‹ Compte-rendu des travaux de la Chambre d'agriculture du Bas-Canada [microforme]Chapitre 36 sur 98 · L COMPTE-RENDU DE L’EXPOSITION · texte numérisé non relu

L COMPTE-RENDU DE L’EXPOSITION

La race de Hereford suit de près celle de Durham avec moins de précocité, moins d’aptitude à l’engraissement, mais plus de rusticité.

Le comté de Hereford d’où elle est sortie, s’étend au pied des monta-.

gnes du pays de Galles, et bien que renommé par ses bois, ses pâturâges et ses sites, n’a que des terres de fertilité médiocre. Les bœufs qu’il produit sont rarement engraissés dans le pays, mais emmenés jeunes dans des cantons plus fertiles, où ils prennent leur entier développement. Le comté de Hereford est ainsi une contrée d’élevage,dont les produits s’importent de bonne heure et vont, de proche en proche alimenter la capitale. C’est à un contemporain de Bakewell nommé Tomkins, qu’est dû le perfectionnement des Hereford.

La race de Devon est une race de montagne qui travaillait beaucoup autrefois et qui est encore soumise au travail sur quelques points, elle est petite et bien conformée.

Telles sont les races reconnues aujourd’hui comme spécialement aptes à la production de la viande, et le Canada peut-être fier de-posséder des échantillons remarquab'es de chacune de ces races. Mais, comme je l’ai déjà observé, il ne faut pas, pour la race Courtes-Cornes du moins, considérer les animaux exposés au dernier concours comme des échantillons flattés de ce que nous possédons. Cette remarque s’applique surtout à la section des vaches âgées ; dans cette section, même les premier et second prix n'avaient de Durham que le nom. J’état de maigreur outrée dans lequel ces animaux étaient exposés devait nécessairement donner une idée peu favorable de leur aptitude spéciale comme bêtes d'engrais. Pourtant, malgré la dégénérescence due au mode d’alimentation, on reconnaissait encore les caractères principaux de la race,que le temps n’avait pas encore effacés et il est remarquable que les animaux perfectionnés que nous possédons s’éloignent d’autant plus de leur type qu’il y a plus longtemps qu’ils sont introduits dans le pays. Cette remarque s’applique presqu’indistincternent, à toutes les races aptes à l’engraissement, tant il est vrai que ces races,créées par Part, ne demeurent ce qu’elles sont, qu’autant qu’on multiplie, à leur égard, ces milles soins qui les ont créées. Il n’y a là qu’une question d’alimentation et les sucsès obtenus, au dernier concours, par les éleveurs qui exposent des animaux mâles nous en donnent la preuve.

Le No. 152, appartenant a M. John Smith d’Inverness, était certainement un animal remarquable, représentant bien les caractères distinctifs de la race courtes-cornes. L’ampleur de la poitrine, la rectitude du dos, le developpement de la culotte, en fesaient un type, impossible à confondre avec les autres races exposées. Sans doute,en se momgrant exigeant, on eut pu demander un peu moins d’étranglement de la poitrine, derrière les épaules un peu plus de finesse dans Possature, une peau plus souple mais, pratiquement parlant, ce luxe de perfection n’est peut-être pas nécessaire. En résumé la section des taureaux agfs était bien représentée et chaque animal,à quelques exceptions près, faisait honneur à son éleveur et au pays.

Les taureaux âgés de deux ans et demi et de dix-huit mois méri-

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