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au grand air, en plein soleil, à l’état de quasi-nudité, sont vraiment salutaires et profitables.
À notre avis, ce genre de jeux doit être encouragé, parce que nous offrons ainsi à l’enfant le meilleur et le plus sûr moyen pour faire l'apprentissage de la vie, parce que ces jeux représentent pour l’éducation de l'enfant, non seulement un facteur d'ordre physique et intellectuel, mais aussi un facteur d’ordre moral. Il y a des qualités morales que la lecture et la réflexion ne suffisent pas à développer : ce sont l’audace, la résistance et le sang-froid vis-à-vis du danger.
Le jeu est une école de volonté, de discipline, d’émulation. Le bien-être que l’enfant ressent des jeux, la sensation de force qui accompagne le mouvement, le prédisposent bien au travail cérébral.
Aux jeux ainsi entendus, on doit ajouter d’autres exercices physiques, différents suivant les alentours de l’école et ses disponibilités. Ainsi la marche, la nage et les promenades hors de l’école.
Et il ne faut pas oublier qu’après ces exercices physiques qui font suer, l’usage de la douche, tiède ou froide, selon la saison, ne peut que faire du bien aux enfants.
Cette cure d’exercices, combinée à la cure d’air et d’hydrothérapie doit être conduite comme une œuvre à la fois éducative, mais surtout médicale.
Pour la mener à bien, une connaissance parfaite de la constitution énergétique et des nécessités physiologiques de lorganisme infantile, s'impose. L'enfant, organisme en construction, ne s’accorde d’aucun excès.
et particulièrement, en ce qui concerne les efforts physiques, il n'offre que de faibles résistances.
Aussi une étude générale, basée sur une juste appropriation des exercices aux forces des enfants, doitelle présider à la conduite des séances, régler celles-ci de telle sorte que l'organisme ne soit jamais surpris sans préparation.
Sa mise en application exige donc que les enfants r’entrent jamais en séance après un repas, une longue marche, une récréation avec jeux-ardents qui pourraient faire apparaître des accidents de surmenage, tels que la fièvre, la fatigue, la pâleur de la face, la perte de l’appétit et du poids.
L'action devra être progressive. I] faut procéder par étapes et graduer les difficultés selon une intensité croissante et bien étudiée.
Pour les nouveaux venus on débutera d’abord par quelques exercices simples, puis on augmentera petit à petit leur force pour aboutir à ceux qui demandent les efforts les plus grands. Il sera donc bon d’entremêler les exercices de respiration, de marche, de sautillements, au début, puis de terminer par un ou plusieurs exercices de saut, de course, de grimper.
Parmi tous les exercices, le mouvement respiratoire est vraiment l’exercice fondamental. La puissance vitale d’un sujet dépend, en effet, beaucoup de sa capacité thoracique. Tous les exercices respiratoires seront exécutés à mains libres, sans haltères, car l’emploi d’engins est plutôt nuisibles aux enfants.
Après avoir appris à respirer, l’enfant doit appren-
DUT Des
dre à marcher, à courir, à sauter, à grimper, à lancer et lever des poids.
Le chant aussi est un jeu d’éducation physique excellent, car il sert à développer les poumons et le thorax et, s’il est bien dirigé, il sert aussi à l'éducation physique et morale.