PROVINCIALE AGRICOLE, 1858. XLV
étalons et aux jumens qui, d’une année à l’autre seraient devenus impropres à une utile reproduction.
90.—Essayer et favoriser le croisement des étalons Breto-Canadiens avec les jumens Clydes. J’ai dit pourquoi.
100.—Beaucoup de chevaux très remarquables n’ont pas été primés faute de fonds. Mais l’argent n’est pas tout, je l’espère, pour le propriétaire de l’animal primé. Ne pourrait-on pas alors, autoriser par un article spécial du Réglement de la Chambre, les jurys à délivrer des prix ex equo, et dont le montant serait partagé, si l’on conserve les prix en argent monnoyé.
110.—Des médailles d’or, d’argent et de bronze ne conviendraientelles pas mieux? Elles perpétueraient dans les familles le souvenir des distinctions obtenues et seraient, appendues aux murailles de l’habitation, un encouragement permanent et toujours sous les yeux. Il y a beaucoup à dire sur cette question, mais je veux me borner ici à a simple suggestion.
120.—Ne pourrait-on pas et ne devrait-on pas créer au Canada un Stud Book? Ici encore je me bornerai à l’énoncé de l’idée,par respect pourla chambre,dont tous les membres comprendront la valeur de ma proposition.
130.—Enfin,il est nécessaire, l’an prochain, de donner au sol des stalles de l'Exposition, une inclinaison telle, que les chevaux y soient bien placés et en vue.
Ils étaient fort mal cette aunée, leur avant-train était plongé beaucoup plus bas que leur croupe, ce qui empêchait de les bien voir et nuisait au coup d’œil. Quelques coups de pioche et quelques tomberaux de terre eussent paré à cet inconvénient, qui ne manque pas de gravité.
Telles sont, Messieurs, les remarques par lesquelles je termine la première portion du travail important dont vous m’avez fait l’honneur de me charger, et je vous prie d’agréer,
L'assurance des sentiments très distingués avec lesquels j’ai l’honneur d’être,
Messieurs, Votre bien dévoué Serviteur, Félix VOGELI.
Montréal, 15 Octobre 1858.
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