‹ Compte-rendu général des travaux du Congrès international de statistique dans ses sessions de BruxellesChapitre 39 sur 418 · L'ATl’AUmON DES PREMIÈRES FEUILLES · texte numérisé non relu

L'ATl’AUmON DES PREMIÈRES FEUILLES

Sauf quelques exceptions, le bourgeon ù feuilles est entouré d’une enveloppe composée d’un nombre plus ou moins grand de parties qu’on appelle écailles on même feuilles rudimentaires. Cette enveloppe se distingue des feuilles proprement dites, dont on doit seul suivre le développement, par sa nuance plus foncée, en général brune, par l’absence de côtes et de nervures, par son dépérissement plus rapide, en ce que, dès que les feuilles se sont complètement formées, elle se décolore et se détache.

Le premier phénomène qui apparaît lors du réveil de la végétation au printemps, c’est- ce qu’on appelle le gonflement des bourgeons, et qu'on reconnaît aux zones d’une nuance plus claire qui se forment sur l'enveloppe par l'effet de l’accroissement des feuilles qu’elle couvre.

Si le gonflement continue, l’enveloppe s’ouvre, et la pointe des feuilles se montre ; c’est alors que l’attention de l’observateur doit commencer.

En général, la feuille dont la jwintc devient visible, est encore pliée ou roulée, et on n'en voit encore que la face inférieure, qui forme l’extérieur de la feuille enroulée en coin. Mais dès que la feuille se déroulé ou s’épanouit, et qu’on voit apparaître la face supérieure (généralement verte), celle qui est tournée vers le ciel, l'extérieur du liourgeun restant tourné du côte opposé, le moment est venu pour l’olwervateur de prendre Ses notes.

La note doit être prise dès que le fait est constaté sur un seul arbre, lors même que d’autres individus de la même espèce se trouveraient dans le voisinage.

Un s’assurera en même temps que le fait s’applique à un rameau écarté de la tige, et s’il est |>ossib!e, à la jmiute de ce rameau ; dans tous les cas, il faut que le bourgeon ue soit pas éclos assez près de la tige pour qu’ou puisse attribuer sa précocité à l'effet des rayons lumiueux ou du calorique réfléchi nar le tronc; car on a remarqué que les Iwurgeons du tronc se développent l>eaucoup plus tôt que* '«eux des branches, soit par l’effet «le la réverbération, soit parce que le tronc s'échauffe au soleil.

On devra prendre la même précaution relativement à la fleur, surtout lorsque le tronc n’aura pas encore été assez couvert par le feuillage.

7. La CHUTE des feuilles, «pli dot la période feuillue, est notée lorsqu’un arbre ou un arbuste a perdu tout son feuillage, sans avoir égard à quelques feuilles isolées qui restent encore, et s'il y a ensemble plusieurs arbres de la même espece, quand l’un d'eux a perdu tout son feuillage.

Le vent a une grande influence sur la défouillai.son : on remarquera «lonc, pour chaque espèce d’arbre ou d’arbuste, s’il est isolé, et eu conséquence exposé au veut, ou s’il est abrité par uu objet quelconque, et dans quelle direction.

Relativement aux plantes ligneuses étêtées ou élaguées annuellement (gckappte Ilolsgewâchse), c’est-à-dire auxquelles on enlève tous les ans les jeunes pousses, soit pour les utiliser dans l’industrie, comme aux saules, soit pour en rendre la couronne touffue, comme aux acacias, il est inutile de noter l'époque de la naissance et de la chute des feuilles, parce que ces deux phénomènes se présentent beaucoup plus tard qu'aux plantes qui peuvent se développer librement. Toutefois, on consignera dans un journal les causes qui ont pu faire dévier «le cette règle.

Comme, en observant la naissance des feuilles, on ne doit pas tenir compte des bourgeons qui viennent au tronc même, mais jiorter sou attention seulement sur le bourgeons terminaux des rameaux ; de même, en ce qui regarde la chute, on ne doit pas tenir compte dos feuilles des scions sortis immédiatement «lu tronc, dont les feuilles tombent généralement beaucoup plus tard que celles des rameaux des branches. L’arbre peut donc être considéré comme dépouillé de ses feuilles, lors même que ces scions de la tige ou du tronc les ont encore conservées.

Cela s'applique aussi à cette partie «lu feuillage qui provient des feuilles venues à la fin de l’été ou en automne, après une pluie tombée à la suite d'une grande sécheresse.

11 y a lieu de faire remarquer ici que l’observation ne doit pas s'étendre aux végétaux dont le développement est interrompu par l’effet de leur culture. Ainsi on ne «Ioit pas noter la floraison et la maturité «les plantes de prés, lorsque ces phénomènes n’ont lieu qu’après la première coupe, ou du moins ne doit-on avoir égard ici qu’aux plantes qui n’ont pas été fauchées.

Le arbres ou arbustes au-dessus desquels s’étendent d'autres végétaux, doivent avoir été, au moins pendant un an, sous ce couvert avant qu’on puisse en, faire l’objet d’observations. Mais comme il n’existe pas encore assez d’expériences sur ce point ]>our qu’il convienne de formuler des instructions, il est désirable qu’on fasse «les observations comparées.

Les dessèchement complet des feuilles, par exemple, du chêne et du hêtre, équivaut à la defeuillaisson, mais doit être noté séparément.

Aux conifères, par exemple, à nos épicéas, pins etc. ce ne sont pas les aiguilles de l’année, mais celles qui «latent «le plusieurs années qui tombent. Leur âg«; se reconnait facilement au nombre des rameaux terminaux qui se forment tous les aus, il doit être indiqué avec la date do leur chute. Cette observation ne s applique pas au mélèzze, qui perd ses feuilles ou aiguilles tous les ans.

Pour les plantes ligneuses, les époques du développement de la végétation dépendent de Page de l'individu, c’est ainsi que des arbres encor© jeunes s© couvrent de feuilles plus tôt que des arbres vieux. On doit donc choisir, pour les expériences, des arbres d‘un âge moyen, ©t si l’ou n’a pas le choix, on doit indiquer si l’arbre est jeune ou vieux.

Beaucoup de plantes refleurissent en automne, dans une saison où un petit nombre seulemeut de végétaux sont en fleurs.

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