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CONCLUSION

La désinfection terminale telle qu’elle se pratique actuellement constitue-t-elle une mesure réellement efficace contre la transmission des maladies épidémiques ?

Nous avons vu successivement que :

— la contagion paraissait être beaucoup plus le fait des individus (porteurs de germes sains, malades, ou convalescents) que celui des objets inanimés dont le rôle semble de plus en plus effacé ;

— une place à part doit toutefois être faite aux «milieux intermédiaires » qui peuvent dans certaines : conditions et suivant la nature de ce milieu cons-

üituer un véritable réservoir de virus ;

— après avoir étudié le comportement des germes pathogènes d’un certain nombre d’affections, les microbes avaient dans la nature même des ennemis particulièrement actifs et que l'air et la lumière

jouaient un rôle de premier plan ;

— les agents chimiques peuvent également cons-

tituer d’excellentes armes contre les microbes, à

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condition cependant de les employer judicieusement ; leur aide est particulièrement précieuse en cours de maladie pour détruire rapidement les germes fraî-

chement émis donc au maximum de leur virulence.

— à l'Etranger de nombreux pays ont poursuivi leur expérimentation et ont appliqué dans la pratique les données scientifiques actuelles sur la résistance

plus ou moins grande opposée par les différents microbes aux agents naturels ;

— il en est résulté une conception assez différente de celle qui prévalait jusqu'ici, des moyens à employer dans la lutte contre les épidémies ;

— aux fumigations de formol à peu près exclusivement utilisées se sont substituées un eertain nombre de procédés rationnellement appliqués pendant lamaladie et qui constituent l’assistance prophylactique au lit du malade ;

— pendant la convalescence souvent pendant des mois, une surveillance bactériologique doit compléter cette action, chaque fois que nos connaissances per-

mettent un contrôle ;

— en France depuis plusieurs années des modifications souvent partielles quelques fois radicales ont été apportées peu à peu à la pratique de la désinfection terminale ; l'expérience qui continue en Seine-et- Marne, département que nous avons choisi pour concrétiser ces modifications, a prouvé, de façon formelle,

qu’il était possible de simplifier considérablement la

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désinfection terminale et même de la supprimer après certaines maladies épidémiques, sans influer en au-

cune façon sur la morbidité ;

— il semble donc bien que la désinfection terminale doive, sinon disparaître, du moins être simplifiée et céder le pas aux désinfections concomitantes ; celles-ci doivent être intensifiées, leur importance

étant capitale.

C’est d’ailleurs dans ce but, qu'à l’instigation de M le Professeur Tanon, la liste des maladies à déclaration obligatoire à fait l’objet d’une récente modification qui supprime pour un certain nombre d’entre

elles toute désinfection.

Vu : le Président de la thèse,

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