‹ Compte-rendu du salon d'exposition de Bruxelles, 1836Chapitre 26 sur 35 · FRANCK · texte numérisé non relu

FRANCK

La sainie Cécile M. Franck, ueal eertainemeot pas sans mérite , elle se recommande surtout par de la correction de dessin. C'est de la sculpture qui parle peu à Tâme , les draperies sont maniérées , elles manquent de grandeur; elles ont cepeudant une sorte de grâce miguarde qui choquerait bien moins dans la peinture. Mais c'est toujours la sévérité du genre que les artistes oublient. O sculpteurs ! c^est à vous quVst remise la garde du bon goût; cestà vous de le couserver inUclel pur, à travers les exagérations de la mode ; pénétrez-vous bien de la noblesse et de la haute mission de votre art , et n'entreprenez pas à la légère des ouvrages fondés sur des idées éphémères ; songez que vous travaillez pour les âicclcs !

Le groupe dont Doua doonouslc trait représeotela Justice protégeant l'Innocence. A pari TexpreMion forcée et la pose théâtrale, il y a de la grandeur et de« lignes «évèrea dans ce groupe. La draperie y est conçue claijs un bon «lylc; mais l'excculioii eu est molle.

On a pu trouver un peu trop de disproportion entre les deux figures; rinnoccncc nous a paru trop petite, elle n^atteint pas lepauie de la Justice.

Nous n^avons pas bien compris l'idée de Tartiste. Pourquoi la divinité protectrice tient-elle de la même main le glaive nu , qui justifie en partie son mouvement énergique, et la balance doul l'équilibre semblerait devoir être troublé par ce même mouvement. Ces deux idées semblent se combaltre au lieu de s aider.

F. DtlUiE.

Cel arliête brugcois, fixé à Paris, a exposé un morceau fort curieux tous plus d'uu rapport. De» fonU baptismaux , taillés dans un seul bloc de pierre de Tonnerre. Cet ouvrage est conçu suivant le style gothique^ et rappelle le travail délicat de certaines parties des anciennes cathédrales > et des pièces duriévreries qui, dans les mêmes édifices, renferment les précieuses reliques des saints. Le principal mérite de cette sculpture réside dans la difficulté vaincue ; mérite peu apprécié dans les arts, où la pensée doit avoir le pas sur les détails matériels de 1 exécution. Toute la partie architecturale du baptistaîre est d^un joli dessin y offrant en général le caractère gothique , ou moyeu âge. Quelques rosaces nous ont paru faire disparate et n^appartenir point au

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«lyle du rcslc du moi*ceau ; nous trouvons aussi que les petits anges 9 ouenfans nus, qui circulent dans les arabesques de la couronne du vasc^ sortent du caractère et appartiennent à TépoqUe de la renaissance.

Les statuettes placées dans les niches j et sculptt^es en ronde-bosse, ofTraient de très-grandes difficultés d^exécution. Cest là, comme nous Tavons déjà dit, leur véritabic mérite ; car, pour 1 clégance des formes et la pureté du dessin , elles sont loin de la perfection.

A. JOUVElNEL, LECLEUCQ, HAUT.

Peu de médailles ont été expotées cette année ; deux

de nos pi^eoiiers graveurs ne nous ont rien nioiilré. MM. Jehotte, père, etBraemt, connus Fun et Tautre par cIl's U a\ aux fort recommaiitlables , ont laissé 1 arciic a de plus jeunes.

La médaille commémoratîve de l'Exposition de l'industrie nationale en 183 5^ gravée par M« A. Jouvenel, graveur du Roi, fait infiniment d'honneur à Fartiste: elle préseulc, à Vavers, le portrait du Roi et, au revers, le génie de Tlndustrie , entouré de tous ses attributs , insenvaiil sur une table d airaiu les noms des industriels qui ont obtenu des récompenses. Ce petit bas-relief, ear , selon Fexpression de W inkelmann , la gravwe en

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médailles n'est autre chose que de la sculpture en petit j ce ba*-relief est composé avec goût et exécuté avec correction et délicatesse. L^effîgie du roi est la meilleure qui ait élë donnée jusqu'ici par Tart numtsiualique.

M. Leclercq nous a encore montré sa médaille du

Régeut^ ouvrage fort médiocre^ d'un dessiu peu correct et d*une exécution trés-faible. Celle du Pape est infini* ment mieux ; mais un médaillon publié à Rome aura donné à Tartiste beaucoup de facilité pour exécuter cette

gravure.

Nous venons de voir , il y a quelques jours, et après la clôture du Salon , un exemplaire de la médaille frappée eu i honneur de feu le chanoine Triest. C'est un fo.rt bon ouvrage, qui atteste de grands progrès dans son auteur,

M. Leclercq.

La médaille offerte à H* Bourla par les états de la

province d'Anvers, à Toccasion de la construction de la belle salle de spectacle de cette ville , a déjà fait à M. Hart une certaine réputation. Vai^erSj qui représente la vue perspective de TédiEce , est d'un beau relief et d un travail fort délicat. La médaille frappée è Toccasion de Finauguration du chemin de fer de Bruxcilc» ù Anvers, est d'une agréable composition, aussi exécutée avec beaucoup de soin et de goût.

484 coam*uNou oo salon ft'BXPOsnoii.

Les autm ouvrage* du même artUte^ qui présealent des efligies , sont loio d'approcher des premièret; on y reooouait que io graveur n'eat pas assez sculpteur et deaeiDateur,

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