On notera donc L’ÉPOQUE DE LA SECONDE FLORAISON
La seconde floraison doit être déterminée d’après des fleurs s’épanouissant, lorsqu’un laps de temjw plus ou moins long s’est écoulé après l’éclosion des dernières fleurs de la première floraison; le fleurs de la première floraison doivent provenir des pousses sorties des racines, qu’on doit distinguer de celles venues a des rameaux, et par lesquelles certaines plantes, en apparence déjà flétries, semblent revivre. En ce qui concerne les arbres et les arbustes, il importe que les fleurs de la seconde floraison sc développent comme celles de la première, c’est-à-dire d'un jeune bourgeon de feuilles.
Un ntppoee ici que la seconde floraison n’a pas été provoquée par des moyens artificiels, comme par exemple, la fauchaison d’un pré, mais qu’elle est le produit spontané des influences atmosphériques. Si néamoins on a fuit des observations sur des prés fauchés, on doit en faire la remarque au journal.
Ces huit phases du développement des plantes suffiront pour caractériser la végétation d’une année. On pourrait tout nu plus ajouter:
ô. L'époque DE la FLORAISON GÉNÉRALE, parc© qu'elle exerce la plus grande influence sur lu coloration de la flore. On la consignerait au journal, au moment où la plus grande partie des fleurs des végétaux vivant en société et dont un grand nombre se trouvent réunies au même endroit, se sont épanouies en même temps.
Le nombre des individus des plantes observée* à chaque phase devrait être connu, au moins d’une manière approximative, car dam un groupe de végétaux, il en est toujours quelques-uns qui s© développent plus vite que les autres et qui influent ainsi sur la fixation de l'époque des phénomènes. Il suffira de donner sur ce point de courtes indications en mettant les mots (les plantes sont:) rares, en petit nombre, fréquentes, communes.
La détermination des phases notant pas donnée à l’heure mais au jour, il suffit de s’assurer qu’au jour qui précède celui où la plante est entrée dam une certaine phase, par exemple, en floraison, pas une seule fleur n’était encore épanouie. D n’y a pas à se préoccuper alors de la circonstance que dès le premier jour on a vu à la fois des fleurs nombreuses, car il est possible que parmi des végétaux de la mémo espèce un grand nombre entrent en même temps en floraison.
Il est donc necessaire que l’observateur s© choisisse, dans le voisinage do son domicile, un petit district dans lequel se trouve, dans de milieu qui leur convient, un nombre aussi grand que possible do végétaux qu’il est désirable d’observer, et de s’y rendre à des intervalles réguliers, par exemple, au moins une fois tous le cinq jours, pour qu’il lui échappe 1© moins possible de phénomènes dignes d’être notés. Cette visite régulière du champ d’observations n'est nécessaire qu'aux époques de l’année pendant lesquelles le développement des plantes fait, en peu de jours, des progrès sensibles. En hiver pendant les mois de décembre, janvier et février, il suffit de n’entreprendre les excursions que lorsque la température de l’air s’est élevée à quelques degrés au-dessus de zéro. On devra toujours noter l’arrêt de la végétation produit par la gelée, lorsqu’ il s'agit de plantes entrées dans l’une des phases soumises à l’observation, ou l’ayant déjà déliassée.
Il convient aussi que le terrain du district, choisi comme champ d’observations, soit aussi uniforme que possible, afin que toutes les plantes qui s’y trouvent soient exposées aux même* influences climatolgiques et locales, et qu’on n’ait pas à les déterminer séparément pour chacune d’elles. Pour rechercher l'influence sur les végétaux, de la position géographique (longitude et latitude) d’un localité et de son altitude au-dessus de la mer, le meilleur terrain à choisir serait une plaine horizontale aussi peu mouvementée que possible, et située à une certaine distance des montagnes, constructions
etc., afin qu'aucun obstacle ne s’interç>osc entre les plantes et l’action de la lumière, de la chaleur et de l'humidité atmosphérique.
Mais ces conditions ne pouvant que très-difficilement être réunies, il convient de décrire la localité où l’on fait les observations, et si cela ne suffisait pas, de la représenter sur un plan ou une carte, sur laquelle on ferait ressortir, si faire se peut, la nature géologique du terrain d’observations. Si au moyen d’un nivellement, ou d’autre façon, on peut déterminer l’angle d'inclinaison de la pente du terrain, ce renseignement ne devra pas être omis, parce qu'il est en rapport étroit avec l’action des rayons du soleil.
O même but |K*ut encore être atteint, en faisant remarquer, pour chaque plante observée, si elle est plus habituellement dans l’ombre ou si elle est constamment exposée aux rayons du soleil, si le terrain dans lequel elle se trouve a une direction horizontale, ou s'il a une inclinaison, et dans ce dernier cas, vers quel côté.
En ce qui concerne les plantes à observer, on peut poser comme premier principe que le but qu’on se propose par les observations la constatation la plus complète de rinlluence du climat sur le développement des plantes, est d’autant plus sûrement atteint que le nombre des espèces observées est plus considérable.
Le succès sera aussi complet que possible si l’observateur tend à établir ce qu’on appelle un calendrier de la flore de sou district, dans lequel on trouve, pour tons les jours de l’année, les phénomènes qui peuvent y avoir lieu, et les espèces auxquelles iis se rapj>ortent. On n’exclnrait de ce calendrier que les végétaux bisannuels ou vivaces, qui ne passent pas l' hiver en pleine terre.
On a remarqué que les diverses variétés d’une plante se développait arec une rapidité ou nue lenteur© bien plus grande pour les unes que pour les autres. C’est ainsi que le lilas à fleurs blanches (Syringa vulgaris var. alh.) fleurit quelques jours plus tôt que la variété à fleurs violettes. Os différences sont encore plus grandes pour la maturité des diverses variétés de poires ou de pommes, pi rus commuais et pirtis malus. Les fleurs doubles s’épanouissent aussi beaucoup plus tard que les fleurs simples etc. Il convient donc d’ajouter aussi le nom de la variété à celui de rosace.
Il est désirable qu'on soumette à l’observation surtout les plantes suivantes: