‹ Compte-rendu des travaux de la Chambre d'agriculture du Bas-Canada [microforme]Chapitre 58 sur 98 · PROVINCIALE AGRICOLE, 1858. LXVII · texte numérisé non relu

PROVINCIALE AGRICOLE, 1858. LXVII

sa rusticité comparative, de la lougueur de sa laine et du poids de sa toison est peut-être de toutes les races que nous possédons celle qui convient le mieux à nos circonstances de climat et de culture. Ces trois races sont spécialement aptes à la production de la viande, le laine n’étant que l’accessoire. Au reste le dernier concours provincial offrait des échantillons passables de chacune de ces races, dont

j'ai pu voir les plus beaux types au concours universel agricole de Paris en 1856.

J’emprunte à mes notes les descriptions qui suivent :

Le South-down a la tête fine et courte. Le chafrin est large ainsi que le front qui est garni de deux oreilles petites et fines. Les yeux légèrement saillants ont une expression à la fois douce et enjouée. On peut juger de la finesse de l’ossure en général par celle de la tête.

Encolure.—ÆElle n'existe presque pas, elle relie la tête au tronc et on aurait peine à délimiter l'endroit où elle quitte l’une pour se fondre avec l’autre. Elle est parfaitement cylindrique à sa naissance et descend immédiatement vers le fanon.

Fanon.—Celui-ci est proéminent et arrondit agréablement le sternum, à sa pointe, de manière à former parfaitement le paralellograrne latéralement et quelquefois au-delà. Tandis que le carré vu de devant est parfaitement rempli dans l’espace compris entre l’écartement des membres antérieures, encadré qu’il est par des épaules droites qui dé-

limitent une poitrine vaste et le garot.

Garot.—Celui-ci est plat et présente une largeur énorme, favorisée par les muscles des scapulums, qui, par leur rectitude, semblent légèrement détachés des côtes à leur partie supérieure, et font ainsi une assiète plus grande pour le garot,en même temps qu’ils permettent un développement de muscle,plus volumineux. Ces dispositions doivent donc faire de l’épaule de mouton un plat assez grand,si on considère qu’elle se prolonge presque jusqu’à la tête.

Poitrine.--Comprise entre les membres antérieurs largement espacés, bien .descendue, et prolongée presque jusqu'aux hanclies,elle présente la plus grande capacité possible. La largeur du garrot se prolonge tandis que les côtes sont parfaitement cylindriques. Derrière les épaules, peu de dépression, c’est ce ani fait une des beautés du South-down comme du Durham. Au reste les deux conformations se ressemblent par plusieurs points.

Reins.—Couris et larges ils continuent,avec un flanc imperceptible, la cilindricité de l’avant main, qui se fond avec la croupe et arrière train. Ici Ia vue de côté est parfaitement parallélogramique et présente absolument le même coup-d’œil que chez le Durham.

Cuisse.—C’est ici comme dans le Durham la beauté du Southdown. La longueur de la hanche à la pointe de la fesse, la culotte descendue, constituent le plus beau “ gigot” que l’on puisse voir. Ici comme dans l’avant-train la largeur est conservée et l’on dirait que toute la puissance productive de l’amiral s’efforce à charger cette par-

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