GRANDE-BRETAGNE
Les procédés de désinfection terminale n'ont pas été modifiés au cours des vingt dernières années.
Toutefois, ils ne sont pas employés dans toutes les maladies contagieuses. Si en cas de peste, de typhus exanthématique l’opération est faite très rigoureusement, pour les autres infections «moins dangereuses » (scarlatine, diphtérie, rougeole, varicelle, etc...), la désinfection au formol n’est pratiquée régulièrement que dans les deux premières et encore, certaines cir— conscriptions ne désinfectent pas après la diphtérie, d’autres après la scarlatine ; souvent, d ailleurs, on ne la maintient que parce qu'elle offre une bonne occasion d'obtenir un nettoyage général dans certains quartiers.
Dans la rougeole, la varicelle, la coqueluche, la désinfection n’est qu'exceptionnelle.
En cas de typhoïde et de scarlaline, deux circonscriptions sur huit ne désinfectent que le linge et la literie.
Aucun des Inspecteurs d'hygiène n’a observé que les modifications apportées au système de désinfection aient augmenté la fréquence des maladies contagieuses.
Ecosse.
Les autorités locales n’effectuent pas de désinfection terminale après la rougeole, la varicelle, la coqueluche, etc, ; on se borne le plus souvent à recommander au propriétaire ou à l’occupant de procéder à un nettoyage soigné des locaux.
D'une façon générale, on attache de plus en plus de confiance au nettoyage domestique soigné pour réaliser toutes les désinfections nécessaires.
Les autorités sanitaires estiment que la manière de procéder actuellement adoptée n’a pas eu pour conséquence d'accroître les risques de propagation des
maladies.
Inpes BRITANNIQUES.
Les procédés employés varient d’une province à l’autre. Les habitudes rituelles de crémation des corps, des vêtements et souvent des objets ayant appartenu au décédé simplifient la tâche des hygiénistes locaux.
Dans les maisons misérables, si nombreuses, dont la plupart ne sont que des huttes en torchis, à sol de boue, couvert d’une couche de fumier de vache, les désinfections par aspersions et par lavage seraient insuffisantes. On enlève la couche superficielle du sol sur une profondeur de 1 pied environ ; la nouvelle surface mise à nu est abondamment recouverte de chaux, puis on remplace la terre enlevée par une couche de terre sèche et de sable les murs etles parois
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des pièces sont blanchis à la chaux. Les effets du malade sont incinérés.
Par contre, dans les maisons à l’européenne, les anciens procédés de désinfection sont encore utilisés, notamment après les maladies suivantes : peste, choléra, variole, scarlatine, diphtérie et tuberculose.