‹ Compte-rendu du salon d'exposition de Bruxelles, 1836Chapitre 15 sur 35 · TILMONT · texte numérisé non relu

TILMONT

Ce jeune homme nous a rapporté de Paris trois tableaux et une aquarelle, il y a saos doute beaucoup de bon dans ces ouvrages. Le système de jugement que nous nous sommes imposé nous oblige toutefois à différer celui qui les conceraerait, jusqu'au moment où M. TilmoDt nous aura montré quelque chose qui sorte on peu plus de ligne.

VAND£RPLA£STËN.

Han$ pensons que des encouragemem accordés à

M* Yanderplaeslcn y auteur d'au ^ranJ tableau le^irésentant /':</mVee dssaitU François de P€utU 4m château du Plessis'les Tours , pourraient procurer un bon peintre de plus à la Belgique* ^ous nous garderons bien de faire un pompeux éloge d'un ouvrage où se manH' Testent un manque d'habitude et une inexpérience extrêmes ; mais nous y avons remarqué des qualités sur lesquelles on peut fonder de belles espérances. Si nous . sommes bien informé^ Tartiste est très-jeune ^ et sa punition ne lui permet pas de se livrer assez exclusivement à ses études; nous le recommandons à Fattention du gouvernement , qui se montre toujours si empressé de favoriser le développement des germes heureux qu'il rencontre dans la jeunesse.

COARENS.

M. Correns^ pour «on début, nous montre un Saint Dominique, qui «eraîl plue remarqué ^ si Ton n'avait encore trop présent à la mémoire le même sujet traité par M. Dekeyaer. Noua aommea certain que bientôt ce jeune artiste nous fournira Toccasion de le louer. Aujourd'hui^ noua noua bornerons à lui dire qu'il noua parait dana une bonne voie^ et à lui recommander la persistance dans ses études*

WULFAERT.

UnevisiondeMÎniePhihmène montredamM.,Wvi^:faert un dessinateur élégant bien plus qu^un peintre complet. Le coloris de ce tableau est fade^ la transpa** reooe des chairs de Tenfant Jésus est outrée, les reflets j^jllIles qui doaainent dans la pièce contribuent à rendre encore le ton plus foîUe. Il y a oepeudant de la grftce dans la composilion^ qui ofTrc de beaux contours^ une silhouette agréable, un dessin correct, et assex de gran* deur dans le style.

La paysanne avec son en&nt est une bonne étude , mémt pour la couleur, qui ne manque pas totalement de fermeté.

Il y a de jolies expressions dans le petit tableau de

COMPTE-RENDU DU SALON D^BXPOSmOR. S71

genre représentaol Le meunier, son /ils et l'âne, de la Foutaine.

Otïam! trots ftllfs passant, l'uue dit : CVst gnUMl'faonte Qu'il lillic voir ainsi clocher c« jeuoe fils. Tandîs que ce nigaud , comme un évé<{ue «Mit , Fttt le veau sur son Im et penae élfc bin Mgc. — Il ii*Mt, dît le nranier, pliu d» VMm à mon if» j Pa««et votM cbona , b fiHe, €t n^n erof«.

Avec un tel maître pour modèle^ on devait se sentir inspiré. M. Wulfaert a fort bien sabi quelque» traits de caractère I rendus avec un comique peut-être un peu forcé 9 mais qui nVst pas dépourvu de vérité. Le vieux

meunier sur son âne est une excellente charge. Le jeune homme suivant à pied a une expression bien naïve.

J. VAN EIËGEMORTËR.

La réputation de M. Van Rcgeoiorter est dès long*

temps établie. Tout cabinet d'amateur un peu enteudi^ possède un de ses tableaux ; chaque nouvelle expositioa est pour ce peintre une occasion d'obtenir de nouveaux suffrages. Si 1 on désirait conDaltre sa biographie^ Touvra(je que publie M. Voisin , sous le litre de Annales de l'école flamande moderne, la donne avec détail.

Notre Exposition compte trois pièces de ce maître : le n" Les noces de Jean ilteen; le n** 526, Un homme âge' parlant d'amour à une vieille fllle; et le 11° 527, Une jeune femme surprise par un marin.

La plus importante et la plus remarquable de ces Iruib pioductions est, sans contredil, la première; elle est beaucoup plus achevée que la seconde, et ne blesse pas les susceptibilités comme la troisième.

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COMPTB-BBHDU DU 81LON d'sXPOMTION. ^75

Noces de Jean Steen et de Magrietje Van Goeym,

Jean Steen présente sa jeune épouse à ses convives , parmi lesquels on voit les principaux artistes ses contemporains, ainsi qu^une religieuse» sa sœur, nommée

Net Klopje.

Le peintre Jean Steen fut, comme Tun de ses maîtres,

Adrien Brauwer, le peintre des cabarets et des tabag^ies. Un goût prononcé le portait à représenter les objets de sa prédilection; les lignes qui suivent, extraites de la Vie des peintres flamands, par Descamps, feront suffisamment connaître son caractère et apprécier la manière dont son émule moderne a saisi sa physionomie.

« Jean Steen naquit à Leyden , en 1636; il eut pour père un brasseur de bière , liommc assez sensé pour chercher à seconder la disposition et le goût quMl remarqua dans son fils, pour la peinture; il le uiit d'abord chez koulTcr, peintre à Utrecht, ensuite chez Brauwer, et enfin chez Van Goyen, paysagiste d'une (grande réputation.

« L^élève, par son caractère badin et par ses saillies, plut tant à ce dernier maître, qu'il lui donna Marguerite

> E»iil«ar, nèlre, 0,70; largeur, mèlre, 0,9'5.

S74 GOMPTfi-KËriOU

Yau Goycn^ sa iilie^ en mariage. Jean Steen^ quoique avec uo talent déjà connu par des ouvrages ettimé» , n'osa pourtant s'y fier, pour flatter d'en pouvoir vivi*e commodément; il accepta donc la proposition que lui (it son père de IVlablir dans une brasserie à Dclft. Le profit quil en eût tiré, s'il avait au prendre garde à ses affaires, suffisait pour faire aller honnêtement sa maison, el il aurait pu trouver le temps de s amuser à peindre, et de faire de nouvelles études et de plus grands progrès dans un art pour lequel ii paraissait né, Mau Taisance que lui offrait ces avantages, fut cause de sa perte; il en abusa ^ et se livra à une telle crapule et à une dissipation si folle i qu*au bout de Tannée même il fut ruiné : son père le rétablit plus d'une fois, sans le corriger, et fabandonna* Enfin le brasseur Jean Steen devint eabaretier : ce fut encore pis , il trouvait chez lui ce qu'il allait chercher par la ville; c'était lui qui buvait le plus de son vin; quand sa cave était vide , il ôtait 1 enseigne, il s'enfermait chez lui , peignait à force, et, de quelques tableaux qu'il vendait bien, il achetait du vin qu il buvait eneore : tous les hôtelliers n'ont pas cette ressource.»

La tal)le est dressée en pieui air; un grand tapis, suspendu à une corde, abrite les convives, dont quelques-uns ont déjà pris place, pendant que les autres

«empressent pour venir au-devant du couple qui

descend les degrés du seuil de la porte. Cette réunioU| qui vous parait composée de paysans endimanchés, rassemble cependant plusieurs des meilleurs artistes hollandais de ce temps. Ils ne ressemblent guère , pour la tournure et les manières, à ceux d'aujourd'hui. Ce sont là des gens qui sont nés peintres, et qui font tout natuturelleroent de eharmans et naifo tableaux en copiant ce qu ils voieut autour d eux. Ceux-là ne s inquiètent pas d*étre de telle ou telle école, ils sont Ilcrflandab avant tout, et u'imitent que la nature. Uu musicien, Jouant de la basse, est assis en avant de la table, un autre, debout, joue du violon. Ces deux fi^jurcs sont d'une charmante mérité de pose et de mouvement. Jean Steen , descendant lesealiei, est bien ce buu \ivdiil, gai et lii^ouciatil de laveuir ; on voit sur sa mine qu'il est en eflet capable de manger le bien de sa femme quand il aura bu le sien. La jeune mariée est naïve et modeste. Il y a du contentement dans ses traits, beaucoup de douceur dans sa physionomie; sou costume ,est simple, il a uu genre d'élégauoe rustique qui plait.

La joie est peinte sur toutes les figures des assistans, avec justesse et simplicité.

Quant à la eoulcur du tableau , elle est pleine d'harmonie, de vigueur et de franchise. Comme dans près-

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que toiu les ouvrages de ce matlre, les tons bleus y dotninent. Us donnent de la fraîcheur à Tensemble et de la iransparenoe à Taîr.

Le 526 a deux tètes excellentes par-dessus toutes les auU cs^ et par leur finesse d'expression, et par la touche spirituelle du pinceau : la vieille fille qui gratte loreille de son chat, le vieux galant qui lui conte fleurette. Ces deux figures sont vraiment du plus beau faire du maître. Les autres persouuages nous ont paru un peu sacrifiés , ils ne sont guère qu'ébauchés ; il y en a même ciuiit le dessin n^est pas très-correct. Le ton bleu qui règne dans toute cette pièce n'y produit pas un aussi agréable efTct que dans l'aulre scène qui a lieu en plein air ; il donne ici de lai^rudité à certaines parties.

Le u" 527 montre en peinture ce que Ton n'a pas coulunte de laisser voir en bonne compagnie. C'est une toile qui devait aller du chevalet du peintre dans le cabinet de Tamateur, saus passer par un Salon d'exposition publique. Quant à l'exécution, elle en est extrêmement remarquable.

Quoique M. Van Regemorter réussisse si bien dans le tableau de genre, nous ne pouvons nous eunîccher de regretter qu'il ait tout à fait abandonné le paysage, genre dans lequel il était uu des premiers peintres belges.

JACQUES VAi\ GIAGl-LEX.

M. \ au Gingeicn est une des iuuombrabicft uacelles accrochée», en France et en Belgique, aux remorqueurs d'Isabey et de Cudin, et qui ont vingt luis pensé chavirer, en voulant «uivre ces fins voiliers. On a souvent signalé au jeune peintre le danger auquel il s'exposait par cette imitation servile. 11 ne parait pas que ces avertissemens aient eu une grande influence sur la direction qu'il a continué à donner à son talent. Cependant nous aimons A reconnaître que Tun des quatre tableaux qu^il a exposés cette année, mérite de faire l'objet d'une honorable exception.

Nous offrons à nos lecteurs la lithograpliie du paysage, u° 508, parce que c'est un morceau qui constatera

â78 GOMPTE-RBïiDU

Tenlrëe de M. Van Gingeleu dans une voie meilleure. Noiu espéron* que le jeune artiste y reconnaîtra Finten- Uou que uou9 avious de pruiîler de la première occa«ioQ qui se prëaenlerait de Fencourager.

y^ue prise dans les Ârdennes, (M* 808 '.)

A gauche, des rochers à pic, rappelant les falaises du

Calvados, et couronné» de verdure. Quelque» chaumières sont adossées à ces rochers ; une rivière, serpentant dans la plaine, en vient, par intervalle, baigner le pied ; deux bateaux , placés cote à côte , seiuhleut manquer d^eau et attendre la crue de la rivière pour reprendre leur route. Toute cette partie opposée au\ rochen» offre Taspect d*un pays plat et se termine par un lointain fuyant à perte de vue.

On y voit quelques ligures sur le devant; une femme moulée 8ur un âne et en conduisant un autre chargé de paniers^ d'où sortent des tètes d^agneaux que Ion mène apparemment à la boucherie. Elle semble venir de la ferme dout la porte est ouverte. Une sorte de valet

> lUntcvr, mètre 0,59 ; bnpar, nètn 0,S3.

|K)i'tantun 8cau de lait^ &e retourne pour adresser quelques moU à la fermière, avant de rentrer. La partie de gauche , ornée de jolis bouquets d'arbres , parmi lesquels on distingue quelques sapins , est d'un fort a^^ëahle aspect ; le ciel et le lointain sont aussi délicatement traités. Les figures et les premiers plans ont plus de vigueur et montrent plus d^ëtudes que Ton nVn rencontre ordinairement chez Al. Van Gingelen. Nous ne le donnons cependant pas encore comme très-achevé.

Le n"* 511 , Cotes d' Angleterre, est d'un effet assez piquant; mais il est peint avec une grande négligence; les roches sont d^une couleur jaune bien uniforme. L'on ne sait si ce que Ton aperçoit à l'horizon figure Tes voiles d^une flotte, ou si ce sont les tours d'une ville. Les marins et les bàtimens sont à peine ébauchés. Le soleil est voisin de Thorizon. Est-ce un couchant , est-ce un levant? Le ciel nous a paru trop froid et trop peu coloré pour Tun comme pour Fautre de ces momens.

Les deux autres marines^ n° 50^> et 5Î0, sont des erreurs qui feraient beaucoup de tort à l'artiste si ellea se repi'oduisaient souvent.

Nous désirons que M. Van Gingelen apprécie l'intention de notre critique, et qu'il n'y voie aucune malveillance ; s'il n'avait pas fait le n** 508, nous l'aurions passé sous silence.

TH. FOLRMOIS.

Avaut de s essayer dans la peinture à Thuile, M. Four, moift s'était fait avantageiuement connaître par de jolies aquarelles et par des lithographies.

Le Site pris dms les Ardennes, qu'il a e;Kposë cette année, répond bien à Tattente qu'on avak pu concevoir de ses heureuses dispositions. Ce tableau se distingue par une grande vigueur de coloris et de faire. Il s'y trouve peut-être des tons un peu outrés et durs, le feuillé peut en paraître lourd et opaque, par Fabus de rempâtement de la couleur; mais il y a là une grande puissance de lumière. Les preoiiers }Jans offrent de jolis détails, la fabrique et le moulin à eau âoul d un agréable aspect, Tensemble du siyet est bien disposé.

H. Fourmois a beaucoup de dispositions naturelles ; 1 étude les fera fructifier : nous ne doutons pas de ses succès futurs.

FRANGIA.

Ce peintre nou» a présenté quatre tableaux à Thuile cl cinq aquarelles^ iom sujeU de marinea. Quoique les premiers ne sment pas sans mérite , nous préférons les dernières, elles témoignent de plus d'habitude.

Nous avons toutefois des éloges à donner au n° 186, ^

jS ail/ rage sur la côte de Boulogne, Lu brick , qui a

déjà perdu son grand mât^ est jeté à la o6te par une

forte lame qui le soulève et le découvre jusqu'à la quille.

Une partie de Téquipage se sauve dans la chaloupe^

quelques matelots à la nage s'aecroehent au màt flottant

sur les vagues avec ses huniers. 11 y a peutr-étre ua peu

d'exagération dans TeCTet lumineux jeté au milieu du

tableau. Les bâtimenset les ligures sont d'un bon dessin

et d'une touche ferme.

Le n*^ 188 , Bateaux pécheurs à Dieppe, est moins

COMPTB-RENDO DU SAUM D^BXPOSITlOlf.

bon* Tous les cHcls y sont heurtés, le eicl eu est lourd; le nuage carré qui en occupe la plus {^randc partie, est d'un aspect désagréable , la mer mauque aussi de mouvement.

Parmi les dessins de cet artiste, nous avoiis remarqué Les contrebandiers, n° 190, et Le Fort-Rouge, à Calais, au coucher du soleil, n° 191. Ces aquarelles témoignent d^une grande habitude, d^un fiiire hardi. Mais lie serait-on pas en droit de leur reprocher Ta bus des moyens qu^emploient les aquarellistesf Les dessins dont nous parlons sont presque tons fatigués & force d'être firottés, grattés, et repeints* On n'y retrouve pas cette ft^nehtie de premier jet qai constitue la fratdieur et la délicatesse de Taquarelle. Celles de M. Francis n^ont pas non plus toute la vérité désirable. La nature y cède le pas à la manière. Tout y est uniformément traité, les eaox ressemblent aux rochers, et les rochers ressemblent aux eaux. Avec le talent de main qu'il possède, M, Francia ferait des merveilles, s'il s'attachait davan* tage à la naliirc.

Quoiqu'il en soit , les dessins de cet artiste sont fort précienr et sont Tcenvred^un homme habile. C'est parce que nous le croyons capable d'aller beaucoup plus loin, que nous nous permettons de lui indiquer ce qai nous a choqué dans ses ouvrages.

FÉLIX DEVIGNE.

Nom mom déjà vu, au Salon de Gand, le tableau , 126, représentant Philippe p^nn ArtcK^alde, comnumii/uant au peuple gantois les conditions humiliantes de Louis de Maele, Cet ouvrage prouve dana •on auteur une grande csonacience d'antiquaire , une eonnaÎMance appi*ofondic de Tépoque à laquelle il emprunte aon iiyet, de Thabileté à reproduire des détails de eostume. Du reste, peu dVntente de la composition historique, peu de sentimeut de la peinture des passions. Le 125 nous parait ouvrir A M. l>evigne une route où il rencontrera des succès plus certains. Dans Le cabinet de Vantiqitaire Nubertus Golzius, le pt'iuUc s est trouve plus à 1 aise; il est chez lui, et on le

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seoi du pieaiicr abord. 11 laut cependant coauiicncer par ûûre abstraction de TefTet de lumière où la lune et une lampe combinent leur» jours , sans doute dans une intention louable, mais sans résultat heureux. Le désordre des objets, dans cette salle encombrée de vieilleries, nous plait iuimiment plus que i'aiTaugemeutsyméUiquc du tableau de H. Fonquet, représentant un sujet analogue. M. Devignc nous fait respirer cette seulcur de vétuslé^ cette poudre des siècles , inséparables de ces sortes de collcclious. La touche du peintre est délicate et ferme. Nous ne pouvons que lui conseiller de pcrsiëlLr dans ce genre, eu évilaiit toutefois les eiTets étrangers et en ne recherchant que ceux que la nature présente habituellement.

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NAVEZ.

La distinction honorable que le roi vient d'accorder

à M. iNavc'z a iHé accueillie avec faveur par le public. C'était une justice à laquelle on s'attendait depuis long* temps. Les titres du peintre à la décoration ne datent point d'hier; mais il faut convenir que Toccasion choisie par le gouvernement pour réparer un oubli » ne pouvait réti*e plus heureusement*

On se rappelle le temps où M. Navex occupait toutes les bouches de la renommée. On se disputait ses tableaux, on admirait la grâce de sa composition, la pu* rcté de son dessin , Texpression de ses têtes.

A son retour d'ItaUe ^ l'artiste avait fait une véritable révolution dans la peiuiuie. S'il suivait^ sous quelques

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