‹ Comput en vers provençaux publié, traduit et annotéChapitre 17 sur 17 · LT · texte numérisé non relu

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été désignée de la sorte. — Cette ligne en forme deux dans le ms., la première finissant à adventus. |

130. Thomas : xL. Il y a bien Lxxe dans le ms., ce qui est conforme à l'usage ancien de l'Eglise.

131. Cette ligne en forme deux dans le ms.; la seconde commence

à concedil. N 132.Ms. dimiseris, leçon conservée par Thomas, qui traduit pourtant divisez. — 133. Ms. hits... in dicto nona patebunt. Thomas

corrige ici, comme moi, his... indictio..... patebit, mais il conserve nona. Au lieu de nota, par quoi je remplace ce dernier mot, on pourrait proposer vera, qui n’en serait pas graphiquement beaucoup plus éloigné et qui conviendrait peut-être mieux pour le sens. Il y a certa dans Du Cange (Loc. cit.) :

Si per quindenos Domini diviseris annos, His tribus adjunctis, indictio certa patebit. Si nihil excedit, quindena indictio currit.

134. Ms. Dum reddit octabas in dicto nono fit semper; dont Thomas, sans le dire, a fait Dum redit octavus indictio nona fit usqueï, Notre correction se fonde sur ce que, d’après les: anciens computistes, l'indiction pouvait commencer en effet au retour d'octobre (exactement le 8 des calendes d'octobre 2). Voy. Du Cange, loc. cit. (III, 811, col. 1 et 2).

135. « vo[l]s. » Thomas : ves. J'aurais pu à la rigueur garder vos, car il y a d’autres exemples dans les anciens textes de la réduction à s du groupe final Zs.

137. C'est-à-dire : compte par groupes de 19 les années écoulées depuis l’Incarnation de J.-C.

4 1] traduit (je reprends au v. 132): « Si vous divisez par quinze les années du Seigneur, après y avoir ajouté trois, vous aurez neuf pour l’indiction prochaine. Lorsque la huitième année de l’indiction revient, la neuvième doit la uivre toujours. » (!) Et il met en note :« Voilà qui démontre évidemment que ce comput a été écrit en 1280. En effet, ces trois vers hexamètres, baroques, sur l'indiction, montrent toutefois clairement qu'ils n’ont pu être composés que pendant cette année-là. On sait que, pour trouver l’année de l’indiction romaine, il faut ajouter 3 à l’année julienne, et diviser le total par 15; le reste de la division donne le chiffre de l’indiction.-Or en divisant 1280 “+ 3 par 15, il reste 8, et, par conséquent, 9 pour l’indiction de l’année suivante 1281, comme l'indique assez naïvement notre auteur.» Le lecteur jugera quel est le plus naïf, de notre computiste ou de son commentateur.

2O0n l’appelait dans ce cas impériale ou constantinienne, ou encore césarienne, pour la distinguer de l’indiction romaine, qui commençait le 4er jauvier. L'indiction impériale était la plus commune en France. Voy. Du Cange et Nat. de Wailly (op. cit.)

139. « De detz 6 nou un ne penres, » c'est-à-dire vous diviserez par 19. Thomas: XX 7., qu'il traduit par vingt jours!.

140. «a tot», c'est-à-dire au reste, ou bien au quantième de l’année, avant l'opération. Cf. le distique suivant, cité dans le Rationale de Durand, qui éclaircit notre texte et justifie notre correction. C’est, du reste, une règle que donnent tous les computistes :

Annis adde monos2 Domini; partire per unde Viginti; lunæ cyclis et inde patet.

4 « De chacun vingt jours vous prendrez. » Voici comment Thomas explique ce vers, ainsi traduit par lui: il expose d’abord de façon très-claire la règle donnée communément pour-trouver le nombre d'or ou l'année du cycle lunaire, et qui est celle même de notre auteur, entendu comme je l’entends, puis il ajoute :« Mais l’auteur du comput s'y prend un peu différemment pour arriver au même résultat. Voici sa méthode: de 1280, qu’il compte depuis l’Incarnation, il retranche 380 jours, soit 20 jours sur chaque année des 19 qui composent le cycle lunaire: il a donc 1280 — 380 — 900, auxquels il ajoute 1 ; il divise 901 par 19, et il a, comme précédemment, 8 pour reste. » Voilà une méthode dont les computistes de profession ne se seraient certainement pas doutés! Qui ne voit que c’est là une complication inutile, sans parler de cette confusion invraisemblable de nombres de jours et de nombres d'années? Puisque 380, comme tout autre multiple de 19, est exactement divisible par ce derniernombre, si on retranche 380 de l’année du Christ sur laquelle on opère, la division par 49 donnera évidemment le même reste après qu'avant la soustraction. Il n'y aura que le quotient de changé. |

2 Monos — unum. Voyez ce mot dans Du Cange. Il était considéré comme. iavariable.

Montpellier, Imprimerie centrale du Midi. — HameLin FRÈRES

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