’à environ vingt-cinq milles de son embouchure. Cette rivière a été décrite par sir William Logan dans son rapport de 1844.

Nous revinmes alors à Sainte-Anne-des-Monts, et j'en repartis le RL pour traverser la péninsule de Gaspé par la voie des rivières Sainte-Anne de Gaspé. et Petite-Cascapédiac. J'arrivai aux fourches le 1er septembre, et nous employämes la journée à abattre du cédre et faire un nouveau fond à notre

canot, car la rivière était tellement basse en amont des chutes qu'il nous fallut tirer le canot presque tout le temps jusqu'au lac, que nous atteignîmes le 6. De là nous fimes un portage jusqu'à la branche Ouest de la Petite-Cascapédine, éloignée de trois milles. IT nous fallut deux jours pour pratiquer un chemin et transporter notre canot et nos bagages.

A l'endroit où nous touchâmes cette rivitre, elle n’a que quinze pieds de Petite-Cascalargeur, et elle est fortement embarrassée de hillots et de troncs d'arbres, ais en sorte qu'il nous fallut quatre jours pour nous frayer un passage et traîner le canot sur une distance de sept milles. La rivière est tres tortueuse sur cette distance et a peu de courant, Plus loin, comme elle reçoit plusieurs gros ruisseaux, elle devient plus navigable et atteint une largeur d'environ cinquante pieds, et son courant est assez rapide, Les arbres renversés qu'elle charrie forment d'immenses * embarras ” tous les trois où quatre milles. Pour les passer, il nous fallait ouvrir des portages à travers le bois et tout transporter à dos d'homme, ce qui nous faisait perdre beaucoup de temps.

A sept milles du portage, la rivière recoit un gros ruisseau venant de Chute. l'ouest, et immédiatement en aval de celui-ci elle forme une chute de trente-cinq pieds de hauteur, au pied de laquelle elle reçoit un gros ruisseau du côté est,

En bus de la chute, les collines sont plus élevées, ayant

de 800 à 1,000 Bois.

now. | 12 Fr QUÉBEC, Anne « * pieds au-dessus de la rivière, Le sol le long des platières de la vallée -ce grès semble être bien meilleur que près du lae Sainte-Anne. On trouve de la Ia bonne pruche et du boulenu tout près de la rivière, avec une quantité de Madeli pin sur les collines, ro qu À neuf milles en aval de la première chute, il y en à une seconde de dix lit de 1 pieds, et en bas de celle-ci, le courant, qui jusqu'alors était rapide, diminue Anne, de vitesse, et la rivière serpente d’un côté à l’autre d’une vallée large d’un Sur mille environ, contenant un ex ellent fond de terre couvert d’une riche et retr venue d’épinette blanche, de bouleau blanc et Jaune, de cèdre et de Ces peuplier, avec quelques frênes et érables, Cette belle vallée s'étend sur une fères q distance de douze milles, dans une direction sud. A un mille en amont des Cap-Cl fourches, éloignées de dix-huit milles de l'embouchure, la rivière redevient Madel apide, et la vallée se rétrécit à moins d’un quart de mille, à quat La Petite-Cascapédiac, depuis les fourches Jusqu'à son embouchure, à été l’extré décrite par Mr Ells. (Voir Comptes-rendus de 1880-2, pp. 9 et 13 D.) Le ] Fins des tra. Ayant été considérablement retardés par les c vaux de la

auses ci-dessus mentionmbouchure de la rivière que d 10, et Comme nous avions compté f n'avions emporté d :

sans C( campasne. nées, nous n'atteignimes l'e ans la soirée du su ppos aire cette traversée en dix Jours, nous provisions que pour douze jours, en

deux Jours sans mancer,

ces gr sorte que nous

sous lé Le lendemain nous remontâmes la

dûmes passer

de not baie des Chaleurs Jusqu'à Dalhousie, où nous rencontrâmes Mr A. E, Les Barlow, qui avait été laissé ]à par Mr Els pour nous aider à faire des arpen- cristal tages micrométriques dans le voisinage de Richmond, Après avoir passé dénud trois jours à Dalhousie, à faire une Collection de

fossiles et de spécimens côté s1 de prehnite des falaises du

cap Bon-Ami, nous nous rendîmes au lac Métapédiac, où nous l'

issâmes trois est du lac. De là nous allâmes de chemins dans le voisin

du niv Jours à examiner les roches de la rive

pieds :

à Rimouski pour faire ] Le :

; Inais Comme le temps était froid et incon- etils stant, et les chemins en très mauvais état, il nous tut hnpossible de faire ce travail, Nous quittâmes donc timouski le ?8 septembre et

lusieurs arpentages =

gros, ] arrivâmes

princi à Ottawa le ler octobre, baumi Le travail de la campagne fut très retardé par les pluies fréquentes des. gelées mois de juin et de juillet et de Ja premiére semaine d'août. Le

et cor

STRUCTURE GÉOLOGIQUE, pénèti

foncés

S'ilurien. — E. Notre

Le

Calcaires Ce système est représenté Par une série de lits de calcaires, dont un CT siluriens, - PR e : ; ; LD 1 grand nombre sont tres tossilitères, tandis que d'autres ne contiennent usa tucunes traces visibles de débris organiques, a Cette formation de calcaire repose par places sur un wrè :

S r'Osâtre ou ris qui n'a pas une grande puissance, et que l’on voit sur les rivières Sain:e

now. | PÉNINSULE DE GASPÉ. 13 Fr

Anne et Matane et sur le côté sud du lac Métapédiac. On suppose que

-ce grès est la partie la plus basse du système.

Il a été vu des roches siluriennes sur les rivières Sainte-Anne et la Madeleine. Sur la première, leur limite nord traverse le bras Sud à enviro: quatre milles en amont des fourches ; à partir de là, elles occupent le lit de la rivière jusqu’à une pointe à deux milles en aval du lac Sainte-

Anne, distance de près de trois milles.

Sur la dernière, la limite nord traverse ie bras du Milieu à dix milles, et retraverse à un demi-mille en amont des fourches.

Ces roches sont supposées former la continuation des calcaires fossilifères qui ont été observés par sir William Logan et autres sur les rivières Cap-Chatte et Matane à l’ouest, et de ceux qui se trouvent au sud de la Madeleine à l’est. Elles forment une zone, dont la largeur varie de dix à quatre milles, qui s'étend depuis le lac Métapédiac et plus loin jusqu'à l'extrémité de la péninsule de Gaspé.

Le long de leurs limites septentrionales, les grès et les calcaires reposent Relations sans concordance sur des schistes amphiboliques et chloritiques, que l'on iles suppose avoir formé la ligne de grève de la mer silurienne dans laquelle ces grès et calcaires ont été déposés. Au nord, les calcaires plongent sous le grand bassin de calcair2 dévonien décrit par M Ells, et reviennent de nouveau à la surface au sud de celui-ci.

Les roches siluriennes étant beaucoup plus tendres que les roches semi- Caractère dela

: $ À ee f superficie silucristallines dures de la chaîne de Notre-Dame, ont subi une plus grande rienne. dénudation et forment en conséquence les contreforts arrondis et bas du côté srd de la chaîne, qui s'élèvent rarement à plus de 500 pieds au-dessus du niveau du terrain uni avoisinant, lequel est lui-même à plus de 1,000 pieds au-dessus de celui de la mer.

Le sol qui recouvre ces roches paraît être riche en matière cal:arifère, et il supporte une épaisse forêt de bon bois qui, cependant, n’est pas bien gros, peu d'arbres dépassant douze pouces de diamètre. Le bois consiste principalement en épinette blanche et noire, avec du bouleau et du sapin baumier. La contrée est impropre à l’agriculture à cause des fréquentes gelées d'été et de Ja brièveté de la saison.

Le long de la Sainte-Anne, le lit le plus bas est un grès rouge, très dur Affleurements

: 1. pt , ï à . , surlarivière et considérablement altéré par un dyke d'amygdaloïde vert foncé qui le Sainte-Anne. pénètre. Ce grès repose sans concordance sur des schistes amphiboliques foncés qui forment partie des roches précambriennes des montagnes de Notre-Dame.

Le grès est recouvert par des lits de calcaire bleu foncé contenant des Strophomena, Rhyachonella, Orthis, Zaphrentis, et des fragments de tiges de crinoïdes.

A un demi-mille plus haut, on voit un banc de calcaire gris clair, exces-

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RE pa a a ES

14 F QUÉBEC, Low. |

sivement cristallin, dont le plongement est E, 200 8, 400, et qui est mais d altéré par un dyke de trapp vert traversant les assises. tour «

Les roches sont ensuite cachées pendant près d’un demi-mille en remon- d Sainte tant, après quoi, à un brusque détour que fait la rivière, il affleure des mière lits de calcaire schisteux gris foncé, plongeant S.-0O. <{ 409, Ces calcaires au su se délitent facilement en grandes dalles, d’un demi-pouce à trois pouces en am d'épaisseur, et donnent d'excellents matériaux de construction. tions,

On voit plus haut des lits de calcaire gris foncé, par intervalles, sur appar

une distance de 600 verges, avec un plongement général S. 300 O. En amont de ceux-ci, sur un espace de 600 pieds, les assises sont cachées, puis on retrouve du calcaire recoupé par des dykes de trapp foncé. Les dykes de Ce

trapp sont nombreux et varient de un à six pieds d'épaisseur, et ils altè- flancs rent le calcaire partout où ils sont en contact avec lui, Le calcaire plonge grises ici N.-O, << 300, tion € Les plongements ci-dessus démontrent que l'allure orientale générale EI] des calcaires à été rejetée au sud par le grand massif de granit qui existe s'éten dans les environs. jusqu Le prochain afleurement se trouve à environ 700 verges plus haut sur Etats la rivière, et consiste en lits de calcaire cristallin verdâtre pâle, plongeant au su N. 309 O., altérés par des dykes de porphyre, A l’ouest, tout près de la s'enfc | rivière, une montagne de granit s'élève à 1,200 pieds au-dessus de son c'est : | niveau. 1846 | À 400 verges au delà du calcaire cristallin, on trouve un lit de calcaire On i gris clair, compact, plongeant E. 200 N. Les assises sont ensuite cachées rivièt H sur un espace de 200 verges, après quoi on voit une masse de granit rose, Lévis É qui occupe le lit de la rivière sur une longueur de 700 verges et relie prése -À évidemment la montagne du côté Ouest au grand massif de la montagne endr de la Table, Au delà du granit, on voit une bande de calcaire gris clair, Ce très cristallin, qui s'étend sur une longueur d'environ 200 verges ; plonge- méra ment, S, 100 E, < 400, Il est suivi par une porphyrite gris clair, et au près bout de 300 verges par une autre bande de calcaire, qui s'étend d'environ de la 250 verges et plonge S, 100 O. < 40° ; puis vient une autre bande de por- mille phyre semblable, de peu de puissance, qui à son tour est suivie par d'autre la ri calcaire dont le plongement est $. 109 O, << 500, Ces lits se maintiennent A sur un espace de plus de 1,000 verges, après quoi ils passent sous les grès pied: dévoniens gris et verts, vert ST Sur le bras du Milieu de la Madeleine, en descendant ln rivière, on ren- trou Madeleine, contre le calcaire silurien pour la première fois à environ dix milles en L amont des fourches. Ici, il recouvre sans concordance une roche chloriti- des | que vert pâle d'âge précambrien, qui plonge S.<{ 400, En bas de ce point, + traie le calcaire fossilifére et les argiles schisteuses continuent d’affleurer par avec intervalles le long de la rivière. Par suite de nombreuses contorsions et € secondaires, il est très difficile de déterminer l'allure générale des roches, mên

Low.]| PÉNINSULE DE GASPÉ. 15 F St mais d’après les renseignements obtenus, on suppose qu'elles tournent autour de la base sud de la montagne de la Table à partir de la rivière Le « Sainte-Anne, car, à l'endroit où elles traversent la Madeleine pour la preès imière fois, elles ont une allure N.-E., qui tourne ensuite à l’est, puis de au sud-est, leur limite nord traversant la Madeleine à un demi-mille ?S en amont des fourches, où, d’après Mr Richardson (Rapport des Opérations, 1857), elles reposent sans concordance sur le calcaire foncé de Lévis F appartenant au groupe de Québec.

LA ” C'ambrien.—C.

Ce système est représenté le long de la rivière Sainte-Anne, et sur Îles Relations flancs est et ouest de la montagne de la Table, par des argiles schisteuses rs —— grises et noires, des calcaires et des conglomérats de calcaire de la formation de Lévis.

Elles ne forment qu’une petite partie du grand massif de ces roches, qui s'étend depuis le cap Rosier, en suivant le côté sud du golfe Saint-Laurent, jusqu'à Québec, et de là en traversant les cantons de l’Est jusque dans les Etats-Unis. Dans le voisinage de la rivière Sainte-Anne, elles s’avancent au sud jusqu’à la base des montagnes de Notre-Dame, où elles paraissent s'enfoncer sous les ardoises et les schistes cristallins des niontagnes, et c'est ainsi qu'elles ont été décrites par Murray (Rapport des; Opérations,

1846) le long de ses deuxième et troisième biefs de lu rivière.

On voit un cas semblable sur l'île d'Orléans, où les ardoises de la rivière Hudson plongent en apparence sous les roches plus anciennes de Lévis. Il en a été mentionné d’autres cas par le Dr Selwyn comme se présentant dans les cantons de l'Est, et aussi par M' Ells en différents endroits sur la côte entre le cap Rosier et Métis.

Cela explique aussi l’apparente interstratification de bandes de conglomérats de calcaire parmi des lits d’ardoises chloritiques grises et vertes, près du contact des deux systèmes, que l’on voit sur les biefs supérieurs de la rivière Sainte-Anne, et surtout à une petite chute à une dizaine de

milles en aval des fourches, de même que sur un ruisseau du côté nord de

la rivière, à quatre milles en bas des fourches. Au premier de ces endroits, un lit de conglomérat d’une vingtaine de

pieds de puissance est enveloppé entre des ardoises chloritiques grises et

vertes. Sur le ruisseau, de minces lits de conglomérat de calcaire ont été

trouvés parmi les ardoises chloritiques grises. < Le long des versants est et ouest de la montagne de la Table, l’on voit Roches cam-

: : CES ñ + \ : : briennes de des lits de calcaire gris foncé qui, après un examen minutieux, ne mon- HE AQU

traient aucune trace de fossiles, mais qui, à cause de leur ressemblance à avec les calcaires de Lévis sur la côte, décrits dans des rapports antérieurs, et de leur position relativement à ces roches, sont supposés être du

même âge.

ar nr anpn nr mms ant misent ré drht me ans cv men ner vomi 5

16 Fr QUÉBEC.

Ils paraissent avoir été soulevés par le grand massif granitique qui forme la majeure portion de la montagne de la Table, et sur une certaine distance de leur contact avec ce massif, ils montrent des signes d’altération, étant plus ou moins transformés en marbre gris foncé, La région occupée par ces roches est très montagneuse, Les crêtes courent est et ouest, en apparence le long de l'allure générale des roches, et sont recoupées par de nombreux ruisseaux des deux côtés du point de partage des eaux, éloigné d'environ six milles de la côte, et entre celle-ci et la rivière

. Sainte-Anne,

Les montagnes ont des contours arrondis et sont hien boisées, quoique dans le voisinage de la montagne de la Table elles s'élèvent à une hauteur de 3,000 pieds au-dessus du niveau de la mer, leur hauteur générale étant d'environ 1,500 pieds.

Une grande partie de cette étendue a été ravagée par des incendies, mais il reste encore quantité de bon bois, consistant principalement en épinette blanche, bouleau blane et jaune, cèdre, tremble, sapin baumier, et quelques frênes et érables.

Le sol est très propre à l’agriculture et est cultivé sur une distance d'environ six milles en remontant la rivière du Cap-Chatte, où nous avons vu des récoltes de foin, d'orge, de sarrasin et de blé le ler septembre, la plupart du foin étant coupé et l'orge prête à l'être, tandis que les autres grains étaient bien avancés, Le terrain est aussi cultivé sur une distance de quatre milles à partir de l'embouchure de la rivière Sainte-Anne, La brièveté de la saison est cependant un grand obstacle à l'agriculture, ici

comme partout ailleurs sur la côte.

Précambrien. A, B.

Roches méta- Ce système est représenté par les schistes et ar

3 doises métamorphiques morphiques

des montagnes des montagnes de Notre-Dame, qui ont été examinés le long de 1 -de Natre- Ê

Dame. Sainte-Anne et de plusieurs de ses tributaires, le long des Chatte et la Madeleine, et sur les bords du lac Métapédiac.

a rivière rivières Cap-

Ces roches s'étendent à partir du côté est du lac, étant couvertes par les grès et calvaires siluriens du côté ouest, jusqu'aux sources de la riviere Sainte-Anne, où elles sont interrompues par le grand massif de granit qui forme la montagne de la Table,

A l'est du granit, un petit lambeau précambrien traverse le bras du Milieu de la Madeleine à une dizaine de milles en amont des fourches, Ce

massif occupe une petite superficie recouverte par du calcaire silurien.

ne La largeur de l'étendue occupée par le grand massif de roches d'âge précambriennes, camhrien varie de quatre milles sur le lac Métapédiac à environ neuf milles près des rivivres Sainte-Anne et du Cap-Chatte, Elle s'étend presque parallèlement à la rive et est éloignée de seize milles de l’embouchure de la Matane et de onze de celle de la Sainte-Anne.

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Low. PÉNINSULE DE GASPÉ. IT Fr

Ces roches sont les plus anciennes de toutes celles trouvées dans la péninsule de Gaspé et formaient probablement la ligne de grève contre laquelle les roches siluriennes et dévoniennes ont été déposées au sud,

Ainsi qu'il a déjà été dit, elles sont intimement associées aux roches cambriennes et cambro-siluriennes sur le côté: nord, et paraissent les recouvrir sans concordance, Les roches précambriennes forment un im-

sortant caractère physique de la péninsule de Gaspé, car elles constituent YSIq Ù

les montagnes de Notre-Dame, Ces montagnes sont considérablement Mont

élevées au-dessus de la contrée avoisinante, et leur altitude augmente à mesure qu'elles s'avancent vers l’est, en sorte que dans le voisinage des rivières Sainte-Anne et du Cap-Chatte, beaucoup des principaux pics atteignent une hauteur de plus de 3,500 pieds au-dessus du niveau de la mer, tandis que sur la rivière Matane peu de points ont plus de 1,000 pieds d'élévation.

Les flancs des montagnes sont très escarpés et bien boisés. Leurs cîmes sont généralement aplaties, et nombre des pitons les plus élevés étant audessus de la limite des arbres, ne sont couverts que de mousse et d'herbe,

Plusieurs bonnes coupes de ces roches furent examinées le long de la

est celle trouvée sur le ruisseau du Diable (Devils Brook), qui part du haut du mont Albert et descend dans une profonde gorge du côté est, puis va rejoindre le bras Sud de la Sainte-Anne à environ deux milles et demi en amont des fourches. Cette coupe montre les lits inférieurs du système et leur contact avec la serpentine.

Voici quelles sont les roches qui ont été observées le long du ruisseau en partant de son embouchure, la coupe ayant été relevée de haut en bas :—

PAS, Calcuire impur, contenant de la chlorite verte, associé à des lits d'ardoise chloritique grise, se délitant en minces feuillétMisrarrurdrecmarnmo marrer 50 Assises cachées par le terrain de transport.....,,,,,.,......, 600 Roche chloritique massive, vert pois, qui se brise en longues esquilles et est pénétrée par des veines de quartz, associée à une épidote vert foncé. 4... esse soso sos, 450 Schistes amphiboliques et chloritiques, causant une chute de 150 pieds dans le ruisseau.....,..,.,.,,,,,,.4,,,,,,,.,,,,. 300 Schistes amphiboliques et chloritiques, très contournés tant sur l'allure que sur le plongement..,..,.,...,,,,,,,..,,..4 50 (Gineiss gris, consistant principalement en amphibole noire et quartz, avec du feldspath rose ; plongement S. 50° 0.£ BU ruse nana annees ecran. 120 Calcaire impur, contenant des grains épars de chlorite ; nlongement BeO, LBO° soso soso sono cocon cos o 0e 00 0 62 Schiste amphibolique foncé, associé à de minces bandes d’ardoises chloritiques vert pâle ; plongement SO. 70"..., 05 D]

DEEE nement <> para

+ ml

Coupe sur le ñ 4 F 5 3 ruisseau du rivière Sainte-Anne et des ruisseaux qui s’y jettent. L'une des meilleures Diable.

enterrement Paca oi van

RES | ne

Coupe sur le

versant N, du mont Albert,

Coupe sur le flanc ouest du mont Albert.

18 Fr QUÉBEC,

Schiste amphibolique et roche chloritique massive de couleur

vert foncé; plongement $S, 300, 60°,,,,,,,,,,,,,,,, 40 SohsteampIbOlNQNO ONCE renverse tacuee 120 Schiste amphibolique, associé à de minces lits d'ardoise chlori-

tique vert pâle ; allure E, 80°. 8, 80"...,,,,.,..,,,,.., 10 Schiste amphibolique foncé... , 440 0000600 60 sorereese 125 Calcaire foncé, contenant de la chlorite vert foncé.....,,,,,.., 90 Calcuire serpentineux, interstratifié de bandes de serpentine ;

plongement $, 30° 0. 70°.. nent vuenress 270 Serpentine vert foncé, devenant marron à l'air ; Bonyeibent S.

OBCIC EC EC CU ATEO SC ETSOIO AOCOO COODUO COCOON re

Cette coupe ne montre que les lits inférieurs du système,

le long d’un petit ruisseau qui prend naissance sur le versant nord du

mont Albert, et qui se jette dans la Sainte-Anne aux fourches.

Voici la coupe exposée le long de ce ruisseau en partant de son embou-

chure :—

PAS, Lits d’ardoise chloritique gris clair, très repliée le long de son

allure, mais ayant un plongement moyen $. 20° 0. < 60°.. 1680

Lits d'urdoise chloritique verte... ads OÙ

Lits d’ardoise gris pâle........ dusnnsneve ses ldD Roches chloritiques vertes massives, pénétrées par des veines de

quartz, entremêlées d'épidote vert foncé.....,,.,,,,...... 270

Lits d’ardoise chloritique gris clair, comme plus haut......,..... 170

Roche chloritique massive, vert pâle

Pete sofa cornes cotes DI0

La coupe se termine ici, mais plus haut dans le flanc de la montagne et

formant ses pics, on retrouve les schistes amphiboliques vus sur le ruisseau du Diable,

Le schiste amphiholique sur le sommet du mont Albert contient une quantité de petits grenats rouges, dont bien peu sont

plus gros que des pois.

Des lits de belle serpentine rubanée paraissent être sus-jacents à ces

roches et se trouver entre elles et le grand massif de serpentine vert foncé, Cette roche montre, sur les surfaces exposées à l'air, des bandes de couleur

rouge et blanc-jaunâtre opaque, tandis que sur les surfaces nouvellement

brisées, ces bandes sont brun foncé et rouge sang, et varient d’un huitième de pouce à un pouce de largeur. On trouve parfois de très minces couches d’asbeste qui séparent les lits rouges,

La coupe de ce système qui a été mesurée ensuite se trouve le long d'un ruisseau qui part d'un petit Inc sur le côté ouest du mont Albert, e

t se jette dans la Sainte-Anne à environ quatre milles en

aval des fourches,

Les lits supérieurs, composés principalement d'ardoises chloritiques grises, ainsi que de quelques lits verts, ont été vus dans une coupe examinée

Low.|

Not ruisse:

il suit

Be bable beau ren v(

D’ ruiss sista tique boliq vées.

mass amp à ce que lits.

ren\ lits

part le r

Low.| PÉNINSULE DE GASPÉ, 19 F

Nous donnons cette coupe telle qu'elle a été relevée en descendant le

ruisseau, où à partir des lits les plus bas en remontant, et elle est comme

il suit : — PAS, ant 8. 30° O.< 80°........04e. 80

Schiste amphibolique foncé, plonge histe gris foncé, et ardoise

Schiste amphibolique foncé, micase chloritique vert pâle en lits minces.+...seserereserersintt

Gneiss gris à grains fins, composé principalement d'orthose blanche, d’amphibole foncée et de petites quantités de quartz.. 30

assive, vert pâle et foncé, contenant de uom-

Roche chloritique m:£ breuses veines de quartz associées à de l'épidote vert foncé. 490

Conglomérat de calcaire altéré, la matrice étant formée d’un grès ant très cristallins.

schisteux gris-verdâtre, et les galets ét

Plongement $. 30° O. 60°... nr téceupesia ie 0 Schistes chloritiques vert pâle...............sssetetessetet “use 210 | Roches chloritiques massives, vert Pntd ss cecen céeerédeneececes 1018 Ardoises chloritiques vert pâle....... ss. --eessssssveessereete 106

Ardoises gris clair et vertes, remplies de veines de quartz et

APP IDC LIOCOICIOIIONCEOICIOSCECIC ES

d'épidote.... ses

Au delà de ces dernières, jusqu’à l'embouchur près à un mille de distance, les roches sont principalement des arduises chloritiques gris clair associées à des lits dardoises chloritiques vert pâle, qui, dans les lits supérieurs, montrent moins d'altération.

e du ruisseau, à peu

tte coupe peuvent être identiques et le sont pro-

Beaucoup de lits de ce nt retordues et montrent en

bablement, car les roches sont excessiveine

beaucoup d’endroits des synelinules et anticlinules aiguës avec plongements

ren versés.

D'autres coupes semblables à celles-c

nt toutes la même série de roches, con-

i ont été observées sur différents

ruisseaux à l'ouest, et elles présente sistant en ardroises chloritiques grises et vert pâle, avec roches chloritiques massives et vert foncé, Nous n’y avons pas vu les schistes amphi-

boliques, probablement parce qu'ils se trouvent au sud des coupes relevées.

Le long du bras Sud de la rivière massif de serpentine et d'olivine qui t is et des ardoises chloritiques vertes qui € 1blement identiques, ce qui fait voir le mont Albert a soulevé les

Sainte-Anne, du côté sud du grand Structure . ‘ . générale.

verse la rivière, on voit des schistes

amphiboliques fonce orrespondent

à ceux du côté nord et leur sont prob:

que le gros massif de serpentine qui compose insi une grande anticlinale anticlinale ayant été dénudée, elle laisse des a serpentine, ceux du côté nord ceux du côté sud paraissent

lits de ce système, formant à avec plongement

renversé. La cîme de cette lits des mêmes roches de chaque côté de | paraissant plonger sous le massif, tandis que le recouvrir.

Les schistes amphiboliques ont aussi été vus par Mr Ells sur la branche

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20 Fr QUÉBEC,

au Saumon de la Grande-Cascapédine, où ils sont aussi sOus-jacents à la

serpentine, posent le Sur la rive est du Inc Métapédinc (ainsi qu'elle est décrite dans le dino, Rapport des Opérations de 1863), on voit une série de grès schisteux roses et verts associés à une roche chloritique vert foncé qui a une apparence ignée et contient des nodules concrétionnés, dont beaucoup ont plus d’un pied de diamètre, qui consistent en un mélange de quartz et d'épidote, généralement vert, mais rouge foncé par endroits,

Le point de contact entre ces roches et les grès sur le bord du lac est toujours couvert de débris, mais dans un gros rocher trouvé sur la grève, on voit les roches chloritiques reposant sans concordance sur les grès stra titiés, ayant l'apparence d’un lit de trapp qui se serait :Épandu sur les surfaces inégales du grès et en aurait comblé les interstices,

Serpentine et Olirine.

Relationsdela Ces roches prennent un grand développement à l'extrémité est de la serpentine et à

de l'olivine. chaîne de Notre-Dame et forment le grand pie du mont Albert, Elles s'étendent dans une direction sud-ouest depuis le côté ouest de la monta: gne de la Table, en traversant le bras sud de la rivière Sainte-Anne, jusqu'au mont Albert, qui est à peu près le centre du massif, et depuis là Jusqu'à la tête des eaux de la fourche est de la branche au Saumon de la

rivière Cascapédinc, faisant une longueur totale de douze milles,

Leur plus grande largeur est de quatre milles sur le mont Albert, mais leur moyenne ne dépasse pas deux milles et deini. Les roches sont principalement de l'olivine

, plus où moins transformée en Serpeatine d'un vert foncé, associé

e à des plaques rouge brunâtre pommelées, le tout recouvert par les lits rubanés décrits plus haut,

La serpentine verte à parfois une structure grossièrement fibreuse (picrolithe), mais elle est en petite quantité et sa qualité n’est pis assez belle pour lui donner une valeur commerciale comme asbeste, D à] : , ’ .

Toute la roche vue sur le mont Albert était changée en cette serpentine, mais sur les versants est, le long de la rivière Sainte Anne, |

olivine n'était que légèrement décomposée sur

les surfaces exposées aux intempéries.

Caractère Mr Adams a examiné une tranche de cette roche au microscope, etilen lithologique, Ts < donne la description Suivante :-— (Cette roche, qui est tres fraiche, est composée, ainsi qu'on le voit dans la tranche, d'olivine disposée par bandes trés irrévulivres de gros et de petits grains, ainsi que d’une petite quantité d’un minerai de fer noir opaque, qui, à en juger pau Son association avec

l'olivine, est probablement du minerai de fer chromique, Des grains d’un fi . à x re fil minéral fibreux vert-brunâtre très pâle, dont quelques-uns montrent une f

extinction parallèle, y Sont aussi présents,

Ils sont probablement d’enstatite, mais aucun de

ces grains n'a été tranché de manitre à pouvoir déterminer cela avec certitude. Un point intéressant qui se rattache à

Low. |

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Low. | PÉNINSULE DE GASPÉ. 21 Fr cette roche est que chaque grain de minerai de fer est entouré d'un anneau verdâtre composé d'une agrégation de fibres onduleuses, qui dans quelques ens, lorsqu'elles sont assez grosses pour être examinées, ont une extinction parallèle, et qui ressemblent à de la serpentine. C'est une roche d'olivine,” Voir aussi la description d’une roche semblable, provenant à peu près de ln même localité, par le Dr J. B. Harrington. (Rapport des Opérations, 1877-78, pp. 46-47 a).

Toutes ces roches deviennent d’une couleur chamois pâle lorsqu'elles

| sont exposées à l'influence des agents atmosphériques ; et comme le sol qui les recouvre est très maigre, ne supportant que peu ou point de végétation, le paysage a un aspect morne,

La structure rubanée est distinctement visible parmi les serpentines de la. montagne, mais lu direction de l'allure des lits n’est pas constante, ni parnllèle à celle des schistes stratifiés environnants, et on suppose qu'elle est due à ln structure d’épanchement, ear l'olivine est indubitablement d'origine ignée,

On trouve du fer chromique associé à lu serpentine verte, et il semble Minerai de être borné à certaines couches de la roche, car on le trouve éparpillé le MEANS

long de l'allure en blocs détachés, dont quelques-uns ont dix pouces de

dinmètre,

Ce minerai a été observé à la surface près des lits rubanés de serpentine, sur le côté nord-est de la montagne et aussi le long d’un lit situé à une couple de milles au sud du premier endroit,

Le minerai se trouve en petits amas très éloignés les uns des autres et dispersés dans ln serpentine, et partout où on l'a vu il n'était pas en quantité suflisante pour être exploité avec profit.

A l'endroit où s'olivine traverse la rivière Sainte-Anne, nous avons vu des veines de stéatite vert pâle, mais les frais de transport leur enlève

toute valeur industrielie.

Granit et Trapp.

De grosses masses de granit forment la montagne de la Table, ainsi que

plusieurs pics isolés au sud de celle-ci, et le mont Albert,

Les granits de cette région sont évidemment de date plus récente que Mussifs graniles roches siluriennes et dévoniennes, Des fragments de ln roche encais- ha sante y sont empâtés, et les roches stratifiées voisines montrent toutes une plus où moins grande aitération, comme ailleurs dans certaines parties du

dE Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et du sud-est de Québec.

71 Le granit diffère d'apparence sur cette ste superficie. Dans les par-

f ties nord et centre de la montagne de où la masse paraît s'être refroidie lentement, c'est un granit t, . composé d’orthose rose, de

quartz blanc et d'amphibole noire, avec peu de mis: tandis qu'au sud et

san mnernenniin een man anannae 0 0 nm,

ne en ent or

22 Fr QUÉBEC,

dans les pics isolés, où la masse s'est évidemment refroidie promptement, le feldspath prédomine, A l'œil nu, ln roche paraît presque complètement composée de ce dernier minéral.

ee 2 En l’examinant au microscope, Mr Adams a trouvé que cette roche se composait d'orthose, de plagioclase, de quartz, de chlorite et d'un peu de fer oxydulé, # La chlorite est un produit de décomposition, provenant pour la plupart du mica magnésien, Une partie, cependant, peut être un produit de la décomposition de l'amphibole, Le caractère porphyrique de la roche est dû à la présence de plus gros cristaux individuels de feldspath, de mica (chlorite) et de quartz, qui ont de bonnes formes cristallines (ceux de quartz étant les moins parfaits), et sont empâtés dans une matrice composée des mêmes minéraux en grains plus petits, qui, cependant, sont encore facilement reconnaissables, C'est une variété porphyrique de granit, connue sous le nom de granit-porphyre. Elle se trouve près du contact du granit avec les roches stratifiées environnantes,”

Pykosfolspa- Sur le bras sud de la rivière Sainte-Anne, à cinq milles en amont des

Mure fourches, des lits ou dykes de roche feldspathique gris clair traversent la

rivière, et on les voit pénétrer les calcaires siluriens, Mr Adams en a

examiné une tranche au microscope et la décrit comme il suit:

‘“ La roche consiste en une pâte micro-cristalline, dans laquelle sont Porphyriquement distribués des cristaux de feldspath, La plupart de N ceux-ci montrent les mâcles polysynthétiques du plagioclase, et un petit 4 nombre sont simples et probablement d'orthose, En sus de ces cristaux de feldspath, il y a, disseminés dans toute la matrice, des contours cristal lins maintenant tout à fait remplis de produits de décomposition, mais que l'on peut rapporter, d'après leurs formes, à l'amphibole et au mica magné-

sien, La roche est donc une porphyrite,”

Dykes dolcritiques,

Plus loin vers le sud, le long des rivières Sainte-Anne et Petite-Casen pédiac et du bras du Milieu de In Madeleine, on a trouvé des dykes de trapp doléritique vert foncé, variant en largeur de quelques pieds à plusieurs verges,

Une grande partie du trapp est amygdalaire et contient du quartz ou du jaspe, et il est fort sellall à celui trouvé à l’anse au Loup-marin (Seal core), sur la baie de Ca et décrit dans Î (réologie du Canada, 1863, page 418,

Un dyke sur le bras du Milieu de la Madeleine, à environ quatre milles en aval des fourches, est excessivement chargé de pyrite mugnétique, qui, cependant, ne donne aucune trace de nickel.

ennemi sm

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