‹ Compte-rendu des travaux de la Chambre d'agriculture du Bas-Canada [microforme]Chapitre 10 sur 98 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

L’Espèce Chevaline.

Considérations générales.—Question de l'alimentation comme moyen d’amélioration,— Coup-d’œil général de l’exposition, &c., &c.—Opinion individuelle de Mr. 3 Vogeli.— FAX Y # * #—Comme le veut le rapport de M, Vogel, su. “M Il n’y a peut-être pas dans toute la science agricole, un point qui

appelle autant l’attention et les soins des cultivateurs, la sollicitude

éclairée et les encouragements d’un gouvernement que la production des chevaux, dans un pays comme le nôtre, où les besoins, créés par

Pagriculture, l’industrie et le luxe exigent, chez le cheval, autant d’ap-

titudes différentes.

L'agriculture veut un cheval de taille moyenne, bien étoffé, sobre, réunissant la force à la vitesse. L’industrie, pour ses lourds charrois exige de la force seule sans vitesse ; des membres courts’et robustes, un corps bien ramassé,une encolure épaisse et courte,un poitrail large, un ventre volumineux, une croupe large et bien musclée. Le luxe au contraire veut un cheval réunissant l'élégance dans la taille, une juste proportion dans toutes les parties du corps, à la force, la souples. se du jarret et la rapidité des allures. L’agriculture, l’industrie et le luxe sont les trois débouchés principaux ouverts à la production de notre espèce chevaline.

Je suis heureux dele dire,jamais encore,dansles nombreux concours auxquels j’ai assisté,je n’ai vu un ensemble plus parfait d’aptitudes à tous les services que dans la dernière exposition provinciale agricole. Il y avait là un choix d'individus remarquables, demontrant'de la manière la plus concluante que l’élève du cheval chez nous est arrivé à

Page 1