‹ Compte-rendu des travaux de la Chambre d'agriculture du Bas-Canada [microforme]Chapitre 92 sur 98 · CHAPITRE HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIEME

{ Conclusion.

Soumarre.—Etat actuel de notre agriculture quant aux moyens dont elle dispose.—Comment généralisera-t-on les progrès déjà obtenus.—Mes suggestions.

De l’étude qui précède je puis conclure, avec fierté pour l’agricul- | ture de notre pays, que grâces à l’initiative d’un gouvernement éclair- | ré et désireux de rencontrer les vrais besoins du peuple, grâces aussi à l’initiave louable et bien conseillée de plus d’un agriculteur de renom, nous possédons aujourd’hui tous les moyens de marcher vite, dans la large voie du progrès agricole. (C’est ainsi qu'à onze cents 4 lieues «le la vieille Europe, nous pouvons, dans nos concours, étaler aux yeux de l'étranger, des échantillons de choix des plus belles races de bétail de Angleterre. Ce seul fait n’en dit-il pas assez sur

1e esprit d'entreprise et de progrès de la classe agricole canadienne ? ut Malheureusement on n'est pas bien arrêté sur la marche à adopter | pour arriver au but, aussi les efforts en se divisant font bien souvent fausse route et n’amènent, que trop souvent, des pertes et du découraseznent, là où une direction meilleure et ferme eut opéré des miracles, Four qui veut étudier sérieusement la question, il n’est pas douteux que quelques puissent être les progrès réalisés jusqu’à ce jour, ils eussent été de beaucoup plus importants sans l'esprit d’indécision et de "| vague qui préside dans nos concours et que je me suis efforcé de rendre sensible. C’est en favorisant la multiplication de telle race, l’adoption de tel instrument, reconnus les mieux adaptés aux besoins du pays que l’on pourra le plus efficacement contribuer au progrès agricole.

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PROVINCIALE AGRICOLE, 1558. XCVII Le cultivateur n’hésitera plus ; il aura confiance dans les intelligences directrices, chargées de le guider par Pimportince des primes oilertes, toujours en rapport avec Pimportance de Pobjet primé et dès lors, tous nous avi ucerons dl? ’un pas sûr et régulier vers un but commun. Le moyen d'arriver là c'est de trancher la question en € tablis ant une nouvelle liste de prix bàsés sur le fai incontestable des aplitudes spéciales, "Telle aptitude convient mieux au besoiu du pays,ebh bien! telle aptitude sera favorisie plus spécialemen: par le pay 4 Pourne parler que de Pespèec bovine, j'ai cru pouvoir établiren son lier

: 1 1 LA u, après une étude de nos besoins au point de vue de la culture des débouchés, des capitaux et du climat, que le type laïtier vait être plus spécialement encouragé, pour être consquent avec le principe émis plus haut, Auioud’'hui trois ract { b tail “p) lil ont aptes à lPengrais, les DRIAais Herelord et Devons trouvent dans nos concours des primes d'en couragement ci irément; tandis que le type laitier, de beanconp im * adapt aux besoins du pays, net primé que dans la race Avrshire seule. En un not :lans ce dernier cas, alors que Pimportance relative ext come un

est à trois, l’'encouage ment est comine trois Cst a un. Voilà un contre sens RS oetblé que Pon doit seilorcer de faire disaraitre, Pour moi il n’y à pas de races, il nv a que des aptitudes

vs Jet SNS Î #3 et lorsque plusieurs races on! la même aptitude, cile doivent concourir ensemble, dé manière à ce que le public puisse jugerde leur valeur comparative, Si le ! be von vaut moins que le Durham, poi quoi favo-

riserait-On sa multiplie ation, et vice-versa ? Je coR« us qu’en Angleterre, où ces races sont ré pandues e n grand 1 nombre, chacune dans sa localité, il y ait imp< ossibilité à rayer toutes ces races por" n’en adopter qu'une seule, dans chaque aptitude ; outre que les coi ‘tions de culiure et de débouché sy opposent, la question argent n’est pas une objection moindre. Mais ici, où le pur sang n’est pas g'néralement possible, ou les races perfectionnées ne sont importées que dans le but d'améliorer par croisements les races indigènes, je soutiens que le type le plus amélioré sera celui qui conviendra le mieux à nos besoins, parce que la perfection des croisés sera toujours proportionnelle à la perfection des types améliorateurs, ayant servi au croisement, C’est dunc retarder notre progrès que de favoriser dans les Devons et les Herelords des races moins aptes que le D'irham à Pamélioration de notre bétail dans le sens de la viande.

Ces remarques sont également vraies pour tontes les autres espèces, et ce principe m'a servi de guide dans Pétablissement de la liste des prix, tels que jai l’honneur de la soumettre à cette Chambre, comme corollaire de mon travail On verra que pour toutes les espèces je propose des catégories distinctes d'animaux importés, d'animaux nés d’ascendants rinportés, enfin de erois s Toujours en classant ensemble les animaux améliorés dans le sens d’une même aptitude quelque soit la race.

Pour espèce Bovine, on verra que je n'admets que deux sections pour les animaux importés, Taureau de 25 moiset au dessus, Vaches de 3 ans et au dessus. Pour les animaux nts et élevés en Canada, 5 Sections. Taureau de 18 mois et au dessus, de 3 anset au dessus,

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