la population des hospices, hôpitaux et prisons
Depuis 1775, on récapitule tous les cinq ans, le nombre des immigrations et émigrations; enfin, depuis 1HÛ5 on procède au dénombrement des Lapons. |>ar sexe, par occupations, pur ménages. Les ménages sont classés d’après le nombre des |>erso!mes qui les composent et d’après leurs moyens d’existence.
Ce n’est qu’en 17(>2, qu’il fut |iermis du publier, dans les Comptes-Rendus de l'Académie des sciences de Stockholm, quelques extraits des rapports de la 'commission sur le mouvement de la population. C’est aussi dans les mémoires de cette compagnie savante, qu’on trouve tout ce qui a été publié jusqu’en 1810, sur le mouvement, et plus tard, sur le dénombrement de la population, en Suede. A partir de 181U, bien que la commission supérieure de statistique eût le droit, et fut même chargée, de publier ses rap|>orts, elle n’a nu, faute de crédits sufiisunts mis annuellement à sa disjmsitiou, donner ,t ses publications toute l'étendue, l’uniformité et la régularité désirable.
(1857.) Afin d’arriver à l’amélioration des registres de» paroisses, la commission de statistique a soumis cette année une nro)>osition, au Roi, tendant à provoquer la création d’un système d’enregistrement de l’état civil, analogue à celui de l’Angleterre, en faisant délivrer au bureau de la statistique des copies des registres des paroisses, pour ce qui concerne l’état civil. — Le dernier rapport de la » Tabellcn-Commission » sur le mouvement de la population, des années 1851 à 1855, reulcrme également une revue des principaux faits statistiques relatifs à la population de la Suède, depuis l’année 1749 jusqu'à nos jours. Une table des matières, en langue française, en facilitera beaucoup l’intelligence aux étrangers.
Conformément au vœu du Congrès de statistique, l’autorité médicale su|>érieure a soumis, au Roi. une proposition tendant à établir, dans les villes, la vérification par des médecins, des causes des décès, tandis que pour les décès des campagnes, on se bornerait, du moins jusqu'il l’époque où un nombre sufiisaut de médecins y résideront, à distinguer entre les causes de décos provenant de maladies épidémiques et endémiques.
Dans de telles circonstances, une nomenclature qui divise les maladies eu endémiques, épidémiques et sporadiques, est celle qui convient le mieux au service de la statistique de Suède.
(1860.) La publication des renseignements concernant la statistique de la population, recueillis depuis 1749, s’est faite dans les trois premiers volumes sous la lettre A des Documents pour servir à la Statistique Officielle de la Suède. — La méthode de recueillir les renseignements sur la population vient d’être essentiellement modifiée. Le mode d’enregistrement de l’Angleterre nous a servi de modèle. l’our les registres de l’état civil et de la imputation, tenus par le clergé, des modèles Unitermes viennent d’être arrêtés. Des extraits nominatifs de ces registres, en ce qui concerne les mariages, les naissances et les décès, seront communiqués, tous les ans, au bureau central pour servir à la fois à l’état civil et à la statistique. Le recensement se fera au 31 décembre, nu moins tous les dix ans, j>ar îles extraits nominatifs des registres de imputation tenus aussi par le clergé. Ces extraits vont être communiqués au bureau central, jmur la première fois, à la fin de cette année.
La, statistique des causes de décès se (ait- depuis le premier mois du courant, d’après les princii»es établis par le Congrès. Le nombre restreint des médecins, dans les communes rurales, a pourtant nécessité une mollification ; elle consiste, à n'enregistrer les causes de décès, que |mur les maladies épidémiques et endémiques.
Le premier volume du rapport (Lettre A. I) contient, entr’autres, les données qui ont pu être obtenues sur l'émigration et l’immigration ]iendant ta période de 1851 à 1855.
(1868.) Dès 1860, ta statistique de la imputation de la Suède est fondée sur «les extraits nominatifs des régistres de l’état civil et de la imputation, tenus dans chaque paroisse. Le seul moyen d’arriver à cette réforme, dont l’importance générale a été constatée par les décisions des Congres, était, ta réunion. le contrôle et le dépouillement de toute la masse des extraits, au Bureau central même, parce-
â u’i) nous mauque encore les autorités locales, qui i leurraient être chargées d’en faire la collection, le é|muil)emeut et le résumé. |mur chaque province. Mais par là, et en servant de dépôt central aux
actes de l’état civil, le Bureau est tellement surchargé, <ju‘il n'abuse pas de son droit, en réclamant l'indulgence pour ses publications statistiques de population, auxquelles il est encore impossible de donner le développement proportionné à la richesse des matériaux rassemblés.
Buieso. (1858.) (voir: I. Statistique générale.)
(1855.) On a publié un volume sur le recensement fédéral de la Suisse. Quant aux statistiques cantonna les, le canton du Zurich publie, chaque année, le Compte-Rendu du son conseil de santé; le canton de Saint-Gall en fait autant; ce dernier y joint un ex]>osé des décès classés par accidents ou maladies, causes de mort. Le canton de Genève, quoique en retard depuis quelques années, en fait de publications sur lus décès du canton, continue a recueillir des données assez exuetes sur les accidents et les maladies qui causent les décès.
(1857.) (voir: I. Statistique générale.)
(1860.) Le 3 février une loi fut rendue, nui. un élargissant les prescriptions de la Constitu-
tion fédérale qui ne demande un recensement de lu )>opulation que tous les vingt ans, décrète qu’à l’avenir il sera procédé à un recensement général du la imputation de la Suisse, tous les dix ans. à partir de cette année, et que le recensement de 1860 aura lieu au mois de décembre. A présent, on est occupé des préparatifs du cette o|iération ; outre cela, on tâchera de compléter les tableaux généraux sur le mouvement de la population, en Suisse, depuis 1853.
(1868.) Le Bureau de Statistique de la Suisse, organisé en 1860, s’est surtout attaché à constater la numération de la population, à dater du 10 décembre 1860, en se conformant, le plus possible, aux prescriptions du Congrès international: il ne s’est permis que quelques modifications relatives au formulaire prescrit par le congrès. On a omis la numération des étages de chaque maison, car on reconnut que le nombre des espaces habités offre un élément beaucoup plus inqtortant [>our constater la valeur des habitations couvertes. On ne releva pas même le nombre des jardins contigus aux maisons, attendu qu’ils ne sauraient être considérés comme uu signe certain de produit économique. On trouva aussi superflu de comprendre dans la numération des indications spéciales sur l’instruction de la jeunesse, puisque l’instruction est de rigueur dans tous les Cantons de la Suisse, tandis que, grâce au concours des experts, on énuméra les gens infirmes et les aliénés.
En partant de ces points principaux, on se conforma |H>ur tout le reste aux instructions des Congrès. L'opération fut, jiour la première fois, exécutée en un seul jour. Deux Cantons qui dans le cours de la même année, avaient déjà fait spontanément la numération, furent iuvités. par délibération fédérale, à la recommencer avec exactitude conformément aux prescriptions générales.
L'application du système de la numération , prescrite aux chefs de famille, offrit dans le principe quelques difficultés; mais les estais qui en ont été faits, ont été pleinement, satisfaisants.
La partie matérielle de la numération fut, par le Bureau fédéral, confiée à une révision; et si, jusqu’à ce jour, cette partie n’a pas été complétée, c’est que dans cette circonstance, le Bureau fédéral n'a nullement été secondé par les Bureaux de Cantons et qu’il dut se charger lui-même de l’exécution de ce travail. Cet inconvénient lui sembla d’autant plus pénible, qu’à la même époque, ce Bureau avait à disqawer les travaux administratifs concernant la part que prenait la Suisse a l'Exposition universelle de Londres, en 1862.
Jusqu’à présent on n’a publié que deux écrits concernant la numération de la population : le premier. détermine la population par sexe, condition de famille, rapports de patrie, lieu de naissance, conditions de séjour, religion et. langue, et indique le nombre des maisons d’habitation, de la direction des familles et des espaces habités; le second, a spécialement pour but d’éclaircir les rapports de patrie et de séjour; il contient, à cet égard, de plus grands détails que tous ceux qui. selon nous, se trouvent dans les publications des autres Etats. On publiera bientôt un troisième travail qui contiendra la répartition de lu population suisse, non plus par ja-riodes d'âge, mais par âge précis, selon le sexe et la condition civile.
Quant au mouvement de la population, il n'existe pas en Suisse d'unité statistique, si nécessaire. Cependant, nous ne doutons nullement que lus Cantons nu s’occujietit bientôt de réaliser cette unité, et avec le même zèle qu’ils ont montré dans des rqiérations statistiques d’une autre espèce.
Turquie.
( 1860 .) (voir: I. Statistique générale.)