XXVI COMPTE-RENDU DE L’EXPOSITION
un haut degré de perfection et même;,dans quelques sujets,ne le cède en rien aux résultats obtenus en Europe.
Ces succès partiels,obtenus par un certain nombre d’éleveurs,à l’aide de soins intelligents et d’un choix judicieux de reproducteurs, deviendront plus général,à mesure qne Pamélioration du solaugmentera les ressources fourragères de nos cultivateurs. N’en doutons pas la culture alterne, qui multiplie et varie si merveilleusement les produits du sol, influe aussi sur la multiplication et l’amélioration des races. Les progrès immenses que l’Angleterre a faits dans cette branche de l’industrie agricole ne datent que de l’époque où la culture alterne s’yest généralisée. Bakewell a d’abord été un agriculteur consommé, avant de devenir le plus habile, le plus expérimenté des éleveurs Anglais. (C’est ainsi que , dans l’art agricole , tout se tient, tout s’enchaine : un progrès en amène un autre,qui,a son tour, réagit sur l’ensemble. En perfectionnant la culture de nos champs, en introduisant hardiment les plantes fourragères dans nos assolements, on pourra bientôt augmenter notre bétail, l’améliorer dans sa race et, comme conséquence de ce progrès, nous réagirons de nouveau sur la culture,qu’avec du talent, de l’expérience,nous pourrons pousser à ses dernières limites.
C’est seulement dans les combinaisons des assolements alternes, que la production peut se mettre au niveau des besoins de tout genre,
parce que là les combinaisons de régime sont tellement variées, que l’on peut produire toutes les espèces de chevaux que réclament les besoins de l’industrie et du luxe, tandis qu’aussi longtemps que les circonstances spéciales d’une localité ne permettent d’y produire qu’une espèce de cheval, comme c’est le cas sous le régime de la culture exclusive des céréales, il faut, d’une part, que la consommation se plie à cette loi, c’est-à-dire que l’on emploie souvent à certains services, des chevaux qui y sont peu propres, et de l’autre, que la production agricole supporte tout l’inconvénient de ne pouvoir offrir au commerce les espèces de chevaux qu’il demande.
Pour qui observe les modifications profondes qui résultent du changement de régime, dans un seul individu, pris dès la première jeunesse, il est facile d'apprécier toute l’étendue des modifications que peut apporter à une race un changement de régime continué pendant plusieurs genérations. Mais on sentira facilement aussi que lorsqu’on modifie une race par l’introduction ou le concours d’une race étrangère, les influences du régime, si celui-ci reste le même,tendront sans cesse à reproduire ce qui existait avant le croisement, puisque ce croisement n’est qu’un effort pour s’écarter de la route que la. nature elle-même avait tracée ou pour faire sortir d’un régime donné
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