‹ Compte-rendu général des travaux du Congrès international de statistique dans ses sessions de BruxellesChapitre 383 sur 418 · De l'enregistrement du mouvement do la population · texte numérisé non relu

De l'enregistrement du mouvement do la population

fi. I)e la stastistique judiciaire criminelle.

(18M.) La direction du septième dénombrement en 1851 prescrivit de recueillir un grand nombre de faits entièrement nouveaux. Les agents chargés des opérations reçurent avec les instruction* six cadres imprimes. Dans les instructions on avait en outre introduit un certain nombre de questions, qui u'avaient pas été prévues dan* le hill sanctionné pur le Congrès notamment sur les chemins de fer, les canaux et les lignes télégraphiques.

Ci? recensement de 1851 a exigé le concours de trojs-iuille deux -cent soixante-seize agents salariés par le trésor fédéra], dont chacun a dû adresser à l'autorité centrale, pour une circonscription déterminée, des états comprenant tous les renseignements prescrits.

Mais un petit nombre seulement de ces renseignements a vu le jour, les crédits nécessaires avant manqué pour leur publication complète.

Aux États-Unis il n'existe pas un bureau de statistique permanent. Tous les dix ans une loi spéciale doit intervenir pour prescrire le dénombrement. Cependant Je dernier bill a déclaré per| Mutuelles et applicables à tous les dénombrements futurs les dispositions adoptées pour celui de 1851.

Le gouvernement fédéral publie, d'ailleurs, périodiquement diverses statistiques spéciales, et notamment celles du commerce extérieur et <fè la navigation, des finances, de l'émigration.

1 1 MKK i Le Congrès des États-Unis, malgré toutes les instances qui lut en ont été faites, n’a point encore créé un Bureau spécial de statistique. Néanmoins dans le recensement de la population, exigé per la constitution nationale au moins tous les dix ans. l’usage s'«»st insensiblement introduit d’ajouter. grâce à la Direction spéciale du Congrès, des recherches plus ou moins étendues sur les différentes branches de l’industrie et des productions. Le relevé du recensement de 1800, présenté au Congrès de statistique internationale, contiendra un nombre considérable de notice* statistiques «mceruaut la condition matérielle de la nation, avec quelques details sur sa condition sociale et morale. A l’aide des pouvoirs limités qui leur avaient été conférés par le Congrès, les fonctionnaires, non moins zélés qu’intelligents, nui ont rempli successivement la charge de surintendant, surtout MM. Deboir et Kennedy, ont employé tous les moyens et fait tous lettre efforts pour que les recherches autorisée* par la loi fussent utiles non seulement au pays, mais encore à la science statistique. On peut espérer que les travaux éclairés des Congrès statistiques décideront facilement les Autorités législative* des États-Unis à reconnaître l'importance et l’urgence d’un Bureau spécial du Statistique, et à placer ainsi leur pays un même niveau, sous ce rapport, que In nations les plus avancée* do l'ancien continent

(185S.) Les travaux statistiques en France sont répartis entra plusieurs ministères ; presque chaque ministère publie des documents sur les affaires administratives qui sont de son ressort. Le Ministère des finances a un bureau de statistique à la direction de» douanes.

En 1834 un bureau de statistique générale fut créé au Ministère du commerce, il fut chargé de recueillir tous les document* sur l ensemble de» fait» économiques qui s'accomplissent dans le pays.

Depuis 1834 le bureau de statistique a publié environ 13 volumes sur des matières diverses, telles «pie la |H>pulation, l’administration, les finances, le commerce, l'agriculture, l'industrie etc.

Par un décret du 1 Juillet 1852 il a été créé dans chaque canton une commission de statistique dont les membres sont nom /nés par le préfet. Cette commission se subdivise eu sous-commissions communales. Comme essai, on a arreté un cadre, un formulaire, un questionnaire qu'on a adressé à ces commission» cantonales. Ou a commencé jwu* proscrire une enquête sur la situation de l'agriculture et de» documents assez restreints sur la situation de l’industrie. Chaque sous-commission est chargée de remplir le questionnaira qui lui est envoyé. Ce travail est ensuite envoyé à lu commission cantonale qui le discute, appelle dans sou sein Je* principaux rédacteurs et leur soumet se# doutes. m*s critique». Après cet examen on réunit l'ensemble des questionnaires «communaux et l’on arrête le questionnaire cantonal. Quand ce questionnaire a été adopté j»ar la commission cantonale il est transmis au souspréfet, et ce fonctionnaire le soumet à une «louolc vérification ; la première est faite par la commission centrale d'arrondissement ; la seconde en ce qui concerne l'agriculture, par Li chambra d'agriculture. Quand ces vérifications sont faites, le» divers questionnaire* cantonaux sont envoyé# au préfet, qui le» soumet à un dernier examen, les récapitule et en envoie le résultat au Ministre de l'intérieur.

État-Unis.

France.

Le bureau de statistique générale corresjiond. en outre, par l'intermédiaire du Ministre avec l«*s préfets pour obtenir de ces fonctionnaires tous les documents administratifs qui résultent du simple fractionnement des divers services administratifs. C'est ainsi que le* préfets transmettent à la commission les documents sur la ]*)pulation, sur le servit* des enfants trouvés, sur la mendicité etc.

(1X57.) Kn France les publications statistiques peuvent être divisées en deux catégorie* : ,

1. Les publications périodiques, il faut citer: In statistique financière, celle du recrutement, le bilan du commerce extérieur (recueilli depuis 1816), les « Annales du cntuineive extérieur * regardant les autres pays, la statistique minérale, le compte-rendu des douanes; des statistiques spéciales consacrées aux colonies, et publiées pour les colonies transatlantiques par I** Ministère île la Marine, pour P Algérie, par le Ministère de la Guerre; des renseigueineuts sur les établissements de prévoyance, savoir sur les caisses d’éjwirgne, les sociétés de secours mutuels et la caisse des retraites jtour la vieillesse, la statistique criminelle I remontant à l'année 1825); la statistique de la justice civile et commerciale ; la statistique des prisons.

2. Les publications non-périodique*. concernant la |iopiiiatioii. l'agriculture, riustructiou publique etc. etc. La carte de la France, faite par le coq» impérial d’état-major, sera mise à la <lis]ioMtion du public par des réductions et des repro<l uct ions lithographiques.

ilsoo.) Les documenta périodique ont pour objet: les finninvs, le recrutement de l’année et la situation de la caisse de dotation, la justice civile et criminelle, la justice criminelle militaire, les prisons, le commerce extérieur et le cahotage, la navigation intérieure, la production minérale, les institutions de prévoyance, sociétés de secours-mutuels, caisses de retraite* pour lu vieillesse, caisses d’épargne.

Les documents non-périodiques com prennent : les relevé** de l'état civil (naissances, mariages, et décès), les dénombrciiicnts de Ja jaqnilation, l'agrieulture. l'industrie; l’instruction publique. l’assistance publique, l'aliénation traitée dans Ira établissements publies et privé*, les voies de communication, les consommations dans les villes à octroi, les finances des aépnrtementH, les finance* des commune*.

Les documents de cette dernière catégorie, quoique publié* à des époques indéterminés-*. uVn sont jm» moins recueilli* régulièrement chaque année.

L’Algérie et les autres colonies françaises sont, en outre, l’objet de statistiques spéciales qui, bieu que paraissant à des intervalles assez rapprochés, n’ont cepcncfant pas une publicité périodiq ne.

Parmi les statistiques françaises qui n’émanent pas du gouvernement et ont cependant ou caractère presque officiel il faut citer Ira publication* du préfet de la Sciue sur la ville de Taris ; les rapports du directeur de l’assistance publique à Paris sur les vastes établissements de bienfaisance qu'il administre ; le* monographies de l’industrie Parisienne, dont la chambre de commerce de Paris prépare en ce moment le 2- volume; les ra|q»orts annuel* des préfets aux Conseils généraux, remplis des documents statistiques locaux ; les rajqmrts annuels du grand établissement financier connu en France sons le nom de h Caisse des Déjiots et Consignations " ; ceux de* principales institutions de crédit telles que la Banque de France, la Banque du Crédit Foncier, la Banque du Crédit Mobilier, ceux enfin de* chemins de fer. riches de faits instructifs sur le mouvement du commerce intérieur de la France. -

Depuis le Congrès de Vienne les publications suivante* ont été faites ;

1. Publication* jiériodiques. Les comptes-rendus des ministres ont été publiés pour l’année 1858. La dernière statistique des o|*ératiou* du recrutement s’arrête à l’année 1858. La statistique de la justice civile et criminelle a également été publiée pour 1858. 11 en a été de même de la justice criminelle s|>érialement applicable à l’armée; de la statistique de* prison*, de la statistique du commerce extérieur et du cabotage, et de celle de la navigation intérieure. La statistique minérale comprend les années 1853 à 1858. La statistique dis* institution* de prévoyance est complète jusqu’en 1858.

2. Documents non-périodiques: L’impression du tableau du mouvement de la population (iiaissan- <•*», mariag**s et décès) est terminée pour les années 1855, 1856 et 1857. 11 en est de même du volume oui doit faire connaître les résultats du census de 1856. Le second et dernier volume de la nouvelle statistique agricole est à la veille d’être mis en distribution. La statistique de l’assistance publique a été publiée en 185 k pour la période de IK42 à 1854. I#a statistique de l'aliénation mentale traitée dans les asiles publies et privés remonte à la même année et embrasse la même période.

Un volume tout récent a lait connaître la situation des établissements français en Algérie de 1852 à 1858.

(iHflS.) Kn France, à l'exception dn ministère des affaires étrangères, du ministère d’État, et de celui de la maison de l’Empereur, toute* le* admiuistratiou* centrales publient, sur le* services qui s’y rattarhent directement ou indirectement les renseignements le* plus détaillés.

De* bureaux du ministère de* finance* sortent annuellement de volumineuses publications, dont les plus importante* comprennent: le budget, le compte-rendu provisoire de l'administration de* finances, le compte-rendu définitif de» recette*, ainsi que nos documents spéciaux relatifs à la navigation sur les cour* d’eau administrés par l’État, sur la fabrication des poudres et des tabacs, sur les propriétés de l’État, etc. On doit encore au même ministère, SOUS le titre de Tnbhnu ORIMel dâf douanes, l’excellente et toujours progressive étude sur notre commerce extérieur#

I>ï ministère «le l.i guerre fait conimiliv annuellement. clans le Rapport sur le recrutement de l'armée, les conditions dans lesquelles s'opère ce rec rutement et notamment le nombre des jeunes gens qui atteignent en France l’âge de *20 ans accomplis, le nombre des examines, celui des jeunes recrutes exemptés du service soit pur des causes légales, soit par leur inaptitude au service militaire, avec l'indication des causes de cette inaptitude, le nombre des enrôlés volontaires, enfin l 'effectif moyeu <U l’armée dans ratifiée du recrutement.

La même administration publiait autrefois le Tableau des établissements français en Algérie. Cette statistique après une assez longue Interruption, vient d’être continuée par le gouvernement local de l’Algérie. Mentionnons encore: l. le * <*ompte-rendu de la justice criminelle militaire; » 2. le « compte du matériel de l’armée, * destiné à faire connaître en France et à l’étranger, jusqu'aux moindres détails, nos approvisionement» militaires; 3. une prochaine pulilication uppelêe à devenir périodique, sur l'état sanitaire de notre armée.

I*a manne n’est guère connue, dans le monde Ntatistique, que par une publication d’un faible intérêt sur l'état économique de nos colonies. Elle y joint il est vrai, le « compte du matériel de la marine. *

Un doit au ministère de la justice des comptes-rendus annuels: 1. de la justice criminelle; 2. de la justice civile et commerciale. Ce recueil, un des plus beaux monuments élevés à la science d’observation. jette, depuis 1826, les plus vives lumières sur l’état moral de la société en France.

I*» ministère tle l'intérieur publie, chaque année depuis 1853, 1. le mouvement désétablissements pénitentiaire» placés sou» son contrôle ou sa surveillance; 2. le bilan des opérations des sociétés de secours mutuels; 3. à des époques indéterminées, l’état de la vicinalité en France.

Ia> ministère «le l'instruction publique est à la veille de publier un travail statistique de la plus grande importance sur les progrès de l’instruction primaire en France dans ces dernières années.

Le département de l'agriculture, du commerce et des travaux publics élabora le plus- grand nombre «les statistiques officielles publiées par le gouvernement impérial. On citera notamment:

La statistique minérale, — la stutisti(|ue de l’exploitation des chemin» de fer. —celle des autre* voies de communication: rivières, canaux, routes iti»]»é riales et départementales, — le relevé annuel de l’état civil (naissances, mariages et décès), — les résultats «les recensements «jumquennaux de la population, le mouvement de l’aliénation mentale dans Jes 1 12 asiles publics ou privés de l'empire, — la statistûjuc de l’assistance publique sous baltes ses formes, depuis lu crèche jusqu’à l'hôpital. — la statistique <l«» institutions de prév«iyance autres que les sociétés de secours mutuel, — la situation financière des département», de» communes et de» établissement» charitables de toute nature, — l’état annuel «les libéralités faites aux établisse meut» publics, laïques et religieux, — celle des consommations dans le 1200 villes qui sont autorisées à jiercevoir un droit d’octroi. — celle de» salaires industriels dans les H6H villes les plus im|«ortnnt«*s «le l’empire, — celle des sinistres qui touchent aux' 'propriétés. comme incendie», inondation», épizootie». — celle des assurance» »ur U 4 » propriétés et la vie.

l/j même département fait, tous les ans. par l'intermédiaire «les commissions permanente» instituées dan» les 2.800 canton» d«» l'empire, un relevé de la production agricole : une enquête plus étendue et comprenant non- seulement cette production, mais encore l'économie rurale dans toutes le» branche», est ouverte tou» les dix an» par le» soins des mêmes connaissions dont le» fonctions sont gratuites.

Enfin la même administration recueille, par période» décennale», le» éléments d'une statistique «iomplète de l'industrie manufacturière.

Le Bureau de la statistique générale de France relève de ce ministère,

En outre des documents précédent» il faut mentionner les comptes-rendus de l'exercice, que chaque Ministère publie; u l'Exposé annuel de la situation de l'Empire, » œuvre collective des divers ministères. que l’on lient considérer comme le résumé de» faits politiques et économique» les plus importants accomplis dan» l’intervale d’une session législative à l’autre. La statistique y occupe une place considérable. en quelque sorte la place d'honneur.

Enfin en dehors des publications des ministères, la littérature d«î lu statistique officielle s'enrichit encore, soit annuellement, soit à diverse» éiioques. d’cxcellonti» monographie». Un doit citer notamment le» * Rapports annuels «le la commission oe surveillance de la caisse d'amortissement et de la caisse des dépôts et consignation»; » les belle» « Recherches sur la ville de Paris et le département «le la Seine, » due» à la préfecture de ce département; le» grandes et justement célèbres u Enquête» industrielle» sur la ville de Paris, » de la Chambre de Commerce «le cette capitale.

l/?s nombreux documents «le statistique locale consigné» dans le» Rapports annuel» des Préfet» aux Conseil» généraux sur la situation économique et morale de leurs départements, ainsi que dans les annuaires départementaux, méritent également d’être signalés.

Parmi !«■» statistiques nouvelles publiée» ou préparées par le (rouverneinent itujiériul depuis le Congrès de Londres il faut placer au premier rang le dénombrement de la population opéré eu 1861, effectué autant «pie possible «huis le» condition» rooomniuiulées par les différents congrès, et l'empiète sur l'aliénation mentale, l’idiotisme et crétinisme avec on sans goitre.

(IH&I.I Tous les département* de l'administration, «îui sont immédiatement ou indirectement placés sous le contrôle des Ministre*» tiennent des livres et fournissent de» relevés qui sont plus uu moins statistiques. Surtout la dernière division du par» faite par le département des pauvres est la meilleure base pour le» calcul» statistique». Fille comprend de» districts et des sous-districts (canton») ; le»

Grande-

Bretagne.

Colonie de la Orande- Bretagne.

Australie.

Nouvelle Gulle» il» Sml.

districts se composent de communes ou de paroisses ; les centres sont des villes de marché : chaque sous-district a un bureau d’enregistrement, et un bureau central préside au district entier. 11

Les relevés, que les chambres ont le droit de demander, sont publiés en « blue-books », pleins de renseignements im]M>rtants. Des commissions s|x'>ciale$ d'enquêtes, et dis différents services, résultent d»s documents utiles publiés par des inspecteurs chargés de les recueillir. Les journaux aussi publient îles statistiques pleines d'intérêt.

Outre 1 organisation officielle il existe en Angleterre d'autres moyens importants de recherches statistiques, attendu que. dans les questions qui présentent un intérêt d'une grande importance il n’est pas d'usage de laisser complètement les choses aux mains du Gouvernement. La société de statistique de Londres a fait plusieurs recherches indé|H-ndantes. Ses membres ont mis en discussion dans leurs réunions plusieurs documents importants qui ont été publiés ensuite dans le journal de la société, qui paraît tous les trois mois.

(1855.) On publie la traduction, avec un classement méthodique, de statistiques relatives aux pays étrangers, lai bureau de commerce reçoit ces statistiques des gouvernements etrangers en exécution d'un svstcnie d'échange international établi en 1851 et qui fonctionne par l'intermédiaire du Ministère des affaires étrangères.

Le département statistique du bureau de commerce publie également la statistique des colonies et de l’Inde anglaise.

En 1853 le même département a publié un résumé de la statistique officielle du Hoyaume-Uni. Ce résumé donne dans un cadre très-restreint jusqu'à la date la plus récente et pour chacune des quinze dcçnières années tous les renseignements propres à fournir une idée satisfaisante de la situation actuelle et des progrès de la nation.

(1880.) Une publication, qui a pour titre Statistical abstract contient des Tableaux comparatifs |M»ur les statistiques principales pendant 15 ans. Cette publication provient du Board of Traites. Miscellancous Stutistics o/ th c. United Kingdom — publication nouvelle qui est une collection générale de statistique sous les détails nombreux qui sont nécessaires dans les publications spéciales. l’our faciliter la comparaison, les résultats des deux années précédentes y sont ajoutés.

< 1868 .) Les progrès de la Statistique en Angleterre, ont été, dans leur ensemble, assez satisfaisants, et depuis le dernier Congrès, on a parfaitement réussi dans quelques branches qui furent recommandées d’une manière spéciale. Les divers départements administratifs et les Commissions royales ont rivalisé d’activité, ne se liornant |«is à des faits d’une iin|tortance absolue, mais les accompagnant d’éclaircissements et de déductions d'une valeur pratique. Le princi)ie de la division du travail, conçu |mr Descartes, a été appliqué sur une grande échelle au bénéfice de certaines industries qui out été cultivées avec des soins particuliers.

Dans les aperçus de, Statistique générale dont se ]>oursuit la publication, figurent des comparaisons avec les Statistiques des autres Etats sous le rnp|x>rt des territoires, populations, naissances, décès, mariages, revenus et dé|»enscs, dettes publiques, navires de commerce et valeurs d'im|mrtation et d'exportation.

Le Journal de la Société de Statistique de Londres, en est aujourd’hui à son 2G i ‘ m « volume de Notices sur l’ hygiène, l’éducation, le commerce, la monnaie, les conventions jKistales. la consommation d’eau, les institutions municipales et autres d'un grand nombre de villes et districts.

las réunions de la Société de Statistique de Londres ont lieu, une focs par mois, île novembre à juin, et on y traite de toutes les questions émises par des membres qui en font la motion.

(1x80.) La statistique coloniale a pris beaucoup d'extension et de précision dans ces dernières années. lais données du temps plus reculé ne s'étendaient que sur quelques faits ilu progrès matériel. Pourtant les premiers tableaux statistiques des colonies de .\rir-£iuidlt-]\ ides et de Tasijiunin offraient déjà des renseignements sur un recensement des colons, sur l'importation et l’exportation, sur la navigation, sur le revenu public et sur les dépenses. Surtout imur Nvic-.'yonlli- Wales des données régulières existent depuis 1821. Aux tableaux déjà mentionnés d'autres furent ajoutés successivement. Tels sont les rap|>orts sur les terres aliénées par le Gouvernement anglais et par suite cultivées.

En vertu du privilège que ces colonies ont de se gouverner elles-mêmes, elles ont nommé un licg istrar- ü encrai, des astronomes, îles géologistes. des naturalistes et des météorologistes. — Les publications annuelles de chaque . colonie ont aujourd'hui l’étendue d’un volume de 100 à 200 pages, comprenant sous cinquante ou soixante titres ou chapitres une grande variété d'informations. — Les dernières publications s'étendent jusqu’à la fin de l'année 1858.

Le rapport même fait au Congrès offre des renseignements sur la population, la justice, les prisons, les finances, les banques, l'industrie, le commerce, l'agriculture, l'instruction publique, les salaires et prix etc. A ce rajqxirt se trouve enfin ajouté une note sur la produetion de l'or en Australie jusqu'à la fin de l’année 1850.

(1x80.) Le volume du Blue-Book oui comprend la statistique de l’année 1858 est publié au mois d’août 1859. Il contient les rapports îles différentes branches de l’administration, les tableaux d'importation, d’exportation etc.

I.» forme et l'époque d'apparition des publications officielles sont variable».

(1S00.) Cette colonie oui a été séparée de New-Soute W aies en décembre 1859 possède déjà une Quenland. statistique des cultes, de ('instruction publique, des rapports sur l'exportation et l’importation et. sur 1 a navigation. On trouve aussi dans la statistique de cette colonie les positions des tarils. des impôts et des taxes.

iistto. i Dans Ici sept dernières années. Victoria.

Les données statistiques de Victoria sont Jtortées à un haut degré d’exactitude par les efforts du Registrar-Gen» rai. Il a préparé une série de recueils qui remonte jusqu’à l’année 1835

(1860.) L’iqrriculture étant la principale branche de l’industrie de cette colonie, la statistique offre Amiral U- .lu Sud. là dessus beaucoup de laits. — Ln tableaux du revenu public et du commerce séparent soigneusement les revenus et les emprunte autant que les exjiortntinns et les réexportations. — (hi fuit aussi des observations sur la température et le climat.

fistto.) Depuis 1840 on a composé annuellement un Blue-Book contenant la Statistique de 1a Sunvelle ZmUukI. colonie. Mais rien ne fut. puhlié, si ce n'est par la Gazette du Gouvernement, jusqu’à 1858. Ix* volume publié dans cette année contient la statistique de 1853; il doit être continué chaque année.

(1*60.) On trouve des renseignements statistiques sur cette colonie dam les rapports faits à la de Bnnne Législature Coloniale, dont le dernier 'embrasse Tanné 1857. Kn outre, les gazettes gouvernementales Kspérance. offrent quelques autres détails. Quant aux objets (le ces documente, ce sont la population. l’état financier de la colonie, (pour les années 1835 à 1858) h» statistique criminelle, l’instruction publique, les cultes — savoir le clergé, les églises, les chapelles et les congrégations, — les produits de l’agriculture et le bétail, la distribution de» terres H de leur différentes productions, l’exportation de la laine etc. etc.

Le rapport même fait an Congrès donne des renseignement^ sur la population, les revenus et les dé|a*nses et sur les exportations.

(1*60.) La statistique n’a pas encore beaucoup préoccupé l’attention du Gouvernement des Indes, indm Onenwl** et juir cela même les laits recueillis n'y ont pas toute la précision nécessaire. Cependant cette observation ne s’applique pas aux document* sur le revenu, la dépense, le commerce et la navigation.

Ix* rajiport même fait au Congrès, embrassant les résultats de vingt ans depuis 1838/39 jusqu’à 1857/58 inclusivement eu deux ja-riodes décennales, donne des renseignements sur la population, le territoire, les revenus annuels, les sources des revenus. les exportations et importations, la navigation, les travaux publics, l'instruction publique, l'émigration, les voies de communication et le transport.

(1864). ) Un expose'- appelé Blue-Boak est présenté Annuellement, au Secrétaire d’État des Colonies, ovian.

Cet exposé contient beaucoup de détails concernant l'agriculture. le commerce, la navigation, les établissements civils, militaires et judiciaires, les finances et. l'instruction publique. Les résultats principaux de ces données sont publiés dans un volume sous le titre de: Ceylan Al manne ami Animal Registres préparé sons la direction du gouvernement colonial.

Ix’H informations statistiques de cette colonie sont presque parfaites à une seule exception celle des recensements, qui à Ccylan sont extrêmement inexacte, attendu que les peuples asiatiques ont une crainte superstitieuse de cette ojiération.

Le rapport même fait au Congrès contient des renseignements sur le commerce et la navigation,

Tinstruction publique et la population.

(IHtto.) Le rapport même, fait au Congrès, donne des renseignements sur le territoire et la po- Guyane Anglais*, pulation

(lMttO.) I.cs comptes-rendus sur les différente branches de l'administration que fait faire le Gouver- Un Juniennra. nouent contiennent des renseignements sur leu finances, sur le commerce, l’agriculture et l'industrie, sur Tinstruction publique etc. Le système d'enregistrement de l'état civil est basé sur celui adopté eu France.

Le rap|iort même fait au Congrès ottre des renseignements sur l’agriculture, le commerce, la jk> pulatiou et Tinstruction publique.

(1860.) .Jusqu'en 1821 quelques renseignements statistiques sur ces deux colonies ont été publiés jnmaï'iui- (buis plusieurs ouvrages d’histoire. C’est seulement à partir de cette époque que des rapjiorts sjiéciaux «*t Bwteule. ont été annuellement transmis à Tadrainistratiou coloniale. Plus tard les inlorinntions prises ont été dresses dans des tableaux statistiques sons la direction du * Board of trade •. Bien qu’incomplets, ces rap|M>rts sont très-intéressante au point de vue de l’émancipation des esclaves, dont les résultat* ont été si différents dans ces deux colonies.

Parmi les données statistiques, il faut citer avant tout celles qui sont relatives au territoire, à la population, aux salaires, et au commerce.

Au dernier recensement, à la Barhado, en 1851, on a pour la première fois, depuis l'émancipation, distingué les habitants d’après la couleur. Dans la même année un recensement a été fait à la Jamaïque.

lin Maurice.

Grèce.

Italie.

Le nij)|K)rt même, fait au Congrès, fournit des renseignements sur le territoire, la )M)pulntion, les salaires, le commerce, le revenu et la dépense.

(lsuo.) Annuellement des publications sous le titre de « lilue-Hooks » ont été préparées par le gouvernement colonial, ils comprennent plus ou moins complètement la statistique territoriale, agricole. commerciale et judiciaire, la statistique des revenus et des dépenses, la statistique de l'instruction et autres. Quant à la statistique territoriale, on a exécuté dans le siècle liasse une triangulation de Pile, assez incomplète. Récemment le gouvernement colonial a décidé de (aire dresser une carte de Pile. Depuis pins de dix ans des oliservations météorologiques ont été faites.

Le rapport même, fait au Congrès, offre des renseignements sur la population, le territoire, l'agriculture. le commerce, les finances, la navigation, la justice, l'instruction publique et les cultes.

(1S55.) La statistique officielle n'existe réellement en Grèce que depuis l'organisation de ce pays eu état indépendant. En 1834 un bureau s|>éeial a été créé au Ministère de l'intérieur sous la dénomination de h Bureau de l'économie publique ». (Je bureau a. entre autres attributions, celte de recueillir tous les renseignements statistiques propres à faire connaître la situation économique et morale du royaume, soit en les demandant aux autorités locales des départements, soit en h-s faisant recueillir jiar des personnes de son choix.

11 n'a pas encore été publié de statistique générale par le Gouvernement grec; seulement un travail de cette nature, mais très-abrégé a été fait par la Commission grecque près l’Exjiosition universelle (1855).

Les tableaux, au nombre de dix-huit, qui y figurent, contiennent les renseignements dont l’énumération suit : Population de la Grèce en 1821, 1832, 1842 et 1853 — tableau des différentes chusses et professions des habitants — instruction publique — recrutement de l'armée de terre et de mer — statistique de la marine commerciale en 1834, 1843 et 1853 — Commerce extérieur pour les années 1852, 1853 et 1854 — statistique financière des communes villes nouvellement bâties d'après un plan d'alignement et nombre de leurs maisons — bâtiments civils — routes — iionts — dessèchements de» marais — colonisation — finances de l'Etat, déjienscs publiques ]>our les années 1833, 1835, 1841 et 1851.

(186$.) Quoique l’on puisse dire que la Statistique d’Italie ait commencé à exister avec le nouveau Royaume, lequel comprend les sept huitièmes de la péninsule, ceiiendant elle a eu de glorieux représentants et <tc nobles traditions. Gioia et Romagnosi ont illustré la philosophie de la science; Cagnaz/.i. Mauro ltotondo, Ltalbi et Serristori ont rempli une tâche plus modeste, quoique non moins utile en recueillant et en répandant des nombreux faits statistiques.

De nos jours, outre Cavour qui si; forma par des études statistiques et économiques à sa brillante carrière politique, Molossi, Zuccagni-Orlandiui, Cattaneo, Correnti forment une belle pléiade de célébrités nationales.

Les institutions statistiques n’ont pas non plus manqué à l'Italie. Nous sommes redevables à la Commission Royale de Statistique de Turin des travaux sur le crétinisme, la statistique médicale, le mouvement de la postulation et les recensements de 1838 et de 1848. Ix: Bureau de Statistique de Florence, sans parler d'une série non interrompue durant environ quarante ans de notices expliquant la' manière dont se succédèrent les générations en Toscane, a publié d'intéressantes monographies sur tes hospices des aliénés et les hlépharot rophes, sur les milices, les prisons, la manne marchande, sur les prix des denrées de première nécessité. I-a Direction de Statistique de Païenne a aussi publié une numération successive d'habitants, c'est à dire un état des naissances, des décès et des mariages, depuis l’année 1831 jusqu'à la dernière révolution sicilienne. La même Direction s’est occupée de la Statistique sur la division des propriétés, sur la bienfaisance publique et surtout sur la charité des hospices, sur les bibliothèques et sur le matériel de la marine marchande. La Ixmibardie elle-même, grâce â un travail commencé en 1815 et dû en grande partie aux efforts persévérants du baron Czo-rnig, s'est enrichie d'une précieuse statistique fort étendue et concernant la topographie , les eaux et routes, la population, l'agriculture , le commerce , l'industrie, les appointements, l'enseignement, la bienfaisance, le clergé, les institutions de crédit et de prévoyance, les impôts. V administration publique, exécutive et municipale, etc. etc.

Les petits États italiens de Modem- et de Parme, espèce de domaine patrimonial, possédaient des statistiques précieuses et détaillées; recherches domestiques et approfondies sur leurs conditions géographiques, économiques, politiques et administratives. Cela prouvait évidemment, ce qui avait lieu si fréquemment en Italie sous les anciens gouvernements c’est que là bonne volonté des hommes triomphe souvent de la cruauté du destin.

On doit mentionner aussi les publications statistiques des Muniri|>alités, des Chambres de Commerce. des Sociétés scientifiques, ce qui fait voir que ces assemblées n’ont jamais désespéré des destinées de la patrie et de l'avenir du peuple. Honneur également à cette noble réunion d'individus qui, malgré des obstacles de toute espèce, sont parvenus à réunir dans une suite progressive d’études les plus nombreux renseignements économiques et politiques des différents États, selon que la Péninsule était alors divisée, pour eu déduire les forces vitales, en les coordonnant autant que |stssib!e. sous le point de vue national.

Les États Pontificaux publièrent aussi d’assez bonnes statistiques sur la populatiim. sur les se -

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ma» lies et sur les récoltes, sur le commerce, sur les routes, sur le matériel et sur U personnel de h marine : ce travail doit surtout être attribué à l’initiative de coh Municipalités énergiques et actives, non moins qn’à la prévoyance de ces administrations provinciales.

Quant à l’ordre de la Statistique du nouveau royaume, lequel fut établi par deux Décrets Royaux, le premier du !> octobre 1861, le second du 3 juillet 1862, il est en tout conforme à I esprit de liberté consacré par le Statut Italien.

Dans la capitale du Royaume, il existe une Direction officielle, qui est. soutenue, éclairée, aidée par une Junte Consultative centrale. Dons les administrations provinciales, les Secrétariat* de Préfecture, responsables du service, donnent lenre soins aux charges qui leur sont confiées par la Direction: eux-mêmes se trouvent aidés par les Juntes provinciales électives et gratuites. Dans la commune enfin l'officier public est le Maire {Syndic), lequel pour tout ce qui concerne la Statistique, fait son rapport au Préfet, mais en profitant du concours d’une Junte communale établie à cet objet.

C’est ainsi que le Gouvernement et le Pays se trouvent avoir deux organes divers, deux sources différentes d’enquête; d’une part le» Maires et les Préfets, et les administrations centrales du Gouvernement.; de l’antre, les Juntes communales et provinciales, formées par des élections libres, qui s»! surveillent, se censurent, se complètent Kuercjaivement et promettent un travail varié, abondant et recommandable sous tous les rapports.

I^es premières études auxquelles s’est surtout livré la Direction de Statistique ont été celles du recensement et du mouvement de la jMipulation.

Ce» deux opérations statistiques ont formé l’objet presque exclusif de ses soins consacres a constater la imputation de fait au 31 décembre 1861. moyennant une énumération simultanée et nominative et à faire aller ensemble le relevé des naissances et des décès, ce qui complète les recherches amupnaphiques par une continuelle confrontation.

Pour le dernier recensement, un acte du Pouvoir législatif a prescrit à ce travail la mémo méthode dont l’étaient déjà servis les State Sanies dans ranagraphe 1858; méthode déjà suivie en lîelgique et en Angleterre, et particulièrement recommandée par le Congrès de I<oudres.

Mais en matière d’état civil la législation n était pas et n’est pas encore la même pour tout le Royaume: ici. l’enregistrement des actes relatifs se trouvait abandonné presque sans règle, ou du moins sans précautions suffisantes aux curés, qui se bornaient à transmettre la liste des noms soit aux Municipalités, soit aux Tribunaux de l'arrondissement; ailleurs au contraire, et avec plus de discernement. l'enregistrement était remis directement, aux soins des Municipalités.

Quoiqu'il en soit, dans l’attente du nouveau code où cette matière se trouvera certainement réglée, on s est efforcé de suppléer pour ce qui concerne la statistique, par des dispositions réglementaire», lesquelles, étant d’accord avec les législations actuelles, dirigeassent sur un même plan les recherches anagraphiquea et garantissent la généralité et l’exactitude ara résultats..

On s’est appliqué à exciter l’activité des cinquante neuf Juntes provinciales de Statistique et des sept mille Juiites communales en stimulant l’amour patriotique de leurs membres, et en raympensaiit les effort» par quelques signes de distinction, distribués à propos, mais sans beaucoup de frais. C est ainsi que, malgré les difficultés législatives, malgré l'inexpérience des hommes et des choses, devenue plus grande encore pur les brusques changements politiques et administratifs, on a pu réaliser, en peu de temps et a peu de frais, des travaux d’une certaine importance.

Une entreprise difficile était le travail de la Statistique industrielle, mais comme il était essentiel de connaître exactement les ressources économiques de la nation, la Direction de Statistique ri a paa hésité à affronter aussi les difficultés de cet inventaire, qui s’effectue régulièrement.

Quelques notices sur la topographie du Royaume et sur les Sociétés de secoure mutuel servent de complément aux études eutrepwes par la Direction. Mais ce dont elle sc glorifie surtout, c'est de g’être attiré la déférence que les différents Ministères. dont se compose le Gouvernement du Roi. usent envers elle quand il s'agit de Statistique, en sorte qu’il n’existe aucun modèle ou tableau statistique qui n’ait été préalablement examiné et quelquefois même prescrit par elle. Le Ministère de la marine la chargeait même du soin d’ordonner et de publier la Statistique de la navigation, sur îles matériaux recueillis par les capitaines de nos ports et par nos Consuls dans les J sir ta etrangers.

Le résultat qui iieut provenir de cette condition, qui lui a été faite par les différents ministères, oblige naturellement à considérer si cette réunion d’attributions, qui présentement ne constitue encore qu’un fait, ne doit pa» être transformée en droit, c’est a dire s’il convient de laisser la Direction de la Statistique, comme cela existe, sous la dépendance d’un seul Ministère, ou s’il ne vaut jias mieux la rendre indépendante pour qu’elle puisse se rendre utile à tous, sans exciter ni jalousies ni défiances.

De cette manière la Statistique rentrerait dans le domaine éclairé de la science sans que les luttes des partis pussent l’atteindre, et sans que les passions de la bureaucratie en obscurcissent les intentions. aidées par l’administration, en même temps qu’elle jouirait de la liberté de coordonner ses recherches à sot» gré, elle ne serait pas exposée à éveiller dans le public les doutes qui jusqu’à présent ont été le plus grand obstacle à ses recherches; et alors que d’une part elle mettrait, tous s** soins à se conformer au système de la plus grande impartialité, de l’autre elle se mettrait en mesure d’être de plus en plus utile aux intérêts du Gouvernement et de préparer les éléments destinés à résoudre avec calme les grands problèmes de la science sociale.

(1865.) En Norvège le bureau de statistique forme l’une des sortions du Ministère de l’intérieur ; il est composé d’un chef et de huit à dix employés. Tous les cinq ans les préfets adressent au Gou-

Norwcge.

Pays-Bas.

vememont un rapport sur la situation économique de lettre départements, t'es rapports sont centralisés au bureau (le statistique, qui les publie en les accompagnant d'un aperçu général de l'état du pays fondé, ismr la plus grande partie, sur des tableaux rédigés d’avance dans ee but»

Les attributions du bureau se sont successivement étendues, lilles n’embrassent cependant pas toute la statistique officielle ; la statistique financière et judiciaire est préjmréc par des bureaux spéciaux.

(1857.) Le bureau central s’occupe de toutes les branches de la statistique officielle à l'exception de la statistique de la justice, de 1 instruction publique et de certaines parties de l’administration des finances. Lu direction supérieure des travaux est réservée au Ministère de l'intérieur, mais bien que le concours des autres administrations centrales et des hommes de la science n’ait pas encore reçu une organisation régulière et bien déterminée, le Ministère de l'intérieur consulte toujours les administrations centrales conqiétentes. ou les statisticiens appartenant à l'université, chaque fois qu'il s’agit de modifier sensiblement les cadres ou les questionnaires remplis par les autorités inférieures.

Dans ccs derniers temps ou a rédigé des rapports quinquennaux sur l'industrie, des rapports annuels sur le commerce et la navigation, les naissances, mariages et décès. Les cadres de ces rapports sont restés à peu près les mêmes. Presque tout changement qu’on voudrait y introduire rendrait ini|x>ssihle l’emploi des tableaux statistiques pour la comparaison de l’état actuel avec l’état antérieur du pays.

(1H00.) Le recensement décennal est commencé en 1815 et continué jusqu’en 1855. On y a compris la population, le bétail, les chevaux, les rennes etc. D'autres relevés sur les différentes sortes de grains semés, sur chaque ferme, sur l’agriculture, sur les mines, sur la pêche, sur les manufactures et sur les caisses d’épargnes sont recueillis dans des périodes quinquennales par les magistrats de chaque district. Ils sont reunis au gouvernement central. — On fait des rapports annuels sur le commerce et la navigation, sur l'administration de la justice, sur les naissances, mariages et décès, sur les aveugles, les sourds et les muets, sur les aliénés et sur les causes de décès.

(IM#.) Après le Congrès de Londres, plusieurs améliorations ont été introduites dans la statistique officielle de Norvège.

Aut relois, tout ce qui concernait la statistique était publié par la Division du ministère qui en était chargé, mais sans qu’il y êut unité soit dans l'idée, soit dans la forme. Aujord’hui au contraire, tous les documents relatifs à la statistique officielle doivent faire partie de la Collection intitulée: « Statistique officielle de Norvège » et être distribués en autant- de séries qu’il v a de Départements. Et pour mettre cette statistique à la portée des Etrangers, ou a décidé d’en publier la Table en langue française accompagnée d’un extrait des rapports les plus importants.

(1K.VS.) \jc gouvernement des Pays-Bas avait fondé, en 1 82(1, un bureau de statistique, qui a publié deux volumes de statistique générale. Ce bureau a cessé d'exister en 1830. Vers l’année 1830 on a publié un troisième volume, complément des deux premiers. Depuis l’année 1826 M. Lobatto, professeur à Delffs, a publié régulièrement, par ordre du roi, un annuaire. Mais les renseignements statistiques qu’il contient ne concernent que les naissances, les décès et les mariages, plus quelques détails touchant la population ainsi que des tableaux sur la statistique des prisons.

En 1848 on a fondé deux bureaux de statistique, l’un au Ministère de l’intérieur, l'autre au Ministère des finances. — Il n’y a pas, aux Pays-Bas, de bureaux provinciaux, quoique la loi provinciale l’ait prescrit.

Depuis quelque temps on attache plus d’importance aux rapports que les députations permanentes font annuellement aux conseils provinciaux. C’es rapjKirts sont les principaux éléments des travaux statistiques aux Pays-Bas. Ils deviennent très-volumineux et quelques-uns contiennent 500 à 600 pages exclusivement consacrées à la statistique. On a tâché d’améliorer ces rapports, en leur donnant un modèle uniforme. Les bases de ces documents sont les rapports que les collèges des bourgmestres et échevins font, chaque année au mois d’avril, aux conseils communaux. Les communes principales publient ces rapports ; les autres doivent envoyer une copie de leur rapport au bureau de statistique du Ministère île l'Intérieur.

Le Ministère des colonies rédige annuellement des rap]iort8 détaillés sur l'administration et la statistique des colonies aux Indes orientales et occidentales.

(IS37.) Le ministre actuel a porté sur le budget un crédit de 50,000 florins pour couvrir les frais d’une commission de statistique.

I1800.) Lu loi organique provinciale et la loi organique communale (de 1850 et 1851) étaient de la dernière importance pour la statistique. |«»rce qu’il y a été statué, que toute discussion serait publique. La loi provinciale a prescrit qu'il v aurait un bureau de Statistique dans chaque province et depuis 1858 cette institution est réalisée, lin 1859, une commission centrale fut formée, l-.lle est tout à fait isolée, et quant à ses travaux, tout à fait indépendante. Seulement-, pour la hiérarchie administrative. elle est soumise ail Ministre de l'intérieur. Elle a été autorisée à s'adresser à tous les ministères, à toutes les corporations, à tous les employés du gouvernement pour demander des renseigne-

ments statistiques, directement et sans intermédiaires. L'arrêté royal autorise tous les employés à donner las renseignements qu'ils possèdent à la commission centrale de Statistique. La commission donne son avis sur tontes les |Hihlications de Statistique officielle; elle peut suggérer aux ministres les recherches qu’elle juge inqiortantes et qui peuvent être faites par leur intervention. Elle recueillent dans ses archives et dans sa bibliothèque toutes les pièces relatives à la Statistique, qu’il lui sera possible d’obtenir.

(1863.) La Commission centrale de statistique, créée par arreté royal du 5 novembre 1858, et qui a tenu ses séances mensuelles depuis le mois île mars 1859 jusqu'au mois de décembre 1801, a été dissoute après le rejet de son projet de budget pour l'année 1882 dans la séance de la seconde Chambre des Etats généraux du (J décembre 1881. Elle a publié deux rapporta de ses travaux, l’un le 12 février 1881, publication .officielle, ex]>osé des années 1859 et 1880; 1 autre public aux frais de ses membres après la dissolution, compte-rendu de ses t ravaux inondant la dernière année de son existence.

la Commission dirigeait les publications des différents ministères et exerçait une critique sur h'* publications antérieures. Par sa dissolution le lien commun <^t rompu, chaque fonctionnaire aux differents ministères fait sou miqiort statistique à sa guise, sans consultation préalable.

. Par une résolution récente du Gouverneur général des îwssessions néerlandaises dans les Indes orientales, il lut résolu de créer un on plusieurs bureaux de statistique dans ces possessions. Pour exécuter cette résolution, deux fonctionnaires zélés de la mère-patrie, dont l’un chef du bureau provincial de statistiqne.de la Gucldre lui sont envoyés. Sous les auspices du iîonvcmeur général actuel, monsieur le baron Sloctb van de Beele, éminent, statisticien, qui comme greffier des Etats provinciaux a publié un ouvrage très-estime sur la statistique de la Gueldrc. la résolution prise portera, des fruits pour la statistique de ces possessions florissantes, digues d être généralement mieux connues.

Pendant les trois années écoulées, les ouvrages statistiques suivants ont. été publiés aux différents ministères.

Ministère des Finances. — Rapports sur le commerce et la navigation extérieure années 1859, 1800 et 1881 (première publication en 1816).

Budgets annuels .des dépenses èt des recettes avec des rapporta détaillés sur l’administration financière et sur les différentes branches d'administration; le dernier volume contient le projet du budget, pour l'année 1863.

Ministère delà Justice — Statistique de la justice criminelle et civile années 1859, 1860 et 1861 (première publication 1847).

Statistique des prisons années 1859, 1860 et 1861 (première publication séparée en 1854).

Statistique de la police judiciaire aimée 1856 à 1861 (publiée depuis 1852).

Ministère des Colonies. — Rapixn-ts sur la condition et l'administration des colonies, années 1858, 1859 et 1860.

Dans les colonies se publient annuellement un rapport statistique sur le commerce et. la navigation extérieure si Java et Madura, dont, le dernier pour l'année 1861, et un rnpi>ort sur l’état scolaire, le dernier jiour l’année 1860

Ministère de l'Intérieur. — Annuaire de statistique, dixième et onzième années en un volume, divisé en deux parties, dont la première contient le mouvement de la population en 1859 et 1860, des tableftnx décennaux sur ce mouvement pendant les années 1850 à 1859 y compris, et un court aperçu des résultats du dernier recensement décennal de la population au 31 décembre 1859.

Statistique de l’instruction supérieure, moyenne et primaire, années 1858, 1859 et 1860.

Rapports sur les institutions de bienfaisance années 1859, 1800 et 1861. Des deux derniers rapporta, prescrits par la constitution, se publient, annuellement depuis 1816.

Rapports sur les établissements d’aliénés, années 1857, 1858 et 1859 (première publication pour l’année 1844).

Statistique de l'agriculture années 1859 et 181)0, publiée depuis 1851.

Statistique des pêches maritimes années 1859. 1860 et 1861, première publication en 1854.

Rapports sur les travaux publics années 1859. 1860 et 1861, publiés depuis 1853.

Rapports sur les télégraphes électriques années 1859 et 1860, publiés depuis 1853.

A ces travaux de statistique générale il faut ajouter ceux dos statistiques provinciales et communales.

Les onze exposés annuels de la situation administrative des provinces, faits aux conseils provinciaux par les députations permanentes, et qui se publient séparément depuis 1840. ont beaucoup augmenté tant en densité qu’en valeur scientifique depuis quelques années, surtout dans les provinces on la rédaction est confiée aux chefs des bureaux provinciaux de statistique. — L’art. 182 de la loi communale du 29 juin 1851 prescrit un exposé annuel de la situation administrative des communes. De ces rapports 2ü à 30 des principales communes sont imprimés, dont quelques-uns, tels que ceux de Rotterdam et d"l trecht. sont très-bien faits. Une copie ou un exemplaire est envoyé annuellement au departement de l’intérieur.

Par les soins du Commissaire du Roi dans la province de Grouingue, monsieur J. A. van Roijen, une commission pour la description statistique de la province, s'est constituée à Grouingue le 23 juin 18o4. Elle ixjssède sa bibliothèque et ses archives et sc divise. pour ses travaux, en quatre sections: 1 ) Descriptions géographiques et topographiques. 2) Population et ce qui s'v rapporte. 3) Institutions sociales. 4) Industrie et richesses La Commission a publié jusqu'à présent deux volumes divisés chacun en trois parties et la première partie du troisième volume. Ces volumes ooutieiment des données très- intéressantes.

Portugal.

Roumnnio.

(1855.) Le Gouvernement portugais, en continuant à s’occujier de l'organisation de la statistique, a publié le Bulletin du -Ministère des travaux publics.

(IK68. ) Le Portugal, dans les travaux statistiques entrepris a suivi, autant que |>ossil>le, les résolutions et les vœux des Congrès.

Après un essai fait eu 1857 pour l’organisation d'une Commission centrale de statistique, selon le vœu du Cougrès de Paris, essai qui n'a pas réussi, ou a créé au Ministère des travaux publies, de l’industrie et du commerce, en 1859, à 1 occasion de la réorganisation de ce Ministère, un bureau spécial de statistique. Le chef de ce bureau en proposant au Ministre le programme de ses travaux, ne s’est pas tiomé aux travaux statistiques socialement relatifs à ce Ministère. Son programme a embrassé toutes les branches de la statistique, et a été précédé d’un rapport qui démontre, que son auteur a pris pour guide les travaux et les résolutions des trois Congres précédents, de Bruxelles, de Paris et de Vienne.

Lee autres travaux statistiques, qui ont été publiés par les différents Ministères depuis 1855 sont:

Par le Ministère de l’ Intérieur. — Rapport de la commission spéciale chargée de l’examen do l'influence des rivières eu Portugal sur l’hygiène publique. Ce rap|>ort est accompagné de plusieurs documents statistiques très-im|»ortuuts.

Ibipports des gouverneurs civils de tous les districts du royaume sur l’état, de l’administration publique dans leurs districts respectifs. |>our les années 1856, 57, 58, 59 et 60. Les rapports de 1861 sont sous presse. Ces rapports sont- appuyés sur de nombreux documents statistiques.

Résume de la statistique par districts des revenus, charges, valeurs des hieus-tmuLs. dettes actives et passives, titres île dette fondée, capitaux placés à intérêt de tous les établissements de charité et de bienfaisance.

Par le Ministère des Finances. — Statistique du commerce extérieur dans l'anuée 1856.

Budgets des recettes et. des dépenses îles exercices de 1856-57. 1857-58, 1858-59, 1859-60, 1860-61, 1861-62, 1862-63, 1863-64.

Par le Ministère de la Justice et des Cultes. — Statistiques des traitements des curés pour les années 1855-56, et de 1856-57 avec la désignation dis) districts, paroisses, diocèses, et revenus des imroisses.

Statistique des couvents de religieuses, indiquant le nombre et la situation de ccr couvents, leurs revenus en 1821. 1838 et 1856, le nombre des religieuses de chaque couvent, leurs âges, le nombre des élèves, le nombre des personnes attachées aux couvents et leurs ap|»oiiitcnicnts.

Par le Ministère de la Guerre. — Etudes statistiques, hygiéniques et administratives sur les maladies et la mortalité de l'année portugaise, relatives à la période décennale de 1851-61. par le Docteur Marques, Chef de section au Ministère de la guerre.

Par le Ministère de la Marine et des Colonies. — Essais sur la statistique îles possessions ]>ortugaises d’outre-mer, comprenant Mozambique et Goa.

Par le Ministère des Travaux publics, de l’Industrie et du Commerce. — Bulletins du Ministère, comprenant plusieurs documents imjiortants, notamment la statistique des routes construites dans chaque trimestre, les ouvrages d'arts, la dépense faite dans les constructions et le nombre d'ouvriers employés par semaine dans les travaux des routes, et des chemins de fer.

Rapiwrt- sur l’exploitation du chemin de 1er de Bursciro à Vendus Novas en 1862, accompagné de tableaux statistiques indiquant la recette et la dépense de l’exploitation, le nombre des voyageurs, le mouvement et l’indication des marchandises.

(1863.) Les chroniqueurs du 14" au 17"' siècle ont entremêlé leurs récits de notices statistiques bien intéressantes. Leur valeur et leur authenticité sont à l’épreuve de la critique. Sous le règne des Fannriotes, les rares esprits qui suivaient les événements, ont conservé des chiffres sur les exactions des préposés aux impôts, sur les pillages et les dévastations des continuelles invasions dos Turcs et des Tatares. sur les victimes des épidémies occasionnées par ces ravages, et sur l’émigration en masse à laquelle était condamnée la malheureuse population.

La restauration des souverains nationaux, en 1830, a amené le dénombrement, les registres de l’état civil et la statistique de quelques actes administratifs. Mais le recensement de la population ne comptait que les noms des contribuables ; de sorte qu’on omettait les mineurs, les infirmes, les privilégiés, les étrangers et toute la population féminiiic, comme francs de contributions. Les registres de l’état civil étaient laissés aux soins défectueux du clergé. lies dates statistiques de cette période de l’histoire n’ont d’im|>ortance que dans ce qui a trait aux revenus du fisc.

Maintenant quo l’union réelle des deux gouvernements est accomplie, il s’en est suivi naturellement l’unité dans la direction des travaux statistiques. Un bureau statistique, au ministère de l'intérieur, et mi employé dans chacun des 32 départements du jiays. ayant, à faire le relevé des travaux statistiques et des questions d’économie politique de sa circonscription, représentent le squelette de l'organisation. Ils sont secondés par 32 commissions départementales, composées de membres coniiiétents dans les questions à discuter, et ayant 154 commissions d’arrondissement sous leurs ordres. Les commissions sont chargées de l’examen du matériel recueilli par la voie ordinaire de l'administration, débattent sur jes questions soumises et font l’élucidation des particularités locales. Le résultat de cet ordre de travail est publié dans les annales économiques (Annale économice): publication unie à la statistique comme complément de celle-ci. Les annales économiques, sont l’histoire, ou plutôt la statistique suivie de l’économie politique en Roumanie.

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Le» deux publication» qui ont paru jusqu'à présent, contiennent des relevés sur l'étendue du territoire, sur la population, l'état des maisons et du bétail, sur la répartition il» terres, sur l'état des hypothèque* et de l’agriculture, sur le mouvement du commerce, de la navigation et sur l'histoire annuelle des finances du pays. Dans les annales économiques se trouvent, autant que possible, toutes les lois et ordonnances, ayant rapport à l'économie publique du pays.

Quant à la forme de ces travaux, on a dû subordonner les formules statistiques aux nécessités administratives du pays, tout en avant égard aux exemples donnés par les prédécesseurs dans la pratique, aussi bien qu aux décisions du Congrès. afin de faciliter la comparaison internationale.

(1h 57.) L’institution d'un « bureau mitral de statistique » dite du 8 septembre 1802. Ce bureau Russie, existe jusqu’à présent, réorganisé depuis 5 ans, sous le nom de Comité statistique. Il est présidé par l'îuljK *int du ministre «te l'Intérieur. Daw ce comité se concentrent toutes les notions statistiques qui parviennent au ministère de la part des administrations locales. Mais on n’y élabore que celles «pii ne sont du ressort d’aucun autre département en particulier. Le comité reçoit au surplus des données statistiques communiquées |>ar divers ministères et par des administrations centrales.

De temps en teinjis, ce comité publie dans le journal du ministère des renseignements numériques a ) sur la population, b) l’étendue du territoire, c) le {lorsonnel administratif, d) l'état des établissements agricoles, e) le nombre et l’état des propriétés foncières etc.. /) les délits, g) la récolte. A) le commerce et l'industrie.

Outre cette institution centrale il existe, dans les gouvernements, des Comités statistiques qui sont présentement au nombre de 33. Dernièrement, le ministère leur fit parvenir une instruction particulière indiquant le mode de classement et d'élaboration des notions statistiques, ainsi que d«» cadres imprimés [mur servir à la rédaction et à la communication des données statistiques, en désignant les sources don ces données proviennent, l es comité» sont oompoeés de membre» actifs et de membres mr rescindants et entretiennent des rapfiortg directs avec le comité central, satisfaisant à se» demandes «•t fournissant des notions numériques raisonnées, sur différents objets, et même des monographies.

Dans plusieurs comités, les membres actifs dirigent, chacun, des parties spéciales et soutiennent par des «Ions gratuits la publication d'ouvrages statistiques. Outre cela, on a des institutions semblables auprès de quelques administrations spéciales. Tel est par exemple le Comité statistique de l'administrât ion des voies de communication , de l'administrât ion des salines etc. — l.’ue organisation différente est donnée à la Commission instituée auprès de V Université de St. Wladimir à Kieff, qui est composéo principalement des professeurs de l’ Université. Les publications de cette association savante présentent un grand intérêt pour la science et pour le pays.

Parmi les differents moyens employé par le Gouvernement russe dans l'intérêt de la statistique les expéditions statistiques dans les différents gouvernements, ordonnées depuis 1852 par le Ministère île l'intérieur, méritent une attention particulière. Leur but consiste dans l'acquisition des notions nécessaires pour obtenir une base solide à la confection d'une statistique administrative, pareeque les notions de provenance locale se sont montrées pour la plupart insuffisantes — En premier beu les travaux de la mission se bornent à des recherches sur la imputation (sa distribution, son mouvement etc.). — Le chef de la mission est choisi parmi les employés du ministère. Les travaux locaux se répartissent entre les membres, par arrangement amiable. Lê chef de la mission reçoit leurs rapporta et se met en relation avec les chefs des gouvernement*. Les gouvernements civils sont particulièrement tenus de protéger ces expéditions. Pour renforcer les missions, on leur adjoint des employés de l'administration gouvernementale, après que les chefs des missions se sont convaincus, préalablement. de leur aptitude pour de pareilles occupations. Eu égard à ces occupations, la mission est subordonnée au Comité statistique du ministère et lui fait parvenir des rapports.

Les travaux de la mission sont triples: 1. le collectkmnement de toutes les notions éparses dans les administrations locales et leur élaboration ultérieure : 2. leur contrôle et rectification par ]’ inspection personnelle «les localités: 3. l'arrangement et la rédaction des données acquises. Dans ce but les membres de l’expédition ont le droit de compulser plusieurs matériaux inédits, relatifs à la population, ainsi qut? les dossiers des archive» provenant des tribunaux et des administrations. Jusqu’à présent, maigre les travaux de beaucoup de mérite de quelques missions, rien n’est imprimé, mais on peut les «insulter au ministère même.

De plus, quelques extraits des actes officiels et des faits épars, paraissent dans les publications périodique» qui existent auprès «le presque chaque ministère II y a des journaux du Ministère de l’intérieur, du Ministère de l'instruction publique, du Ministère des doiuaiues, du département «les manufactures «*t du département des voies de roramunicatto». Journaux des mines, gazette du commerce, gazette agricole au département d'agriculture etc. etc. Presque chaque gouvernement a son journal officiel subventionné par l'État, où Ton peut trouver quelquefois «les donnée» statistiques.

Malgré cela, ou n’a publié séparément qu'un petit, nombre de travaux bien élaborés. Tels sont: les coinnt«*s-rendus publiés annuellement en extrait jwr l'administration des postes, par ceux du royaume de Pologne, du Ministère de l’instruction publique, du Ministère de l'intérieur, du Ministère des domaines et de l'État, de» établissements de crédit, ainsi que les comptes-rendus de quelques institutions particulière*» (comme des sociétés d'assurance. des hôpitaux, des sociétés de bienfaisance, des universités) qui se publient également chaque année. Outre le» «'«imités et les autres établissements statistiques déjà cités, il y a une Section de. statistique auprès de la société géographique et ses subdivisions.

La plupart des renseignements, qui sont recueillis aux divers départements et administrations, proviennent, malheureusement, des notices données par la Police du district. M’ayant aucune idée de la science et ne comprenant «pie la lettre de la demande, ces fonctionnaires s'en acquittent, quelquefois, avec une uégligence extrême et inscrivent même dis» chiffres de pure fantaisie.

tlsflO.) Un organe central destiné à remplacer le comité statistique a été créé. Cette nouvelle institution. sous le nom «h* Comité central de. statistique, a été fondée en 1 Sf»H et se subdivise eu deux sections: section statistique proprement dite, et section rurale ou terrière. La première, embrasse presque tout le champ de la statistique administrative, la seconde, ne s’occupe que des travaux préparatoires concernant la question île l'aUdition du servage. Chacune de ces deux sections fonctionne séparément. La section statistique est conqiosée de «pioiques memhres consultatifs appartenant au Ministère de l'intérieur et de représentants de toutes les administrations centrales de l'Etat. De cette manière le comité s’est assuré la coopération de tontes les branches de l’administration. De plus le comité statistique a le droit d'initiative (xmr exiger la réunion des données qui seront nécessaires au complément de ses travaux. I.a critique et la rédaction de ce matériel sont confiées a quatre ré«lacteurs. placés sous la direction du membre dirigeant île la section.

Quant aux données statistiques diqtendnnt directement de l’administration de l’intérieur et formant la pins grande partie des faits enregistrés et régulièrement recueillis, il fallait procéder à la création d'organes provinciaux, propres à surveiller la réunion des données fournies par les autorités de district et de les eontnder sur les lieux. La création de c«-s organes a été la première œuvra du comité central.

La forme collégiale fut adoptée aussi pour les provinces. Ivre différentes institutions locales existantes seront transformées selon le plan arrêté par le comité central.

Un soin particulier a été apporte à la rédaction des instructions, des formulaires et des méthodes de contrôle, destinés à être suivis par le i>ersonneI de la (silice urbaine et rurale et du clergé des campagnes. '

Après ces mesures préalables le comité a commencé des travaux préparatoires pour la grande opération d’un recensement général. D'abord on a entrepris la rédaction et la publication d’un recueil. portant l'énumération systématique «le tous les lieux habites en Itussie ainsi «pie des habitations isolées ou temporaires. Outre le nom de chaque lieu et avec la désignation de sa signification administrative et de sa position topographique, ce- tableaux indûment les distances «lu chef-lieu de la province et de celui «te la sous-division: pour les villes le nombre des maisons et pour les villages le nombre «les cours; le chiffre de la population de «Irait par sexes ; le nombre des églises et enajielles, des institutions de bienfaisance, des écoles, des foires, marchés, ports, stations «le poste ainsi «pie des grandes manufactures et d’autres établissements reinar«|Uables la où ils se trouvent.

En outre lu section statistique du comité a exécuté, (tendant les trois dernières années, les travaux suivants:

1. Tableaux statistiques de l'Empire de Russie pour l’année 1850. présentant des données sur l’étendue et la division politique de l'Empire; sur la population et son mouvement, sur l’éducation publique, sur la valeur «le la production manufacturière et des capitaux cngagis dans le commerce; sur les revenus «les villes et sur l'élève des bestiaux.

2. De pareils tableaux sont préparés aussi pour les années 1857 et 1858.

3. Un travail («le M. Troinitski, membre dirigeant delà section! sur le nombre des serfs en Russie eu 1857. et un nouveau travail préparé: l'énumération de la population soumise à la capitation en général et de la population asservie en particulier , d'après les données de la dixième révision du peuple (mur 1858. La |xqmlation y est divisée en classes et les serfs comptés par domaines et par propriétés particulières.

Enfin la section a préparé une nouvelle classification officielle des gouvernements et provinces iwur l«?s redevances communales — par séries et par groupes et lmsée sur les forces productives dre localités.

Les travaux de la section terrière du Comité consistant principalement dans la réunion de données exactes sur la distribution de la propriété foncière, sur l'évaluation «lu travail agricole et du rap|iort des terres seigneuriales, ainsi que sur l’état économique des propriétés foncières en général, ne sont pas destinés a être livrés au publie.

Par le département «‘conomique du Ministère «le l’intérieur, dre travaux sont exécutés sur l’organisation économique et Ire budgets dre villes, indiquant leur position financière, et sur la valeur et le prix dre terrains.

Un travail imprimé, mais qui n’est pas destiné iui public, concerne les institutions de crédit. ( Banques. )

la- Ministère «les domaines réunit beaucoup de données sur l’administration et la position de la population domaniale (Paysans libres de l’Etat), ou presqim un tiers «le toute la (xqnilatiou «le la Russie.

56 officiera de l’état major sont envoyés dans les gouvernements dans le but d’étudier Ire ressourees du pays sons le jxiint «le vue militaire, Ixjs rapports de ces officiers. criti<|tiés et rédigés («ir le bureau statistique «lu Ministère de la guerre sont publiés à fur et à mesure de leur achèvement. Le recueil forme 50—60 forts volumes, qui seront revus et corrigés périodiquement tons les trois ans.

D’autres travaux des différentes branches d’ailministratiou comme celui sur le fermage des boissous. le Comptes-Rendus du Ministère de la justice etc. ue sont pas destinés au public.

(1$#3.) Une disposition importante prise à la suit** de» vœux exprimés par le Comm a été l'orgniiisatiuu d'une institution centrale en Russie jioiir la statistique officielle. Depuis longtemps il existait dans l'empire un bureau statistique, mais faction en a été assez restreinte, soit qu'elle se bornât a recueillir des données statistique» sur in population soit (pie ce bureau n'eût aucun rapport avec les bureaux statistique* secoii iaires qui fonctionnent auprès des différentes administrations. 11 s'ensuivait une absence complète de plan général (»t une impossibilité absolue de coordonner les nombreux travaux statistiques entrepris par les ministères resjHctifs. I)'aprês l'organisation nouvelle, (pii vient d’être sanctionnée, les attribution* du ltureaii central de statistique sout élargies ; les comités statistiijnes de province ont été placés dans sa dqiriidiiiKW, et en (mtre. jxiur le service de statistique, il a été créé un Conseil spécial présidé par l’Adjoint du Ministre de l’Inteneur et qui aura iionr viceprésideut le Directeur du liureau central. Ce Conseil se composera dm chefs de bureaux statistiques s]a*ciaiix relevant des differents ministères. De la sorte a été réalisée, en Russie, la centralisation de t»ius les services statistiques |H>ur assurer l'unité de leur action. — A l’avenir toutes les o]K*rations statistiques k ii Russie seront subordonnées aux décisions du nouveau conseil

Nulle part la nécessité des travaux statistiques ne s'est fait plus vivement sentir qn'eti Russie â l'occasion des grandes réformes entreprises parle Gouvernement de ce pays. (Jeu réformes ont eu, toutes, pour point de départ de vastes enquêtes qui ont fourni pour la statistique un ample contingent de niatéruuix tout-à-lhit nouveaux. On peut citer comme exemples: les travaux de vérification, qui ont eu pour objet la constatation du chiffre des populations affranchies, la confection des listes de tons le* lieux Imbités de la Russie, les relevé» (Km |Kissessions seigneuriales. — ces trois catégories de données statistiques ont servi à préparer l'acte d'abolition du servage en Russie. On peut citer encore les données relatives à lu fabrication et a la consommation des boissons fortes, recueillies à l’occasion de la suppression du fermage des eaux-de-vie: le relevé exact des impositions de tout genre qui grèvent les différentes classes des contribuables en Russie, fait en vue de la réforme projetée dans le système général des impôts; la réunion et la publication complète des matériaux le» plus détaillés qui ont servi à la confection du budget de l’empire qui vient (l’être livré pour la première fois à la publicité; b» données précieuse» fournies par les commissions cadastrales, entreprises jtour faciliter aux |»aysans des domaines l'acquisition dis terres; d’excellentes études statistiques sur plusieurs grandes industries du pays, comme sur celles des pêcheries, des sucres, de l'exploitatiou du sel. des usines métallurgiques, études qui ont servi de base û de nouvelles disjiosition» législatives adoptées dans l’intérêt du développement de ces industries.

Ce redoublement d’activité administrative a eu |»iur résultat la publication, en cinquante volumes, de nombreux recueils statistiques (jui ont paru postérieurement a la dernière cession du Congrès iulenuitioiial tenue â Londres. parmi lesquels se trouvent les tables statistique* générales de l'empire.

OHiîA.1 lai compilation de In Statistique dans la province de Courlmide comme dan» les autres Gouvernements de Russie est confiée à des Comités spéciaux présidés par le Gouverneur civil de la province, et oomjiosés des chefs des différentes branches d'administration et d’un nombre de membres élus par le Comité lui-même.

Ilepni* quelques année» seulement on a commencé en Courtaude (plus récemment encore en Livonie et en Kstboniel à recueillir régulièrement de» documents^statistiqui*». contrariés jmurtant par de nombreuse» difficultés, au jniint que jusqu'à présent il n'a pas été pssible de procéder au mesurage partiel du pays, ce qui fuit qu'il n’existe pas des notions certaines sur sa réjwrtition selon les differentes culture», pnb, bon, etc. la* manque de ces documents est d'autant plus regrettable que la Courlaiidc est une contrée éminemment agricole.

Le Comité de Statistique s'est surtout appliqué à l'investigation des conditions du pays.

Par Décret de l’an 18(12, il n été ordonné que dans la section économique du Ministère des Finances ou établirait une statistique exacte du pays. Quelques matériaux déjà existants furent réunis, soumis à un examen critique et livrés à l'impression. Cependant les travaux statistiques dans le sens des délibérations du Congrès, à l'exception du tarif des produit» du |>ays. n'ont pas été rédigés jusqivà présent.

Conformément à la circulaire de Monsieur le Ministre de» Finances les différentes rubriques statistiques furent d'abord publiées par l'organe du Journal officiel: il en fut tiré cent exemplaires pour être distribué*» aux principales autorités du pays, ainsi qu'aux Représentants des Gouvernements étrangers. La première livraison de la statistique officielle a déjà paru.

Ce travail sera continué »ans interruption, en sorte que la livraison qui paraîtra bientôt contiendra le mouvement de la population en 1802, les résultat» détaillés sur la numération du bétail en IH.jft, le nombre des individus sujets aux ini|>ôts depuis trente ans. et d'autres objets intéressants de statistique. résultats obtenus dans un pays qui sous beaucoup (b* rapports s’écarte entièrement des conditions sociale» de fKurope occidentale. Le recueil des uonnées statistiques est surtout attribué aux employés de finance, au nombre de soixante, répartis dan» chaque district

•1855.) Ia*s travaux résultant du contrôle et du dé|>ouillement des tableaux fournis par les paroisses. ainsi que de la préparation des éléments des rapjiort» annuels au roi. ayant pris rapidement une extension considérable, la haute administration apjielée alors Conseil royal de la cluuiccllerie (Canhlie colUyium ) qui eu avait d’abord été chargée, se vit bientôt dans l'impossibilité d’y faire

Pruvmct* il«* Courtaud**.

Servie.

Suède.

face; lo roi fut alors obligé de confier cette tâche à «ne commission spéciale nommée Tabell coin- Mission, ou commission supérieure de U statistique de la population.

Cette commission créée eu 1756 se compose ae représentants des prim*i|ial« > s administrations supérieures et de membres de r Académie des Sciences de Stockholm, placés sous la présidence d’un haut fonctionnaire public lx* secrétaire de la commission, secondé par «leux employée remplit à-peu-près la fonction de chef d’un bureau de statistique.

Quant nu dénombrement, il s’opère de la manière suiv ante. Dans les villes, chaque chef de ménage consigne sur uu bulletin le nom. l’âge et la profession des membres «le sa famille. Ce» bulletins sont recueillis dans le courant du mois de novembre jmr des agents «le |tolice. Dans l«*s campagnes, le pasteur eu faisant su tournée auuueile de novembre, vérifie, sur les lieux, si sou registre des ménages et des habitants est conforme à l'état réel «le la population ; il en fait ensuite l«*s extraits nécessaires.

Depuis 1830 il y a un bureau de statistique spécial, institué au Ministère de la ju»ti<x*.

Le statistique de la Suède a toujours eu un caractère gouvernemental, c'est-à-dire quelle se compose, à l’exception des document» sur la sputation. des rapports administratifs des différents conseils supérieurs de l’admniistration centrale et des gouverneurs des provinces.

Récemment une commission spéciale a été chargée de faire des propositions sur la réorganisation et sur l'extension du service de la statistique.

(1Ü57.) Pour la nouvelle création d’un bureau statistique central, on est parti du principe, que les éléments «le la statistique doivent, pour chaque brandie d’administration, être recueillis et élaborés par le service a«lininistrat»f central, auquel la matière ressortit En conséquence, le bureau de statistique n’aurait d’abord qu'à s'occuper ««■s branches «le la statistique, qui ne sont représentées auprès d’aucune autorité administrative. Mais afin «l'assurer aux travaux statistiques l’uniformité nécessaire, pour conserver les rapports qui existent entre leur» «lifférentes parties, ainsi que la facilité de leur «’iuploi dans des buts scientitiqu«*s et administratifs, on a créé une commission, qui, sous la présidence «lu ministre de l’intérieur, se composerait de délégués de différentes administrations et de notabilités scientifiques, industrielles et autres. — Les forai* votés jkhit cette organisation s'élèvent à environ 18000 florins (47000 francs!.

(l*«o. l ue commission centrale et uu bureau de statistique sont entrés en activité le ‘J août 1858. La commission centrale, dont les membres sont nommés par le Roi parmi les fonctionnaires des conseils supérieurs de l’administration «*t des bureaux des Ministères es t présidée par le ministre de l’intérieur. L«j chef du bureau central y remplit les fonctions de vies-président et de rapporteur en général. Le règlement d’ordre et d'attributions «le la Commission centrale est à-jieu-près 1«* même que celui de la Commission centrale de Relgi«|ue.

la* Bureau central de statistique est exclusivement chargé de la statistique «le la |M>pulation et s’occupe également des branches «le la statiqtiipm officielle «jui ne rentrent pas dans les attribution» des administrations centrales. La conformité «le procédé dans toutes les recherches statistiques est garantie par des modèles et «les méthodes, émanés du bureau rentrai, examinés par la commission et arrêtés par le Gouvernement.

Le budget du bureau s’élève annuellement à la somme de 27 (NX) rix dates.

Tous les rapport* vont être publié» dan» le même format in-«juarto; sous un titre «nininuii qui peut être traduit ainsi: Documents pour servir à ta Statistique officielle de ta Suède. Chaque branche spéciale <!«• statistique forme une série à elle, portant une lettre courante; chaque volume «hi cahier doit aussi porter le nom de l'autorité qui en a fait la publication.

llstW.) Dans l'organisai ion «le la Coin mission centrale <*t du Bureau «le statistique en Suède aucun changement «jui mérite d’être mentionné n’a eu lien depuis le Congrès de Londres. Seulement la Diète vient d’augmenter le budget du bureau d’une somme «le 3500 Rix«l. pour la période de 1863 a 1865.

A la «jolleetion des publications officielles de la nouvelle série des Matériaux pour la statistique officielle de la Suède, qui comprend l'état (31 décembre 1860) et mouvement (1856-60) de la population; les statistiques judiciaire (1857-61), des mines «*t usines (1857-611. de l’industrie manufacturière (1858-61), «le la navigation intérieure et cabotage ( 18.68-61), du commerce extérieur et navigation à l’ét ranger ( 1858-61). d«N établissement (►énitentiaires (1859-61), provinciale dos préfets (1856-60), des télégraphes < 1861 ), des établissements des aliénés et des autres branches «le l'administration sanitaire 1 1861 ); il faut ajouter «juchmes autn*» publications |M ; rindti|iifs officielle*, «(ui n«; sont jais incorporées daus la série mais «jui paraissent à présent dans le même format et font partie des échanges internationaux.

Neuf livraisons ont para du journal publié par le Bureau sous le titre de Stufistik tidshnft.

Une collection des questionnaires en usage, «jui expli«(ue la méthode «Us rassembler les données primitives.

Suisse. (1*58») Bien qu’on n’ait pas «n«x>re «b- bureaux de statisti«|ue, on a fait beamsmp pour la statistique, surtout depuis 1830. Pour la moitié des vingt-cinq «mutons il y a des Comptes* Rendu» plus ou moins détaillés; on doit citer imrticulièrenient ceux de» cantons de Bâle, «le Saint-Gall et surtout de Zurich. - 11 y « une topographie très-détaillée «le tous les captons. Quelques sociétés philanthropiques et industrielles publient aussi «les Comptes- Rendus statistiques.

Parmi les cantons suisse», le canton de Zurich est celui qui ]XM$ède le recensement le plu» ancien. 11 a été fait il y a 120 ans; les renseignements y contenus sont précieux ponr la statistique ainsi que pour l’histoire.

(1857.) Les pouvoirs législatifs «les cantons, savoir les grands-conseils etc. reçoivent périodi<iueraent de» gouvernements les Comptes-Rendus «jui leur fournissent un tableau exact de la statistique du pays, faisant connaître les défauts et les abus, et apportant, des propositions d'amélioration. Ces Comptes- Rendus, quoique imprimés, restent généralement tontines dans un cercle trop limité, savoir entre les mains «les membres des dits pouvoirs législatifs.

Le» Comptes-Rendu* des «leux dernières années mntienneiit des notices sur la statistique de la population, sur le paupérisme, sur la statistique judiciaire, sur la statistique médicale, sur la statistitiue de l'instruction. La statistûjue d«*s finances s y trouve de même traitée à foud. — La commission de la troisième exjiosition d'industrie, «pii a lieu présentement à Berne, s’est occupée d'une statistique industrielle. — Uartiigruphic est cultivée avec beaucoup de zèb* tant pur le gouvememeut central que pir les gouvernements cantonaux.

Beaucoup de sociétés et de particulier' se chargent des étude* de statistique. Il faut mentionner princijMilement l’ouvrage de M. Framcini, «pii «**t publié sous le titre de: Beihàgexur Stafistik der Tchtceiz. (Document* pour servir à la statistique de la Suisse.) Eu comprenant la statistique du territoire et de la jMjpulatioii.

(1800.) La « dation d’un Bureau fédéral de statistique a été décrétée par la loi fédérale du 21 janvier 1660. Ce bureau est placé sous la direction «lu Département «le l'intérieur à Berne. Le Conseil Fédéral doit fixer chaque année le programme des travaux du Bureau de statistique qui, pour obtenir le* information» nécessaires, **• met en rapport avec le» autorités cantonale». Il est alloué un crédit annuel de 20, fM h i francs |iour couvrir tous les frais du Bureau de statistique, y compris le* traite mente «les fonctionnaires «*t les indemnités à accorder aux cantons pour «les travaux spéciaux, excepté le» frai» d’un dénombrement «le 1:« population pour lequel il existe un crédit spécial.

Dans «leux cantons de la Suisse il existe encore des bureaux cantonaux de statistique, l’uu à Berne, 1 autre à Lausanne.

L’organisation du bureau fédéral, qui lie fut constitué qu’au l“ r juin 1860, n’est pas encore définitivement arrêtée.

Un journal spécial jsiur la statistique de la Suisse a été fondé en 1660; il est intitulé: Archiv fur die Scnwcistrischc Stotistik. — Beaucoup de travaux, qui offrent un intérêt spécial à la statistique, sont déposés «tans les publications annuelles de la Société Suisse d'utilité Publique.

(18tt».) Dans un Etat comme la Suissr on remarque avec satisfaction que l’activité des individus vient en aide à «Mille du Gouvernement, Le Conseil fédéral a accepté l’offre qui lui a été faite par monsieur Ipvré. curé de Zurich. de compiler une StntistHpic sur Ica Caisse» d’Epargne de la Suisse, à condition qu’on lui procurerait officiellement le» renseignements nécessaire». Les Caisses d’ Epargne s’étant empressées «h* fournir le» éclaircissements réclamés, ce travail n«* tardera jkis à être publié.

Au différents travaux du bureau «■entrai suisse il font ajouter les rap|K>rts que les autorités exécutives et judiciaires «le» Canton» Suisses et la Confédération doivent présent**»; chaque année aux Conseil et aux séances législative» sur toutes les branches «lp l’administration politique et judiciaire. Pour la plupart, ce» rapporte contiennent un important état do statut ique. et s’ils n’ont, pu» fixé l’atten t ion des pays étrangers, il ne faut l’attribuer qu’au peu d’étendue du territoire. Cependant ils ne perdent rien de leur valeur qui s’accroîtra de plu» en plus, à mesure que, selon nos désirs, on en fera une plus stricte comparaison.

(1860.) Le Gouvernement ottoman ne |K*»sèdc pas encore d’ouvrages statistiques imprimés, mai» il a déjà sur l«*s matières de statistique, des «tocuments officiels. Ces documents émanent d’un bureau statistique. C’est du Sultan Suleiman 1 que date lnrg: misât ion statistkpie en Turquie. Dévcloupée sou» le règne de Sélim IV elle a été entièrement réorganisée sou» le règne et par les ordre au Sultan Mahmoud IL Elle est placée sous la direction «lu Ministre de» finances, surintendant de l’empire et se partage en deux grande» branche». A la tête de la première »e ternira l’iu tendant -géurral du cadastre, avec quatre chefs de division et un nombre d’employés qui s’élève en tout à quarante «*t un.

Lu seconde branche est dirigée par Un chef supérieur, contrôleur de la statistique proprement dite. 11 a »out ses ordres six chef» de bureau, avec une trentaine d’employés, et un contrôleur de recensement dans chaque province.

Les province», au nombre de 159, divisées en 1320 districts, ont chacune un préposé statistique, avec du» employé* faisant de» tournée» continuelle» dan» leur orooi»cription et préparant à la fin «le chaque année un tableau régulier sur I. les naissance*; 2. les décès; H. le nombre des voyageurs; i. 1*- service sanitaire; 5. les mutation» de» propriété»; 6. la valeur de» conscription* nouvelles; 7. les perte» immobilières et mobilières résultant «l’incendie, d'épixootie etc.

Le» rupjxjrte émanés du chef «le chaque village, sont transmis aux directeurs de recensement des prorinces «pii euvoieut au controleur à Constantinople, après en avoir eux-mêmes vérifié l'exactitude, les document» servant à tenir au courant les diverse» matricides concernant : l’âge, les profession», la religion, le service militaire, la quote-part d'impôt etc. etc.

L'administration de la statistique fonctionne sou» l«*s ordre* du ministre de* finance» et correspond par son intermédiaire avec le* divers fonctionnaire». Elle éclaire l’ariminUtration financière |iour les impôt» et l’administration d«? la guerre pour la conscription.

Turquis.

n. TERRITOIRE.

Allemagne.

AiitnHkc.

Ihrrière.

H«**u éU i itirale.

Ilw

(iltUttUlllU'Il/'.

Mci-UcnifaHirg- Sliwvnn. ’

Oldenbourg.

I'iiümo.

Saxp-Cnhoiirg»

(lot h». Saxe- Mcininirrn. Shxu- Alu-ithourg («lu- Hkëe de».

Wui'tembeig.

Belgique.

(1*53.) Lu troisième section du bureau de statistique dite topographique, s'occupe de la préparation d’une statistique détaillée des routes et des taies une igubles. Celle statistique est à-peu-près terminée. elle a été pré] tarée conformément aux indurations contenues dans le programme du Congrès.

Le résumé du lu description des. voies navigables contenant la désignation du la longueur, du la largeur, du la profondeur, «lu la puntu moyenne |mr unité de longueur. ainsi que du lu forme et «lu jaugeage des bateaux, est également achevé.

On exécute au bureau «le statistique une carte du Danube en cent vingt feuillus, toutes dressées à la même échelle d’après les relevés originaux. Cette carte sera annuel leineut rectifiée.

Lu section recueille un outre et publie des olMerv&tiuna liv«lrométri«]ties sur le niveau «lus rivières navigables «h* la moiutruhie ut sur fa formation des glaces «(ans le Danube. Mlle «*st chargé»* «le donner les carte» orogrnpkiques de toutes les provinces «le la nioimrchie, et d’en construire des cartes en relief basées sur des relevés exacts.

(IMio. i L’instiTut militaire «le géographie poursuivant ses publication», vient de terminer la carte générale de h» Hongrie et continue h* cartes top« «graphe tues de la llohème. — Les recherches géologique» de l’Inslitut impérial, embrassent presque toute ta surfac»* de rempile. 1 aw résulta ta en «ait été publiés, sous lorme soit d a|«er\‘us généraux, s«jit de travaux spéciaux — Le nombre des stations météorologiques a été multiplié, en y ajoutant les observation» phéiiomèmilogique».

<1*83.1 (Voir, Agriculture.)

(1*68.) Quatre cahiers publiés pur lu Direction de Statit4i<]ue «lonuuiit la description géol«igi«iue des cinq <s;rcles qui forment la «livision du territoire badois.

(1857.) Une carte de la Iiavière en 100 feuille est préparée pur le bureau topographique «ms l’autorité du Ministère «le la guerre. 1 e mémo bureau a êlalxiré une d« ai Idc carte eu 15 feuilles, qui se coin [s «se d’une carte du terrain et d’une carte des localités. — La direction générale des minus et salines s'occupe «le la publication des travaux géognostiques.

< IMS. i Lu cadastre et l’ariieiitage du duché furent exécutés jmr ordre du Landgrave Frédéric 11, le lit septembre 17(4 aux tins «le déterminer l’assiette «h* l'imitot, ut d'établir une Statistique territoriale exacte.

(1*83.) Une Statistique des conditions productives et de la superficie géométrique du pays, a été récemment publiée par la Direction centrale «lu Statistique. A cette occasion on a adopté la division du sol, en boise, domanial, communal et privé.

(1*55.) (voir: I. Statistique générale.)

(1*57.1 (voir: 1. Statistique générale.)

(1*60.) (voir: I. Statistique générale .)

(1863.) Une exposition détailli*.* de La répartition des bien» du domaine entre les différentes province» et communes du l’État est au moment d’être publiée.

(1*63.) Le mesurage trigonométrique du territoire et le» pièces relative», sont tous prêt» pour la publication.

(1*53.) (voir: 1. Statistique générale.)

(1*63.) Dans l'Almanach d’Kcoiiomie et Statistique du duché de Saxe- A Itoubourg, a été publiée, dernièrement, une Statistique, fort détaillée, «lu territoire, avec renseignements relatifs.

(1*33.) Ou a établi le» instruments nécessaire» pour les observation» météorologique» dans cinq bureaux télégraphique». Ce» observation» seront résumée» et publiées dans le» Annales \\ urtc»»l«ergeoises { Württembergische Jahrbiicker). (voir: 1. Statistique générale.)

(1*57.) (voir: I. Statistique générale.)

(1855.) (voir: 1. Statistique générale.)

— 2HÎ*

< 1 h 60 . ) llu établissement «|ui n déjà une longue existence: V Institut Historique et Géographique fin Brésil ;i]i|K»rt<‘ à la Statistiqui: sou (;onting«ait de données, pour ce qui h rap|wirt à la géographie et à ses differente* ramifications.

(I85*.l Ta statistique physique et physiologique s' un nonce pur la confection d*uue carte très-remarquable de toute 1 Espagne, considéré*' au point de vue géographique, géologique, minéralogique et agricole etc.

LoWrvutoire «le San-Fernaudo et celui «!«• Madrid recueillent «les donnée* métêorolognjue. mensuelle*. i,!

UsftS. i La Commission nommée en 1 853, et chargée de lever lu carte du Pays, n entrepris, avec zèle et succès, lu mesure de sa surface. Ce service est passé en 1800 ù la Direction «le Statistique d’après les dispositions de la loi du 5 juin 18511. L'annuaire de l'année actuelle dotiue une description détaillée «le l'état de res travaux au P janvier 1803; travaux qui firent de grands progrès depuis qu'ils ont été dirigés par le Bureau de Statistique. Ils occupent actuellement 18 officiers «l'État Major, du Génie, et d’Artillene. On est très avancé dans la première triangulation. qu\m u rattachée ù «vile» <!<• l’Krapire français et du Royaume de Portugal, et Pou passera bientôt à établir les triangles de second et troisième «mire. Simultanément à la triangulation géodésique on détermine la position géogranhique de plusieurs joints en se servant de l'observatoire de Madrid, dont le directeur est membre de la Direction «b* Statistique. On a ainsi déjà exactement fixé la longitude et la latitude des villes principale* des provinces d Alicante, Valence, Ciudad-Keal, Albacete. (Juença, Ouudalajara, Segutiie. Avila. Salamanque, Zamoin, Valladolid, Paleuca et Huigos. La Géodésie et P Astronomie se viennent ainsi mutuellement en aide.

Tandis qu’on avance soigneusement dans la triangulation géodésique, ou a déjà mis la main à Parlientage cadastral. On a adopté clans ce travail les règles établies par la Direction «le Statistique, qui a déjà fait lever par ses employés 58.17(3 Hectare*, et 19,:lS7 par des (géomètre* entrepreneurs Ou compte lever le plan de 100.000 antres hectares dans l'année courante.

Une Académie topographique fut créée en 1859 dans le but de former le personnel nécessaire au servir»' de la levée des plans. 30 Académiciens entrèrent, ilans l'année suivante, au service «le l’Etiit, et 15, en 18(32. On institua, en outre, un corps spécial de 24 personne* chargée* «les travaux géométriques du cadastre, et le nombre en doit être accru trù»*proelin!nemenL

La Direction de Statistique s*- propose de publier tous s« plans dans l’échelle de 1 : 20,000 et de former ainsi la carte toiiogrnphiquc du pays. On *«• sert «b* la photographie pour exécuter les copies et. «ni lui a destiné un local dans les Bureaux de la Direction.

Avec lu photographie on obtient des copies exactes de* plan* de détail, dont les Archives du Royaume, l'autorité principale, et la Commune conservent un exemplaire séjwré selon les disjiositions légales.

Dans l«?s province* «l’Alava, Avila. Ilurgos, ( iuipusroa. Léon, Madrid, Balencta. Navarre. Salamanque. Santander. Soria, Biscaye, Zamora e Saragosse, les collectums géologiques sont déjà faites ou partie. La Direction «le Statistique a ouvert dans son local une exposition publhiue d'une trèsbelle collection de pierre* et «le foasffe*. Dans peu l'on publient un tableau de la géologie de l'Espagne. Toute la Péniusule doit être étudiée, et Von a déjà imprimé les observations géologiques pour îes province» d'Avila et de I/*on. Dans la première partie «le l'ouvrage de M. l'rudo sur la province de Madrid on trouve également des renseignements d'un grand intérêt sur l' Oroffnoêir. l'hy orographie, la météorologie, et la géogmwi»*.

Déjà sur la fin du I8 1 " siècle ou avait comment* 1 à recueillir en Ks]iagne «les observations metéorol«igi(|ueti, mais seulement dans l’année 1855 on commença à le faire en suivant une méthode régulière. On établit alors de» stations météorologiques dans «le nombreuses villes dont Madrid était considéré comme le jjoint rentrai. En exécution de la loi du 5 juin 1859 le nombre de ces stations fut porté à 24, sans y compter les oljservatoires astronomiques «h* Madrid et de Saint Ferdinand, de F Académie forestière dans Nillaviciosa de Odon, de flnstityt de Saint Marc à Léon, et «je l'Académie «le marine à Uiirthagène, Quatorze de «ses statuais envoient tons les jours par' le télégraphe leur» observations à Madrid, et tous leurs nqq torts sont publies par le Journal de Madrid. Tous les mois on fait «ni outre paraître dans des feuille* réparées une collection de* observations de toutes les stations et un tableau scieiititi«|iie de leurs résultat*. Enfin l'Annnaire contient toute» l«s observations sur la pression atmosplu rique, la teinjiéniture. la direction des vents et la pluie, faites dans l’aimée qui vient de se terminer.

La Direction de Statistique se propose de compléter au plutôt les observations déjà existantes sur le climat de l'Espagne.

La Commission, «jui fut créée par le décret royal du 12 juin 1849 jiour quelle eût à «lresser la carte géologique «lu pays, mit la main «le suite aux travaux nécessaire* |»nnr préparer un Atlas hydrographique de l'Espagne, et l’on y plaça, les premier», les fleuve* de la province de Madrid. Depuis )<• commencement de 18(30 iusqu'à présent, la Commission a étudié les bassins de trois fleuves; le Toge, le (iuudalquivir et l’Èbre, et le* travaux, qui les regardent, en jKirtie publiés, touchent à leur fin.

(1855.) Dca observations sur la topographie, le sol et le climat sont jointes aux autre* relevés du septième dénombrement.

1 Sous le titre de « Ditionunire géographique et statistique «lé l'Espagne » il parait une grande publication dont fauteur «wt un particulier M. Pa&cual MadozJ

Brésil.

Espagne.

État-Unis.

France.

Grande-

Bretagne.

Colonie»

do la Grande- Bretagne.

AusiralitMP.

Nouvelle-Galles.

Guvanr -Anglais.

Australie.

Indes Orientale».

Jamaïque et Burhade.

Maurice.

(1863.) La superficie du territoire dus États-Unis, à l'époque du la paix de 1783, fut évaluée à 820,680 milles carrés, à peu-prés quatre fois celle de la France. La cession de la Louisiane, faite par la France, accrut cette superficie de 899,680 milles carrés. Les cessions faites par l'Espagne et par le Mexique et le traité d’Orégon avec l' Angleterre l'augmentèrent de 1,310.907 milles carrés: la totalité du territoire actuel s'élève donc à 2.931». 166 milles carrés, ou à 1.879,1 40,240 arpents. De cette immense superficie, jtossédant une grande variété de climat et de culture, une ]xirtion est tellement fertile qu'elle a été promptement envahie )>ar une population toujours croissante. Au mois de Mai dernier, 9(14,901 ,925 arpents, appartenant au Gouvernement des Etats-Unis, se trouvaient encore dis- ]ionibles.

Pour éviter toute espèce de confusion de contins, les terrains sont mesurés et distribués avec soin par le Gouvernement, pour être concédés gratuitement aux colons actuels, ou j>our être vendus à des prix oui n'excèdent |>as un dollar et un quart par arpent, à des acquéreurs non colons. Selon le rapport du commissaire du bureau-général pour la campagne, il résulte que la quantité mesurée et Intime pour la vente, était, au mois de septembre 1892. de 135.112.999 ar|ients. On lit dans le même ra|>port que les récentes découvertes de riches et nombreuses veines d'or dans quelques pièces de terre non mesurées, contribuent à attirer rapidement dans l’intérieur une jiopiilntiou août les besoius réclament le mesurage subit et lu cession de terrains additionnels. Cependant ce mesurage subit n’est pas d’uuc importance vitale, par la raison que le premier occupint acquiert un titre de priorité, aussitôt après le mesurage. Le miint capital est que la totalité d lin terrain si vaste, soit gratuitement uccupéu sans retard et sans le moindre obstacle.

( 1-957.) (voir: I. Statistique générale.)

(1883.) (voir: 1. Statistique générale.)

(1855.) Un service spécial, placé sous la direction du capitaine Fitzroy, de la marine royale, a été créé dans le but de réunir les éléments d’une statistique météorologique. Ce service, ou bureau, sera chargé d'arrêter le système d’observations à taire en mer par les officiers des deux marines, royale et marchande, et d’en classer les résultats. Depuis longtemps, d’ailleurs, on fait, à terre, des observations sur divers points du Itoyaume-Uui et elles sont disposées en tables météorologiques.

(1857.) 11 v a du três-lxinues cartes à l’échelle de 1: 10 660 pour l’Irlande, et de bonnes cartes pour la plus grande partie de l’ Angleterre et pour une partie de l’Écosse, à récbelle de 1 : 63 360. Conformément aux recommandations du Congres de Bruxelles le Gouvernement s’est déterminé à faire dresser des cartes générales à l’échelle «le 1:2500 et des plans «le villes à l’échelle de 1:500. Déjà les cartes de plusieurs comtés et les plans de plusieurs vill«>s ont été dressés d’après ces échelles. (Le dernier rapport du colonel James contient de remarquables spécimeus «Us cartes déjà éxécutées et des réductions à l'aide de la photographie. )

Le service météorologique du Hoartl of Trude n'a été créé qu'en 1855. Néanmoins, quelques travaux ont déjà jiu être faits. Une série de 14 grandes cartes des vents, pour presque toutes les partie du monde, est achevé»*. On a, de plus, publié un volume in 4 10 renfermant le résumé, réduit en tableaux, des résultats d'un grand nombre d'observations, accompagné de pièces à l’appui et de figures graphiques.

Plus .de 200 navires de la marine marchande et presque tous les bâtiments eu activité de la marine militaire britannique sont actuellement munis d'instruments de choix éprouvés, pour des oliservations météorologiques, ainsi que de livres et de cartes, et ces objets ont été fournis aux frais de l'Etat. Les capitaines de la plupart de ces navires de commerce et ceux de plusieurs bâtiments de guerre ont déjà envoyé d'excellents regist res ou résultats d'observations. On emploie dans le service météorologique du Jioanl of T rade de Londres environ 60 registres pour suivre et classer systématiquement h-s observations qu’on transmet «le toutes lés parties du globe.

iisao.) L«ts faits météorologiques sont observés avec grand soin.

0860.) Dans divers endroits de la colonie on a fait des observations météorologiques qui indiquent la température moyenne etc. Un sommaire a été ajouté par le Regist rar-Gencral au volume de statistique jH>ur 1858.

(1860.) Depuis dix ans on fait des observations météorologiques et on les publie aux frais de la colonie.

(1860.) voir: 1. Statistique générale.)

(1860.) (voir: I. Statistique générale.)

(1800.) (voir: 1. Statistique générale.)

(1860.) (voir: I. Statistique générale.)

(186#»} (voir: I. Statistique générale.)

(1866.) Les travaux topographiques de la Norvège sont déjà assez avancés car sur dix-uept provinces, on a publié des cartes géométriques de dix. On publiera bientôt aussi, et sous la direction de monsieur le professeur Kierulf, une carte géognostique dont quelques fragments ont déjà paru.

(1860.:- Une collection d© cartes to|x>gruplii«]ues, dont 21» sont achevées, contiendra 54 feuilles, dressées sur une échelle de 1 : 50 000. Sur ces cartes on trouve notés tous les édifices principaux et tout ce qui concerne la configuration du pays. Le bureau biographique se eouijmse de quarante employés.

( 1858 .) Depuis 1855 les travaux de géodésie et de météorologie, out pria aussi un très - grand développement en Portugal sous la haute direction de M M. Folque, Pegado et Tradenso da Silveira.

Kn ce qui concerne les travaux de géodt^sie. la grande triangulation est tout à fuit terminée; lu triangulation secondaire l’est aussi pour une surface de 1. UH lieues carrées, de cinq kilomètres la lieue. Le Portugal ayant de surface M. 400 lieues carrées, environ la troisième partie de sa surface eu Europe, est donc’ préparée déjà pour la levée des plans cadastraux.

La carte topogranque, parcellaire, de la ville de Lislionue est terminée, a l'échelle de '/nxxi, avec tiais les nivellements.

La levée de la carte géographique du royaume, à P échelle de Vsooaou, est terminée, sauf dans la partie relative à la province des Algarves, c'est-à-dire dans une surface de 460 lieues carrées.

La carte chorographique, à l’échelle de Vioo.ocü. est aussi levée pour une surface de 750 lieues carrées.

Les cartes hydrographiques des embouchures et ports de Lisbonne et de Porto sont également terminées. La carte hydrographique de l'embouchure et jMirt de Pigneira est presque terminée.

On fait des études hydrographiques sur la rivière de la Lima, et sur l'embouchure d'Aveiro. 11 faut mentionner encore la carte géographique de la Zambézie et de Sofa la sur la côte orientale d’Afrique, de Mozambique à Inhambone, c’est-à-dire du l.V jusqu'au 24* degré de latitude méridionale, et la carte géographique du royaume d’Angola dès la rivière Colonge jusqu’au Cap Fris c’est-à-dire dès le 5* degré jusqu'au 18* degré de la même latitude, ('es deux cartes ont été dressées, d’après de nombreux documents anciens et modernes portugais et étrangers, par le lieutenant-général Vicomte de Sa Bandeira, ministre de ht (înerre, et à plusieurs reprises Ministre de la Marine et des Colonies, un des hommes d’État du Portugal les plus honora h les et les plus instruits. Le Vicomte de Sa Ban* deira a fait une étude approfondie du tout ce qui concerne les possessions portugaises d’outremer. La première de ces cartes a été publiée en 1861. La seconde, qui a été faite avec la collalioration du lieutenant-colonel Fernando da Corta Leal. gouverneur de Mossamedee, a été publiée dans l’année courante.

Quant aux travaux de météorologie, dont le créateur a été en 1853 le professeur Pegado, les olisenations sont faites avec toute la régularité désirable à Lisbonne à l'observatoire de V Infant Boni Louis, ainsi nommé du nom du prince (aujourd'hui Bot), sous la protection duquel cpt observatoire a été placé eu 1856. I/observatoire de l’Infant Dom Louis est muni des instruments magnétiques enregistreurs d’Adia. vérifiés à l'observatoire de Barr. Quelques comptes du mois de juillet ont été envoyés déjà à cet observatoire, avec lequel l'observatoire de Lisbonne a établi une correspondu uce régulière. 11 existe d’autres observatoires dans le royaume et dans les provinces d'outremer. qui fonctionnent avec plus ou moins de régularité. Tous les observatoires sont munis d’instruments contrôlés.

On publie tous les jours dans les journaux de Lislioime un bulletin relatif aux observations faites dans cette capitale, et sur quelques point* du royaume.

On envoie tous les jours à Paris par le télégraphe un bulletin avec les oliservations de Lisbonne et de Porto.

A des époques déterminées on publie dans le journal officiel des résumés de toutes les observations.

Au mois d’octobre prochain le nouvel édifice de l'observatoire météorologique de Lisbonne, dû à la haute iiiuuitieence de sa Majesté le Itoi Dom Louis, doit être terminé et le directeur actuel. M* Tradessu da Silveira, qui a proposé la construction de cet. observatoire et l’achat «les instruments nouveaux, a l’intention de publier alors, périodiquement un bulletin comprenant tous les résultats obtenus, dans le but de compléter le bulletin journalier publié par les journaux.

En outre du nouvel observatoire météorologique de l’Infant Dom h mis. entièrement construit aux frais du jeuue souverain qui règue actuellement en Portugal, il faut mentionner la construction de l’observatoire astronomique de Lisbonne, à laquelle le feu Roi Dom Pedro a affecté, spontanément, une jwrtie considérable de sa dotation. Cet observatoire commencé eu 1857 est construit sur le modèle de l’observatoire de Poulkovu. instrumenta principaux, le cercle méridien, les instrumenta de passage par le premier vertical, et le grand reporteur parallélique ont été acquis sous la surveillance de M* Struve. Directeur de l'observatoire de Poulkovu. La partie optique de ces instruments a été exécutée à Munich, celle des deux premiers par M. Steinheil, et celle du troisième par M. Moor. Les piédestaux et tonte la partie relative à la haute mécanique sont sortis des ateliers de M*. A. G.Itepsohl, a Hambourg. Les lunettes des deux premiers instruments ont «leux mètres «le distance focale, avec des objectifs de dix pouces de diamètre.

Italie.

Norvège.

Pays-Bas.

Portugal.

l,e télescope du troisième instrument a sept mètres de distance focale avec une objectif de 14 |>ouocs. Dans une lettre adressée à Si' Pohpie, directeur de l’observatoire île la Marine, à Lisbonne, M'. Struve prétend que le nouvel observatoire astronomique de Lisbonne, |»ir la perfection de ses instruments et les améliorations npjxirtées à sa construction, sera le premier de l'Europe.

Les sommes appliquées à ce but par le Uni Dont Pedro ayant été épuisées, le Roi I)oni Isniis, digne héritier du trône et, des vues élevées de son auguste frère, a fourni aussi sur sa dotation les ressources nécessaires à l'achèvement de l'observatoire, qui aura lieu l'année prochaine.

Roumanie. (1803.) Les deux publications qui ont paru jusqu'à présent contiennent des relevés sur l'étendue du territoire, sur la population, l'etat des maisons et du bétail, sur la répartition des terres, sur l’état des hypothèques et de l’agriculture, sur le mouvement du commerce, de la navigation et l'histoire annuelle des finances du pays. Dans les annales économiques se trouvent, autant que possible, toutes les lois et ordonnances ayant rapport à l'économie publique du pays.

Rusai». (1857.) L'oeuvre prineqiale est la triangulation qui embrasse toute la partie européemie de l'empire. Los sondages ordonnés par le gouvernement, dans la mer Baltique, et interrompus pendant la dernière guerre, ne sont pas moins importants.

Les personiKïs chargées des sondages sont tenues à décrire les rives, de la manière la plus détaillée, à mesurer la profondeur des eaux, à préciser la vitesse et la direction des courants, mais en même temps à recueillir des notions statistiques, ethnographiques et historiques.

(voir: 1. Statistique génitale.)

(iseo.) (voir: I. Statistique générale.)

Servie. ilMfS.t Les observations météorologiques qui ont été faites en I 85(1 et citées |wr la compilation du rapport, concernent la température de l'air, l’état de la pression de l'air, l'abaissement atmosphérique, l'évaporation île l'eau, l'humidité «le l'air et la direction des vents.

Suède. (1855.) Une triangulation du pays, commencée, pour obtenir la base d'un cadastre général, et ordonnée en lf>28, par le roi (îustave- Adolphe, vient d’être terminée par un corps des topographes. Ce même corps, après avoir dressé ses cartes topographiques de la plus graude partie ilu pays à l’échelle de 1:50 000, restées manuscrites, vient d'en publier six.

I)es travaux de statistique cartographique, dont s’est occupé le l’rince Royal, il n'a été publié jusqu'à présent, qu'une carte hvptographique, une carte forestière et une carte des mines, hauts, fourneaux et forges, avec indication des porta d'embarquement de leurs produits.

Pour favoriser la publication de cartes à une plus grande échelle que celles du eorjis des topographes, il a été récemment prescrit que les candidats au corps des ar|x:nteurs seraient tenus, désormais, a présenter, parmi les preuves d’admission à l'administration supérieure, bi carte d'une paroisse, accompagnée de sa description topographique et statistique. Ces cartes et descriptions, apres avoir été approuvées par F administration, seront publiées aux frais de l’Etat.

La publication d’une collection «le cartes, à grande échelle, comprenant les plans des villes et de leurs banlieues est. d'ailleurs, sur le |ioint d'être terminée.

Dès le milieu du siècle dernier, un assez grand nombre de personnes, sur divers pointe du territoire se sont consacrées à des études météorolognpms et en ont communiqué le résultat à l'Académie des Sciences de Stockholm. Les registres des paroisses contiennent également depuis une centaine d’années, beaucoup d’observations de même nature, ainsi «jue des notes sur des phénomènes naturels périodiques tels que le retour des saisons, la floraison, la maturité «les céréales et des fruits etc. Mais ce n'est que depuis peu d’années qu’un réseau d'observatoires météorologiques a été établi, le long des côtes connues, dans l'intérieur du pays, sous la surveillance de l'autorité supérieure, (les oWrvatoires sont munis d'instruments contrôlés. Les observations recueilli*** par ces établissements sont communiquées à l’Acidémie îles Sciences de Stockholm, «pii en publie les résultats.

(1857.) Sur la proposition de l'Académie des Sciences, 1«‘ Uni a demandé aux États actuellement assemblés, une somme d’environ 400,000 florins ([dus d'un million de francs) |iour opérer l’examen géologi«|Ue complet du pays Le Roi a également demandé bis fonds nécessaires [jour établir 30 nouvelles stations météorologiques. Enfin les Etats ont accordé des sommes importantes [aiur la représentation Cartographique du pays, travaux qui seront exécutés;, tant par le corps to|M)grapliiquc, militaire, que par le service civil il*» géomètres.

(Ihbo.) Pour accélérer l'exécution des cartes topographiques, une somme de 150,000 rixdales est accordée iusqu'en 18G3. La triangulation reste encore à faire |H»ur la )»irtie du nord du royaume. A lY-cbelle «le 1:100,000 ont été publiées 31 feuilles «le l'atlas to|K>graphiqm\ à l'échelle de 1:200.000 8 cartes de provinces.

Les recherches relatives à la constitution géologique «lu pays ont été terminées sur un terrain de 70 milles carrées (soit 55,083 kilomètres carrés), dont la carte a été dressée. La Diète actuelle a augmenté le crédit annuel pour ees travaux ainsi que |»ur la publication «les cartes géologiques. à léchelle de 1:50,000. — A côté des travaux d’arjientage et d’exjiertise. tlans l'intérêt de la propriété rurale, incessamment exécutés par un cor|>s d'arpenteurs au nombre de 40** personnes on s'occupe d’un atlas

cadastral, ou dos tableaux d’assemblage des plans parcellaires, à l'échelle de 1:50,000. Cet ouvrage, sous le titre d'Atlas Économique du Royaume, sera accompagné, pour chaque province, d'un registre matricule, indiqiuint les noms des propriétaires et la nature de la culture et de la superficie de chaque parcelle. Cela servira de hase à une statistique agricole.

Des cartes hydrographiques sont exécutées, depuis plus de 40 ans. Récemment on a donné aux recherches hydrographiques une extension, «pii surpasse même les moyens dont ou peut disposer.

Une proposition faite par l’Académie Royale des Sciences, à Stockholm, d'établir un réseau d'observations météorologiques en Suède, a été prise en considération. La somme nécessaire ayant été accordée, HO stations seront bientôt en activité.

(1868.) Parmi les préparatifs pour la statistique officielle, on a déjà indiqué aux Congrès, antérieurs la description cartographique de la grande étendue de la Suède, etc.

De notre atlas topographique, ]>our la continuation duquel la Diète vient d’accorder 53200 Rixd.* par an, durant la période de 1803-1865, ont été publiées, depuis la dernière réunion du Congrès, des touilles des environs de Stockholm, dans l’échelle de 0,00005. De la section militaire, de cet atlas, dans l’échelle de 0,0001. seize feuilles retouchées sont actuellement en vente.

Les recherches géologiques étant terminées, à la fin de 1862, sur un terrain de 120 milles carrés suédois, cinq feuilles de notre atlas géologinuc ont été publiées dans l'échelle de 0,00002. La somme de 50,000 Rixd. 1 , par an, est disponible durant la période 1863-1865 pour la continuation de cet ouvrage. L'hvpsométrie fait partie de ces recherches.

Les tableaux d’assemblage des plans parcellaires, qui vont former notre atlas cadastral, on économique, publié dans l’échelle de 0.00002, avaient été exécutés, à la fin de 1862, sur une surface de 23 milles carrés suédois. Dix feuilles, dont la gravure est terminée, seront publiées dans quelques mois. La somme de 40,000 Rixd.' par an vient d’être votée pour la continuation de ce travail pendant les années 1863-1865.

L’atlas hydrographique, qui se compose à présent de cinquante feuilles publiées, est continuellement retouché pour satisfaire autant que possible aux besoins de la navigation.

Quelques épreuves de ces cartes out été ajoutées à la collection des publications suédoises, déposée au bureau du Congrès.

Le résumé des observations météorologiques faites, à présent, à 28 stations, est publié par l’académie des sciences, en 2 volumes, embrassant les années 18511 et 1860.

Les observations faites sur les phénomènes périodiques sont aussi réunies à l’académie.

(185:1.) (voir: I. Statistique générale.)

(1857.) (voir: I. Statistique générale.)

( 1H60.) La grande carte de la Suisse, qui est dirigée par le général Dufour et dont les plans sont levés à l’échelle de 1:25,000 et de 1:50,000 est presque achevée. La Confédération dépense annuellement 40,000 francs pour cette carte. Elle est publiée à l’échelle de 1:100,000, et quelques cantons out utilisé les plans originaux pour publier des cartes, encore plus détaillées, de leurs territoires. Les indications contenues dans ces cartes sont complétées par un travail intitulé hypsomètric de. la Suisse. Un autre travail, la carte géologique de la Suisse est basé, de même, sur la carte du général Dufour. La Confédération donue 30,000 francs, par an, pour la carte géologique.

(!m(! 3.) H a été organisé, sous les auspices de la société investigatrice des sciences naturelles, un vaste système d’observations météorologiques

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