‹ Conception actuelle des désinfections terminalesChapitre 14 sur 37 · C. — La scarlaline · texte numérisé non relu

C. — La scarlaline

On admettait autrefois que la scarlatine était surtout contagieuse par les squames du convalescent. On a même cité, des plus sérieusement, des cas typiques de transmission à grande distance par des lettres transportant des squames. Ces exemples troublants ne peuvent conserver leur valeur du fait qu’aucune observation concomitante n'a été faite. Il est bien probable qu'une enquête épidémiologique complète, faite dans l'entourage du contaminé, aurait fait découvrir des porteurs sains, convalescents ou même des cas frustes.

Actuellement, on admet que la scarlatine est conta-

gieuse :

19 avant l’éruption, pendant au moins toute la durée de l’angine scarlatineuse ;

20 pendant toute la maladie ;

30 pendant un temps plus ou moins long après la

guérison.

Mais le siège de la contagion est le rhino-pharynx et non les squames à moins que celles-ci n’aient été souillées par le mucus rhino-pharyngien. En ce cas, leur durée de virulence est courte et les cas de contagion à distance doivent constituer des raretés, s’ils existent réellement.

En somme, à notre avis, seuls comptent les porteurs de germes. Une observation de Rochaix (1) est à ce sujet démonstrative :

« Un enfant est placé à la campagne. Il contracte la scarlatine. On le retire et l’on désinfecte les locaux, literie, meubles, etc...

Un mois après, on confie à la même garde, un second enfant : nouvelle scarlatine. On incrimine l'insuffisance de l'opération de désinfection qui aurait été mal faite et on attribue la reviviscence de la maladie aux microbes ayant persisté dans le local. Vraisemblablement, c’est la garde qui était porteuse de germes. La désinfection de sa gorge aurait été plus utile que celle des locaux ».

Aussi l’'épidémiologiste averti doit, dans de telles

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