‹ Conception actuelle des désinfections terminalesChapitre 12 sur 37 · MER · texte numérisé non relu

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fecter des cobayes en leur inoculant des crachats desséchés.

Il semble bien que ces expériences doivent être te— nues pour absolument probantes et que l’antagonisme des résultats obtenus par d’autres expérimentateurs provienne du fait que ceux-ci n’ont pas tenu compte de la quantité de mucus des crachats examinés. En effet, si la quantité du mucus est assez grande, il res— tera toujours à l’intérieur de la coque qui va se former par dessication périphérique, un noyau humide éminemment favorable à la conservation quasi indéfinie du microbe qui sera comme protégé par cette coque ; si au contraire, l’épaisseur est faible, la dessication sera totale et le.B. K. perdra sa vitalité rapidement.

De cela, il résulte une conclusion pratique d’un très grand intérêt : c’est qu'il faut, par des moyens mécaniques [tel que le brossage associé ou non à un agent chimique comme le savon noir] détruire la coque, dissocier et, fragmenter le mucus des crachats ; la stérilisation spontanée ou chimique sera ensuite facilement et rapidement obtenue. Il n'est d’ailleurs pas prouvé que le formol soit capable de stériliser des crachats ayant subi un début de dessication c’est-à-dire

enchâssés dans une gangue protectrice.

Passons maintenant aux maladies à germes non connus où à virus fillrants.

Le contrôle est là beaucoup plus difficile ; le mi-

oies

croscope et les cultures ne sont d’aucun secours. Les données nous sont simplement fournies par la clinique avec, comme seul moyen complémentaire de précision, l’expérimentation.

À. — La rougeole.

On sait combien est fragile le virus rougeoleux hors de l'organisme, si bien que l’on a pu dire qu’il n'existait pas de cas de contagion en dehors d’un contage direct. Teissier écrit (1) :

« La rougeole est la plus contagieuse des maladies éruptives, le virus paraît très diffusible et pénétrant ; mais il semble, d’après les recherches de Bard, de Senestre et de Grancher, que sa virulence soit éphémère et ne survive que quelques heures... Le mode de contagion le plus fréquent est la contagion directe. Le mode de contagion indirecte est cependant réel. Mais ce mode de contagion ne semble se faire qu’à des petites distances et pendant un temps très court. »

En pratique donc seule compte la contagion directe.

B. — La variole.

On a pu montrer expérimentalement que des croûtes desséchées de variole étaient infectantes. (Rappelons ce que nous avons dit à propos du B. K. : il existe à l’intérieur de la croûte sèche, un noyau liquide ou humide favorable au germe pathogène. C’est ce noyau que l’on doit incriminer vraisemblablement pour

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