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diques de la même origine et, depuis que cette notion se répand dans le public médical, les résultats obtenus par les médications spécifiques sont attribués à l’action sur le myocarde,
On commence, en effet, à s’apercevoir que la médication la plus rationnelle de l'insuffisance cardiaque doit s'adresser au myocarde. Nous possédons actuellement toute une gamme de médicaments tonicardiaques qui constituent un terrain privilégié en thérapeutique.
Nous laissons complètement de côté les glucosides tonicardiaques. Il s’agit là de médicaments éprouvés, à action sûre, à posologie assez bien fixée, sur lesquels il y a peu de choses à dire. Le point le plus intéressant serait de préciser leur mode d’action sur le cœur. En 193], Krayer, de Berlin, étudie le mécanisme d'action de la digitaline. Ce mécanisme est complexe, mais consiste essentiellement en une augmentation de l’action inotrope. D’après l’auteur allemand, le mécanisme intime de cette action pourrait bien être une mobilisation du calcium. Cette action inotrope positive est encore plus marquée avec les dérivés du strophantus et avec le chlorure de baryum qui est le dernier venu des médicaments tonicardiaques.
Cette action des tonicardiaques par modification du métabolisme du myocarde a été envisagée par MM. Loeper, Mougeot, Degos et de Sèze. Ces auteurs distinguent des médicaments d'épargne
qui conservent le glycogène : ‘acétylcholine, quini-
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dine. D'un autre côté, il y a les médicaments de consommation dont l’adrénaline. Quant à la digitaline et à l’ouabaïne, leur action varie avec la dose.
A la suite des considérations sur le glycogène cardiaque, il était naturel de se demander si, en fournissant au myocarde des hydrates de carbone et de l'insuline pour les fixer, on n’améliorait pas le fonctionnement cardiaque. Les résultats thérapeutiques obtenus par cette méthode furent surprenants. Les travaux de Budingen, de Savyers, de Loeper et Lemaire, de Bickel, de Kisthinios et Gomez, de Halbron etc., montrent que cette méthode permet d’améliorer des asystolies irréductibles par le traitement tonicardiaque habituel.
Pratiquement, on donne de 100 à 150 gr. de sirop de glucose et on injecte des doses d’insuline variant de 4 à 30 unités cliniques par jour. Kisthinios et Gomez sont partisans des petites doses ; Bickel par contre préconise des doses allant de 10 à 30 unités.
Il semble que l’association de la médication tonicardiaque par la digitaline et le complexe glucoseinsuline donnent de très bons résultats.
L'administration de lipoïdes est moins avancée que celle du sucre. Loeper et ses élèves ont préconisé un régime riche en substances grasses, mais ce sont Boller et Kutschera-Aichbergen qui ont administré par la voie buccale et par injections de la lécithine et un complexe de phosphatides. il s’agi-
rait selon les auteurs d’un adjuvant précieux de la médication tonicardiaque.
Tels sont les faits pratiques qui se dégagent de l'étude des nouveaux facteurs de l’insuffisance cardiaque. Nous pensons que ce n’est qu’un début, et que désormais l’évolution de la thérapeutique cardiologique sera basée sur le grand principe de la thérapeutique moderne qui est de corriger les troubles de métabolisme des organes malades.
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Conclusions.
10 En dehors des facteurs mécaniques, décrits par les auteurs classiques, il y a lieu de tenir compte d’un certain nombre d’autres facteurs pathogéni-
Le 5 ques dans l'insuffisance cardiaque. Parmi ces facteurs nous avons envisagé l’état du myocarde, l’action nerveuse, l’action endocrinienne et surtout les
facteurs nutritifs ;
20 Il est rare qu’un seul de ces facteurs détermine l'insuffisance cardiaque clinique. Le plus souvent il y a une intrication des facteurs mécaniques et
inflammatoires myocardiques ;
30 Le rôle des influences nerveuses et humorales n'est pas encore démontré ; elles pourraient intervenir dans les myocardies et dans les insuffisances fonctionnelles du myocarde ;
4o Nous avons particulièrement insisté sur les facteurs nutritifs. Ils ne représentent vraisemblablement pas une véritable cause pathogène, mais ils constituent le substratum chimique de l’insuffisance du myocarde ;