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RÉSUMÉ DES EXPÉRIENCES

L'auteur a fait toute une série d'expériences et les résultats qu'il expose ci-dessous sont, il le spécifie bien, valables pour la latitude, l'altitude et la saison

où l’expérimentation a eu lieu (x) :

1. Les tables publiées pour la première expérience ont été dressées à la suite d'exposition à la lumière solaire le 26 décembre 1924, sous la latitude 420 15” à l'altitude de &00 pieds au dessus du niveau de la mer, température 23° Farenheit.

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10/ Le staphylocoque doré est tué en une heure d'exposition aux rayons directs du soleil si cette expo-

sition a lieu au milieu de la journée ;

20 Dans les mêmes conditions, la lumière solaire passant à travers une glace épaisse (8 mm.) tue le staphylocoque en quatre heures et demie, alors que le même résultat est obtenu en deux heures trois quarts si la glace n’a que o mm.8 d'épaisseur ;

3° La lumière solaire indirecte (exposition au nord sous un ciel lumineux) a un effet bactéricide très marqué, quoique bien moins important que celui des rayons solaires directs : le staphylocoque doré.est tué dans ces conditions en quatre heures ;

4° A la fin du mois de mars, le soleil commence à avoir une action destructrice sur le staphylocoque à partir de 9 heures du matin et son pouvoir bactéricide devient très faible après trois heures de l’après-midi ;

50 L'auteur a cherché quels sont les rayons du spectre solaire et des lampes à arc qui présentent le plus fort pouvoir bactéricide. En projetant les spectres produits par passage au travers un prisme de quartz de la lumière solaire et d’un arc électrique, l’effet bactéricide sur les cultures a son maximum compris entre 2.300 et 2.850 unités angstrom.

Par une plus longue exposition, les longueurs d'ondes plus grandes se sont révélées également microbicides ;

69 L’après-midi du 1° avril, dans les mêmes condi-

tions que précédemment, la plus petite longueur

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Q 4 f ’ [4 574 d'ondes solaires observée était de 2.999 unités angs-

trom à midi et de 3.100 à 7 heures ;

7° La solution de bleu de méthylène est décolorée plus ou moins suivant la plus ou moins grande activité bactéricide des rayons auxquels elle est exposée.

Conclusion.

Que signifient ces expériences pour les hygiénistes ?

L’expérimentateur conclue :

«Nous pouvons, avec confiance, compter sur la lumière solaire et la réverbération du ciel pour détruire les bactéries qui y sont exposées durant deux heures

au milieu de la journée.

«Pour les draperies et les objets situés à l’intérieur des pièces, même si les fenêtres sont fermées, la destruction des bactéries s'effectuera progressivement à condition que la lumière du soleil directe ou indirecte puisse pénétrer dans la pièce.

«Au moyen de tests de décoloration au bleu de méthylène l'hygiéniste peut facilement déterminer le moment propice de la journée dans chaque saison et utiliser pour la désinfection ces observations. Ces moments varient avec l'altitude, la latitude, la saison et les conditions atmosphériques. En hiver, tes instants de la journée pendant lesquels la lumière solaire a un réel pouvoir bactéricide sont plus courts qu’en été.

«Le lavage des boiseries et des meubles que l'on

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suppose contaminés, doit rendre plus efficace l’action de la lumière solaire.

«Les livres ouverts, les édredons, les draperies, les coussins peuvent être très bien désinfectés en les exposant au dehors à l’action directe de la lumière solaire pendant un temps variant de deux à quatre heures au milieu de la journée; il faut que ces objets soient disposés de telle façon que toute leur surface puisse subir l’action directe des rayons solaires.

« Les fonctionnaires de l'hygiène doivent veiller personnellement à ce que l’air dans les agglomérations ne soit pas envahi par les fumées, celles-ci privent les habitants des rayons solaires destructeurs des bactéries dangereuses et empêchent l’action stimulante de ces mêmes rayons sur la nutrition des enfants. Une ville sans fumées aura moins de rachitiques.

« Les germes pathogènes vivent longtemps dans les pièces sombres, les couloirs obscurs et les caves ou sous-sols humides : le soleil ne pouvant avoir d’action sur les germes qui s’y trouvent. D'où l’importance d’une bonne insolation des immeubles ; il ne doit pas être permis d'édifier de constructions où la lumière solaire ne puisse partout pénétrer.

«Les magasins situés en sous-sol ne peuvent compter sur l’action microbicide des lampes à incandescence que si l'atmosphère est bien sèche.

« L'emploi de substances fluorescentes, pour favoriser l’action bactéricide de la lumière à grandes ondes, doit être recherchée. L'effet destructif en

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atmosphère sèche des ondes produites par les rayons infra-rouges paraît établi ».

Nous ne prenons bien entendu pas à notre compte les résultats de ces expériences que nous n'avons pas réalisées nous-mêmes ; nous nous sommes bornés à citer largement et souvent textuellement les propres paroles de l’auteur ; mais il faut bien reconnaître toute la valeur de l’expérimentation qu'il a poursuivie et qui mériterait d’être reprise dans diverses conditions d'altitude, de latitude et de saison.

Les résultats pratiques seraient considérables puisqu’il suffirait d’exposer à la lumière solaire, les objets à désinfecter pendant un temps dont la durée serait indiquée par la décoloration du test au bleu de méthylène.

Abandonnant le laboratoire nous allons maintenant donner un aperçu de l'opinion de divers auteurs sur la résistance des germes pathogènes dans les milieux | extérieurs (1).

Dans un style imagé, mais dans des termes catégoriques, Hill écrit (2) :

« Lorsqu'on a su que des germes étaient les causes des maladies, on a supposé que les germes pathogènes pouvaient croître et prospérer presque en tout lieu, surtout dans les eaux sales, les ordures, les souillures et les détritus de toute sorte. Nous savons maintenant que les germes pathogènes sont les aristocrates de la

1. Nous avons utilisé pour ce résumé le remarquable article du Professeur Carlos Chagas, publié par le Bulletin de l'Office International d'Hygiène Publique, t.XVIII, n° 5,de mai 1926.

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