SAPES
les aérosols microbiens a été amené à chercher un antiseptique épousant la forme de ces aérosols. Et il a montré qu’un antiseptique qui, additionné à un bouillon de culture est microbicide à la dose de 1/200€, tue le même microbe s'il se trouve en suspension dans l'air à la dose extraordinairement faible de 1/5.000.000° (1).
Il explique ce résultat paradoxal à première vue, de la façon suivante :
« D'un côté, dans le cas du bouillon de culture en voie de développement, on se trouve en présence d’un rassemblement innombrable de germes dans le liquide qui leur offre un aliment abondant ; de l’autre, dans le cas d’un aérosol, les germes sont en quelque sorte isolés et dans de mauvaises conditions d'existence. Entre les deux systèmes de dispersion liquide ou gazeuse, il y a la différence qui existe entre une défense massive et une défense isolée : corps d'armée d’un côté, tirailleurs isolés de l'autre ».
Et il conclut :
« En présence de ces doses si faibles d’antiseptique, les germes pathogènes, même les plus résistants, et les formes ultra-microscopiques sont rapidement stérilisés ».
L'importance de cette découverte paraît devoir être considérable. Elle nous donnerait un procédé de désinfection :
1. Annales d'Hygiène Publique, Industrielle et Sociale. février
1938, n° 2, « Propriétés des aérosols microbiens, applications », par M. A. Trillat, p.11.