SCENE
rêne, car vous m'avez charme, dans le vrai sens
(lis quittent le piano et reviennent pies de la table; la duebessr prend le livre; le marquis la regaidant.]
du mot. Mais,qu'avez-vous là?... Un Monde! al i !
ah ! comme vous y allez, madame la duchesse ! du Humholdl , du bel Humboldt, franco-allemand. Comment ! ma précieuse cousine, voilà vos joujoux? Vous n'avez pas d'autre tête— à-téte ? Du grec! Ah! pour l'amour du grec, souffrez... Là, vraiment, vous m'etonnez ; mais c'est bien de votre part... M. de Humboldt...
LA DUCHESSB
Eh bien, oui, M. de Humboldt, cela vaut bien vos madrigaux, monsieur mon beau cousin.
LE MARQUIS
Sérieusement, madame, vous vous êtes jetée, la tète la première , dans ce puits d'érudition ? en ce cas, parlez-moi de M. de Humboldt, expliquez-moi le Cosmos.
LA DUCHESSE embarrassée.
Mais , sans doute ; c'est là un beau talent , et je... Eh bien, marquis, vous êtes donc revenu ù propos ?
LE MARQUIS
Ne m'avez-vous pas appelé ?. . .
LA DUCHESSE
Voyons, dites-moi, de grâce! pourquoi vous devenez insupportable à ce point-là ?
li COMPTER SANS SON HOTE.
LE MARQUIS
Je vous aime passionnément. Est-ce un bon motif?
LA DUCHESSE
Il est bon , mais il ne faut pas en abuser.
Quoi! duchesse, pas un ne saura donc vous toucher?
LA DICHESSE.
Touchée !... moi touchée. Si c'est là votre éloquence, n'y comptez pas, mon cher cousin.
LE MARQUIS
Si vous saviez, madame, quelle douce folie est mon amour! vous seriez plus indulgente. Oui, s'il vous était possible de ne pas rire, même quand vous n'avez pas envie de rire, vous verriez si je suis touché , en effet , et vous seriez saisie d'une telle pitié , que vous deviendriez charitable pour un amour qui ne demande presque rien !
LA DUCHESSE
Peu de chose, en effet, mon cœur et nia main !
LE MARQUIS
Duchesse! c'est ma vie que j'offre en échange.
LA DUCHESSE
Tenez, mon cousin, de bonne foi, vous m'ini-