ITALIE
Le Dr A. Lutrario, ancien Directeur général de la Santé publique « partage pleinement » l'opinion de O. Hanser et de son collègue le D' H. Carrière qui reconnaissent : la supériorité de la désinfection « concomitante » sur la « terminale » mais qui considèrent, à son avis très sagement, que celle-là est rarenent réalisable d’une manière parfaite et de ce fait le résultat en est sérieusement compromis.
C'est pourquoi l'Italie maintient en principe, la désinfection terminale par les anciens procédés, tou-— tefois, en pratique on ne désinfecte pas et l'on se contente d'un simple brossage à l'eau savonneuse chaude après certaines affections telles que la coqueluche, la grippe, etc.
De plus, il ne viendrait à l’idée de personne de désinfecter dans les cas de maladies dont la diffusion est opérée par des agents vecteurs : dengue, palu-
disme, fièvre jaune, typhus exanthématique.… Pays-Bas.
La désinfection terminale n’est pratiquée qu’exceptionnellement et souvent d'une façon partielle :
Dr te
— variole : vapeurs de formol pour les locaux, étuve pour la literie ;
— typhus exanthématique : désinsectisation et nettoyage au savon de grésol des chambres ;
— typhoïde et dysenterie : désinfection mécanique de la literie et des objets souillés par les excrétas ;
— gale : désinfection de la literie après guérison.
En somme, les fumigations au formol ne sont conservées que pour la variole.
Dans les cas de scarlatine, diphtérie, méningite cérébro-spinale, poliomyélite, tuberculose, la désinfection n’a lieu qu’à la demande expresse de la famille ; il est simplement recommandé de lessiver les linges et draps ayant servi et d’aérer la literie.
Depuis que la désinfection a été restreinte, il n’a pas été noté de dispersion plus fréquente des mala -
dies transmissibles.
TcHÉcoSLOVAQUIE.
Les idées modernes sur la désinfection ont suscité un vif intérêt en Tchécoslovaquie et ont fait l’objet d’études détaillées. Nous citerons entre autres l’expérience suivante qui a été eflectuée partie dans le pavillon des infectieux de l'Hôpital de l'Etat de Vinohrady, partie dans les habitations particulières.
Au moyen de tampons stériles, on a essuyé, à plusieurs reprises, la poussière de différents endroits : plancher, murs, objets dont s’était servi le malade.
SREREE
Dans aucun des cas (que ce soit après typhoïde, scarlatine, diphtérie), on a réussi à isoler les germes des maladies correspondantes.
Aussi les hygiénistes de cette nation sont d’avis de réformer les anciens procédés de désinfection ; de les remplacer par des méthodes modernes simples pour certaines maladies et de supprimer complètement toute désinfection terminale dans la plupart des
autres affections contagieuses.
Les fumigations sont réservées aux seuls cas de variole, scarlatine, diphtérie.
Dans les cas de typhoïde, dysenterie, tuberculose, on applique la désinfection en cours de maladie. Elle consiste en un simple nettoyage des locaux et des meubles accompli par l'occupant de l'habitation. On fait attention à la destruction des mouches.
Après le typhus exanthématique récurrent, seules des mesures de désinsectisalion sont prises.
Après la rougeole, on effectue aucune désinfection.