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CONCLUSION DE CE CHAPITRE

Nous nous sommes efforcés de montrer le peu de valeur qu’il faut accorder aux objets inanimés dans la contagion de la plupart des maladies infectieuses.

Ces notions ne sont pas d’ailleurs aussi récentes qu’elles pourraient le paraître d'après les références que nous rapportons. Depuis longtemps déjà, des savants avaient pressenti la fragilité des germes pathogènes dans les milieux extérieurs.

Comme cela se produit très souvent, les étrangers n'ont fait que suivre les Français ; la plupart des auteurs dont nous citons les expériences n’ont été que les défenseurs et les champions de théories précédemment émises sinon développées par d’éminents Français.

Il nous suffira par les quelques citations suivantes

de rappeler le rôle de quelques-uns d'entre eux :

Dès 1893, Grancher était à la tête de ceux pour qui

1. Ch. Chapin, in Source and Modes of infection, p. 225, écrit extuellement : « Persons, not things, are dangerous ».

la désinfection ne devait pas être rendue obligatoire.

Quelques années après, vers 1900, Vallin à l’Académie de Médecine qualifiait la contagion indirecte par l’intermédiaire des objets et des locaux de « simple hypothèse dont il est aussi difficile de prouver l'inanité que l'exactitude ».

Plus tard, en 1907 et 1908, M. Lemoine, du Valde-Grâce, affirmait que des mesures de simple propreté correctement appliquées sont toujours préférables à la seule désinfection terminale des locaux.

Lavrant, en 1912, ne craint pas de qualifier la désinfection officielle d’illusoire, si ne sont pas prises des précautions journalières permanentes qu'il juge indispensables à toute bonne prévention.

Au cours de la Conférence franco-américaine de 1918, Besançon et Roux, en ce qui concerne la tuberculose préconisent le nettoyage ménager des locaux et l’action de la lumière et du soleil.

Enfin, nous ne pouvons, sans émotion, rappeler les paroles prononcées par le D' Roux, en 1920, et qui sont l’expression des sentiments de ce grand savant (1):

« Dans l’ancienne loi, la désinfection jouait un rôle « prépondérant et, nous pouvons bien le dire, encom- « brant, car, pour des cas très divers, elle avait recours «aux mêmes procédés. Nous savons aujourd’hui que «les procédés de désinfection seront différents sui

1. Compte rendu de la Société de Médecine Publique et de Génie Sanitaire de la Réunion Provinciale de 1920, in Revue d'Hygiène et de Police Sanitaire, 1920, p. 796.

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« vant les maladies ; la désinfection sera prescrite à la «demande du médecin traitant, par le Directeur du « Bureau d'Hygiène ou par le médecin sanitaire de « circonscription, et appropriée au cas signalé. Dans « la plupart des cas, on laissera au poste de désin— « fection, les appareils encombrants qui faisaient croire « aux voisins du malade qu’un grand danger les mena- « Çait: on recourra aux moyens simples et efficaces « qui utilisent des ustensiles que l’on trouve partout,

« bassines et chaudrons. »

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Action des agents chimiques.

Nombreux sont les agents chimiques employés pour la destruction des microbes. Nous ne ferons que citer : crésylol sodique, eau de javel, sulfate de cuivre, chlorure de chaux, lait de chaux, savon noir, etc.., dont les propriétés bactéricides ne sont plus à démontrer. Ils sont trop connus pour que nous y revenions. Notons cependant que leur efficacité est considérablement renforcée par des moyens mécaniques comme le brossage qui dissocie les nids microbiens augmentant ainsi les surfaces d’attaque des désinfectants et leur permettant surtout d’agir direc— tement sur le microbe dépouillé de sa gangue protectrice. L’avantage de ces produits est d’être d’une utilisation facile et même souvent de pratique courante journalière ; ils ne demandent jamais une éducation spéciale de la part de l’entourage du malade.

Ce qu’on leur a reproché, c’est d’être d’un emploi fatigant et de nécessiter un renouvellement fréquent ; aussi des chercheurs se sont-ils attachés à mettre au point un procédé de désinfection permanente. Le problème semble bien près d’être résolu.

Le Professeur Trillat, à la suite de ses travaux sur

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