PROVINCIALE AGRICOLE, 1858. LVII
déterminera, par cela mème, quelle pourra être la race adoptée, car, je Pai déjà dit dans ce compte-rendu et d’autres l'ont dit bien avant moi: on ne peut faire sortir d’un régime donné autre chose que ce qu’il peut produire. Ainsi, à circonstances égales de debouchés et de capitaux,la culture seule fera varier les besoins du pays. Dans le voisinage des centres, 1à où les engrais de ville, où une culture active permettent adoption des récoltes sarelées fourragères, telles que betteraves, navets, on pourra de suite améliorer la la race du pays par nn croisement Durham ou Ayrshire, selon les circonstances de débouchés, et le croisement ne pourra que donner des résultats heureux, étant basé sur une alimentation riche, en rapport avec les exigeances de ces deux races. Mais là où la culture n’est pas encore arrivée à l’adoption des récoltes sarclées un bon choix d’animaux de race canadienne saccommodera mieux d’une nourriture exclusive de foin et encore mieux de paille, que ne sauraient le faire des croisés Ayrshire au Durham qui, moins rustiques, dégénèreraient bientôt, au point de devenir inférieurs pent-être à la race du pays. Les rapports que j’ai reçu des différentes sociétés d’agriculture me promettent d’avancer que, bientô!, les circonstances de culture ne seront plus pour personne un empêchement à Padoption des croisés et,ce jour-là,le pays aura fair un progiè: énorme;,car la transition si difficile de la culture ceréale à la enlture alteme sera-en grande partie accomplie. Ces rapports n’établissent pas moins la possibilité pour bon nombre de nos cultivateurs, de procéder dès aujourd’hui à
Pamélioration de leur bétail par la voie du croisement, avec toute la garantie de succès désirable. C’est un fait consolant pour notre agriculture et que j'ai plaisir à constater ici, car il dénote un désir de bien faire qui contraste singulièrement avec les accusations d’apathie et autres dont on n’a cessé d’accuser nos cultivateure depuis nômbre d'années.
Les “débouchés” peuvent se ranger comme seconde considération, en importance dans le but de déterminer quels peuvent être les besoins d’un pays.
La production se règlant toujours sur les débouchés pour être lucrative on conçoit qu’ils doivent surtout guider le cultivateur dans le choix de ses produits. Le beurre excepté, qui s’exporte en partie sur les marchés étrangers, tous les produits de notre bétail s’écoulent facilement sur nos marchés intérieurs, et trouvent,dans la population de nos villes et de nos campagnes,les consommateurs qu’ils exigent.
Du moment que la population locale constitue le débouché principal, il suffit d'étudier les besoins de cette population pour déterminer quels doivent être les produits qui trouveront lécoulement le plus facile et que le cultivateur,par cela même,devra s’efforcer de produire, pour faire de son art une spéculation lucrative.rencontrant les besoins des consommateurs qui sont les besoins du pays.
C’est de là que je pars pour établir au point de vue des débouchés, la question si importante de la production du lait préférablement à la production de la viande. Cette question une fois établie,