XXXII COMPTE-RENDU DE L’'EXPOSITION
Les Numéros 10, 14, 27, 43, 45, 46, 52, 57, 68, 69, 90, 91, ne m'ont pas passé sous les yeux en plein air, parceque leurs propriétaires ou leurs palefreniers n'étaient pas présens quand j'ai désiré qu’on me les montrât, et que je n’avais personne pour me les faire amener sur le terrain, ex oficio.
Les stalles 124, 125, 132, 137, 138, et, 142, étaient inoccupées au moment de ma visite ; j'ai donc à défalquer ces six numéros de ma liste qui arrive au chiffre 144, ce qui réduit ainsi le nombre des chevaux que j’ai examinés à 138, dont 126 au repos ct en mouvement, et 12 au repos seulement.
Dans ce nombre, deux mâles seulement m'ont présenté des tares dans les organes génitaux. L’un coté N°9 85,et l’autre portant le N938. Le premier, assez difficile à manier, m’a paru avoir une hernie inguinale, dont son impatience sur le terrain ne m’a toutefois pas permis de constater absolument l’existence ; le second souffre d’un relâchement considérable des cordons testiculaires et d’un commencement d’hydropisie scrotale. Ces affectionsles rendent tous les deux impropres à être fructueusement employés à la génération,et les mettent par conséquent hors de concours.
Quatre autres Chevaux, dans mon opinion, ne devaient qu’à la bonne impression qu’avaient leurs possesseurs de leurs mérites, l’honneur de figurer au Concours. Tout le reste offrait le coup d’œil le plus rassurant et le plus encourageant pour les éleveurs de chevaux du Bas- Canada. Je vais maintenant diviser, arbitrairement, selon mes idées,
les races Canadiennes, apprécier leur action utile, décrire les caractères qui leur sont propres, et passer aussi en revue, les races dont le pays a besoin pour ses croisements.
$2—Renseignemens hisloriques sur les races Canadiennes; Chevaux Bretons, chevaux Normands, chevaux Anglais, origine de la race dite du St.-Laurent.
Lorsque nos aïeux vinrent, pour la première fois, asseoir leurs pénates à l’ombre des forêts vierges du Canada et sur les bords de ses belles rivières, ils partirent de deux provinces de France renommées pour l’excellence et pour la beauté de leurs chevaux: La Bretagne et la Normandie.—La Bretagne qui avait fourni à Bertrand Duguesclin la jument poulinière sur le dos de laquelle il combattit et vainquit pour la première fois, monture alors réputée indigne d’un chevalier, et la Normandie qui avait fourni à GuicLaumE LE ConquÉRranr le palefroi qui lui servit à conquérir l'Angleterre.
Les produits équestres de ces deux contrées sont aujourd’hui, bien plus qu’alors, dignes de leur antique renommée. Îls offrent des Caractères extérieurs bien différents et que nous allons sommairement passer en revue, en les appliquant à leurs descendants canadiens.
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