XC COMPTE-RENDU DE L’EXPOSITION
sommée dans l'établissement même, soit comme aliment, soit comme litière : or dans era ru x cas il est avantageux que la machine à battre froisse, brisc v! hache presque la paille ; elle absorbe mieux dans cet état les en"; liquides et sera mieux goûtée des animaux. Dans ces contrées, tvutes machines, battant en travers seraient, sinon d’un mauvais usage, du moius ne se feraient pas aux habitudes du
ays et les froisseraient sans compensation suffisante, De même dans es pays doués de granges et de capitaux, où le grain doit être battu presqu’immédiatement après les récoltes pour être serré où même vendu,il n’y a pas à rechercherune machine qui opère un travail soigné, et avec le moins de force motrice, mais une machine battant rapidement d’abord et complètement s’il est possible ensuite. Tandis que dans les pays où la culture est devenue industrielle, où la distribution des
travaux, dans le cours de l’année, est plus détaillée et mieux entendue,
le battage se fait pendant un temps raisonnable, suivant les besoins de l’alimentation du bétail, et d’après les prix du marché. Alors, dans ce cas, économiser la force motrice, pour réduire au minimum les animaux de travail et leur ration; battre soigneusement, complètement, pour ne rien perdre, soit en grains restant dans l’épi, soiten grains brisés, sont deux conditions essentielles, On peut donc distinque. dans les contrées employant la machine à battre, deux grandes
ivisions, la lo. battage rapide brisant la paille, la précision étant de peu d’importance. La 20. battage intermittent, conservant la paille droite, ôtant la totalité du grain sans le casser et en outre le nettoyant
Les machines à battre exposés au dernier concours étaient toutes du premier genre. Le batteur est en général un cylindre en fonte armé de couteaux qui s’enchevêtrent avec des couteaux semblables fixés au contre-batteur, Le battage énergique de ce système, brise totalement la paille qui est en général separée du grain, ainsi que la menue paille. Toutes avec des degrés de perfections variables et que des expériences sérieuses pourraient seules constater,;remplissent bien les besoins généraux du pays qui sont avant tout, un battage rapide. Mais ces machines ne sauraient être employées par les cultivateurs placés dans le voisinage des villes pour lesquels la paille est une denrée vendable de la plus haute importance. Ces cultivateurs bien souvent se servent alors du fleau, faute de pouvoir se procurer facilement une machine à battre du second genre, qui ne brise pas la paille. Ici encore un bon modèle ferait disparaître un inconvénient qui se résume par des pertes considérables pour les cultivateurs voisins de nos villes, dans un rayon de cinq lieues.
Le moreur ou recepteur de la force motrice est de beaucoup moins parfait que nos machines à battre, et ce qui doit surprendre c’est la constance avec laquelle on les emploie, tout en reconnaissant depuis longtemps les nombreux désavantages de ces “ tue-chevaux”— Vraiment il ya lieu de s'étonner, en présence des progrès réalisés ailleurs, de nous voir employer exclusivement un moteur abandonné depuis longtemps en Europe,comme utilisant le moins bien la force motrice. Le plan incliné tel qu’employé chez nous a été abandonné en partie dans le Haut-Canada qui nous a devancé sur ce point. Je sais, pour les avoir vus, que des manèges sont quelquefois employés dans nos
et