PROVINCIALE AGRICOLE, 1868. LXXXIX
flexibles peuvent plus facilement se plier aux ondulations du terrain, mais cet avantage est balancé par la difficulté de débarrasser les dents du rateau, ce qui ne s’obtient qu’en le soulevant assez haut, travail qui, par sa continuité, devient pénible pour le cultivateur, outre que les andains ainsi formés ne sont pas aussi réguliers qu’avec le rateau à bascule. De plus, on reproche à ce rateau de ramasser beaucoup de terre avec le foin ; cet inconvénient peut-être balancé par l’avantage de glaner, même de ramasser les mauvaises herbes avec le rateau en fil de fer ce qui ne pourrait s’exécuter avec le rateau à bascule. En un mot, il est très difficile de pouvoir juger de la valeur relative de ces deux instruments dont les avantages et les inconvénients semblent se balancer.
Pour les faneuses, l'Angleterre est le seul pays qui en possède, elles consistent en un volant de trois pieds de diamètre et de longueur variable,armé de dents longues et monté sur des roues qui lui impriment un mouvement de rotation rapide. Le volant tourne les dents, effleurant le sol jouché des plantes fourragères déjà coupées, les soulèvent et les retournent, en les secouant beaucoup trop pour rendre l’opération tout-à-fait recommandable, lorsqu’il s’agit de trèfles et autres plantes fourragères dont les feuilles, facilement caduques font toute la richesse du foin. Aussi cet instrument n’est-il employé que pour les prairies composées essentiellement de graminées.
$5.—QUATRIÈME SÉRIE INSTRUMENTS DESTINÉS A LA PRÉPARATION DES GRAINS ET DES ALIMENTS DU BÉTAIL.
Machine à égrainer.—Cribler, —Tarauder les blés, les plantes fourragères, —Hache-paille— Laveurs—Coupe racines, —Concasseurs.
MACHINES A BATTRE, CRIBLER ET TARAUDER.—Il y a dans toute machine à battre, une séparation immédiate à faire entre les parties qu’on peut appeler moteur ou récepteur de la force motrice et la machine proprement dite. Une mauvaise batteuse peut avoir un bon manège et réciproquement, la moitié de l’appareil qui fonctionne peut bien dissimuler ou plutôt compenser le mauvais travail de l’autre. Voyons d’abord les machines à battre proprement dites, puis les moteurs, manèges ou plans inclinés, La machine à battre doit effectuer divers travaux, et de différentes façons, avec des conditions souvent opposées : voici comment on peut les classer.
Les machines égrenant les épis (batteuses dépiqueuses.) |
Les machines égrenant secouant et nettoyant plus ou moins le grain (machines complètes). |
Aux environs des grandes villes en général, il faut des machines battant en travers d’une modération et d’une précision telles, dans le choc, que la paille, dans son parcours entre le batteur et le contre batteur, reste intacte et que l’épi seul, pour ainsi dire, reçoive les coups de batte et la friction des contre battes. C’est l’idéal du battage.
Dans' les contrées éloignées des centres, la paille, trop encombrante pour être exportée et même sans débouchés extérieurs, doit être con-